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Rosberg récidive
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Publié 27/03/2009 à 07:00 GMT+1
Comme le matin, Nico Rosberg (Williams) a dominé les essais libres 2 à Mebourne. Rubens Barrichello a placé sa Brawn à 0.1 sec.
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Crédit: Eurosport
L'aisance de Nico Rosberg et de Williams à Melbourne est avérée. Le pilote allemand avait signé le meilleur chrono le matin en 1:26.687, en pneus "medium", soit le mélange le plus dur apporté par Bridgestone pour l'ouverture de la saison 2009. L'espoir de Grove et sa FW31 ont récidivé dans des conditions plus pertinentes l'après-midi, lors du deuxième entraînement, sur les 5,303 km semi-urbains de l'Albert Park. En effet, la séance a débuté à 16H30 locales, soit juste une demi-heure plus tôt que l'heure de la qualification, samedi, et de la course, dimanche.
En somme, la session préfigurait les instants à venir les plus importants du week-end. Et après avoir tourné sur une piste sale en "medium" le matin pour ne pas gaspiller les meilleures minutions, les gommes "très tendre" étaient de sortie… L'écart de deux niveaux de mélange n'a pas fait peur à Williams, qui a parfaitement configuré sa machine pour s'approprier aussi le meilleur chrono, en 1:26.053.
Le fils du champion du monde 1982 avait flirté avec le meilleur temps le matin avant d'emporter le morceau à la fermeture. Il a cette fois pu patronner la session à divers moments : 1:28.597 à la 9e minute, 1:26.293 à la 59e et 1:26.053 à la 70e. Le plus intéressant est de l'avoir vu réaliser 1:26.053 en "medium" pour débouter la Toyota de Timo Glock qui venait de tourner en 1:26.443 en "très tendre", avec certes une charge en essence peut-être supérieure. Mais la différence semble bien se situer au niveau du châssis car les deux voitures roulaient avec un diffuseur controversé, source jeudi de l'ire de Renault, Ferrari, Red Bull et BMW, et avec le même moteur V8 de Cologne.
Au termes de travaux, les deux rivales ont été séparées de quasiment 0.3 sec. Et dans un constat qui devrait régulièrement revenir dans les écouteurs des ingénieurs de toutes les écuries, Janro Trulli a déploré à un moment une carence d'appuis aéro à l'arrière, précisément là où la FIA a rogné les charges. L'Italien a deméndé l'abaissement de la garde au sol de sa Toyota mais il n'est pas sûr que cela ait suffi.
Au final, c'est donc une Brawn qui s'est le plus approchée de Nico Rosberg, par l'entremise de son vétéran Rubens Barrichello, évalué à 0.104 sec à deux minutes du déploiement du damier. Ross Brawn peut se féliciter d'avoir repoussé la candidature de Bruno Senna pour garder le Brésilien de bientôt 37 ans. Dans une telle période de changements des caractéristiques des voitures, l'apport est avéré.
La suite de la hiérarchie étant composé de Mark Webber (Red Bull), Jenson Button (Brawn), Timo Glock (Williams), Kazuki Nakajima (Williams), Sebastian Vettel (Red Bull) et Adrian Sutil (Force India), on devient persuadé qu'un possible bouleversement de l'ordre établi pourrait émerger après 58 tours de compétition, dimanche. Il suffit de voir que Felipe Massa (Ferrari), Kimi Räikkönen (Ferrari), Fernando Alonso (Renault), Heikki Kovalainen (McLaren) et Lewis Hamilton (McLaren) ont fini respectivement 10e, 11e, 12e, 17e et 18e, après s'être battu aux volants de machines rétives, trompeuses. Le champion du monde en titre a paru bien désemparé en appelant son ingénieur pour lui expliquer que sa MP4-24 était tellement secouée sur les bosses qu'il ne voyait pas bien ses points de repères de freinages.
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