Premier League I "Il n'était pas content" : Rayan Cherki a répondu à Enzo Maresca en libérant Manchester City face à Bournemouth

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Rayan Cherki est entré en jeu pour sauver la première en championnat d'Enzo Maresca sur le banc de Manchester City. Avec deux passes décisives magnifiques, le Français a porté les Sky Blues vers la victoire face à Bournemouth (2-1) en fin de rencontre. Le double coup d'éclat qu'il manquait à son équipe, alors que Maresca avait "hésité" à le titulariser, et que l'ancien Lyonnais s'en était plaint.

Rayan Cherki et Enzo Maresca.

Crédit: Getty Images

D'un grand "Yes !", puis d'un lourd "Vamos", les poings serrés, Enzo Maresca a savouré. Frustré par une après-midi dépeuplée d'efficacité, l'Italien venait de prendre conscience que le but de Josko Gvardiol avait reçu l'approbation du VAR. Ce qui allait devenir une inquiétante défaite face à Bournemouth s'est mué en une défaite ric-rac dessinée dans les dix dernières minutes. Merci Marc Guéhi, de la tête (1-0, 84e), et Josko Gvardiol (90+1e). Mais bravo Rayan Cherki, surtout, entré en jeu pour délivrer deux passes décisives (victoire 2-1). 
Au sortir d'un Community Shield tout sauf reluisant (défaite 3-0 contre Arsenal), Enzo Maresca a voulu stabiliser son nouveau Manchester City, ne pas trop l'emballer, et assurer le coup avec six défenseurs de métier alignés dès le départ : une ligne de quatre à l'arrière, Marc Guéhi en milieu reculé, et Nico O'Reilly légèrement devant lui. Ces Sky Blues, armés de Phil Foden, Erling Haaland et Antoine Semenyo au coup d'envoi, ont concédé un but d'Evanilson (0-1, 26e) et tiré sept fois, sans succès. Puis Rayan Cherki est entré (63e). 
Puis Rayan Cherki est entré (63e), appelé par Enzo Maresca afin de peupler et surtout redynamiser une attaque mal inspirée. Le Français a sauvé son nouvel entraîneur de la défaite, d'abord, d'un corner parfait du gauche pour la tête de Marc Guéhi, détournée par Adrien Truffert dans les cages de Bournemouth (1-1, 84e). Premier ouf, insuffisant pour l'ancien Lyonnais. 
L'entrée en jeu de Rayan Cherki a été plus que décisive
Six minutes plus tard, Guéhi servait l'ancien Lyonnais devant la surface des Cherries. Au milieu de trois adversaires, Cherki a trouvé, de l'extérieur de son crampon, Josko Gvardiol qui patientait au milieu de la défense, façon avant-centre. Le Croate, idéalement servi, n'a eu qu'à finir du droit. Un temps refusé pour hors-jeu, son but a été confirmé trois minutes plus tard. Mal embarqué, voilà Enzo Maresca finalement vainqueur pour sa première en championnat.
"Le but de Marc Guehi a redonné la foi à Manchester City et l'entrée en jeu de Rayan Cherki a été plus que décisive, retenait l'ancien gardien Paul Robinson sur les ondes de la BBC. Elle a changé la partie, et il faut lui en donner tout le mérite." Il s'étonnait quelques minutes plus tôt de ne l'avoir vu que trente minutes : "C'est un but magnifique (le deuxième) et c'est encore lui, Rayan Cherki. On ne peut que se demander pourquoi il n'était pas titulaire ce match-là. Il glisse le ballon dans un espace de la défense de Bournemouth, et la première touche de Josko Gvardiol est tout aussi brillante."

Cherki était frustré sur le banc

Le défenseur croate n'a d'ailleurs jamais douté du timing de la passe très décisive de son partenaire, même sanctionné initialement depuis la touche. Il suffisait d'attendre le coup de pouce technologique. "Pour être honnête, j'étais plutôt sûr de ne pas être hors-jeu. Mais c'est difficile, à ce moment-là, tu attends juste la réaction de l'arbitre." Et celle de tout un banc dans la foulée. 
Au bout d'une rencontre à suspense, Enzo Maresca pouvait remercier son joyau français. L'Italien animait une grande discussion avec celui-ci après le coup d'envoi, consignes à l'appui, avant de détourner son joueur du champ de vision de la caméra pour lui signifier son ressenti, non sans rappeler l'exigence de Pep Guardiola. "Je savais qu'il n'était pas content aujourd'hui", a décrit Maresca en conférence de presse à propos d'un joueur qu'il "apprécie", mais qu'il n'a pas placé dans le onze du fait de son retour tardif à l'entraînement après le Mondial. "Si Rayan n'est pas content, il va tout faire pour vous le montrer. Je pense que n'importe qui sur le banc peut dire si Rayan est content ou non."
Il ne l'était pas, cette fois. Et il lui fallait "montrer" que sa place n'était pas au milieu des assis. Son impact sur le pré a été "incroyable", selon les dires de son nouvel entraîneur. "C'est ce genre de joueurs ! J'apprécie Rayan, je lui ai dit aussi après le match. (...) Ce qu'ils (les entrants) doivent faire, c'est ce qu'a fait Rayan aujourd'hui. Juste être prêt, y aller, et essayer de faire au mieux." Après avoir dominé avec d'autres, City a mérité de l'emporter. Il lui fallait la magie d'un Rayan Cherki pour concrétiser. Pas sûr qu'il soit remplaçant au prochain match.
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