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Barrichello sauve Ferrari
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Publié 26/09/2004 à 22:30 GMT+2
Rubens Barrichello a assuré la victoire à Ferrari au premier Grand Prix de Chine de l'histoire, dimanche, car ça n'était pas le jour de Michael Schumacher. Le Brésilien est du même coup vice-champion du monde 2004. Jenson Button (BAR) et Kimi Räikkönen (M
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Rubens Barrichello a perpétué la série des inaugurations victorieuses de Ferrari. Après les Grands Prix de Malaisie 1999, gagné par Eddie Irvine, des Etats-Unis 2000, d'Allemagne 2002 et de Bahreïn 2004, revenus à Michael Schumacher, le Brésilien a donc permis à la "rossa" de marquer immédiatement son territoire en Chine. L'enjeu marketing était formidable dans ce pays avide de consommer. 160.000 personnes dans les tribunes, 80 à 150 millions autochtones devant leurs télévisions, et pour couronner le tout un arrangement de dernière minute pour montrer les noms des cigarettiers, sponsors des quatre marques différentes du top 4 à l'arrivée.
La chevauchée de 56 tours de Rubens Barrichello a été tranquille. Kimi Räikkönen (McLaren) s'est de suite rangé derrière lui, sans jamais pouvoir ensuite l'attaquer. Sur un arrêt de moins (deux au total), Jenson Button a finalement glissé sa BAR entre la Ferrari et la McLaren. "Les pneus ont fait un boulot fantastique, nous ont grandement aidé et j'ai pu faire face sous la pression (de Kimi Räikkönen)", a déclaré le Pauliste, vainqueur pour la neuvième fois, et la deuxième fois de suite. "J'ai pris un très bon départ et j'ai été surpris par le grip dans le premier tour. Vers la fin, je n'ai pas trop attaqué, en pensant aux pneus."
Le pire résultat de la carrière de Schumacher
La sûreté de Rubens Barrichello, qui avait attendu la 15e course de l'année, il y a deux semaines, pour enfin vaincre, a été encore plus précieuse qu'en Italie car Michael Schumacher n'était cette fois pas en couverture à l'arrivée. Loin de là. "Je pense que Michael voulait partir dernier pour prouver qu'il peut gagner en partant derrière", avait lancé Bernie Ecclestone, quelques minutes avant le départ. Le vice-président de la FIA n'a pas été le seul observateur à douter de la sincérité du tête-à-queue de l'allemand en qualification. Après un changement de moteur, sans raison officielle, la F2004 N.1 a attendue posée des crics, devant son stand, le signal de départ pour chausser des gommes neuves (un plat sur les anciennes à cause du 360° de samedi) et s'extraire de la pit lane.
"Le podium, c'est le minimum", avait estimé Ross Brawn, le directeur technique des rouges. En réponse, sa vedette a livré une course décousue, pour le pire résultat de sa carrière. Une 12e place qui surpasse la 10e à Monaco, en 1998. Un troisième tête-à-queue (sans avoir été touché) en quinze jours, un dépassement précipité dans les roues de Christian Klien (Jaguar) au 11e tour, contraint à l'abandon, et la conséquence d'une crevaison ont laissé le germanique derrière le revenant Jacques Villeneuve (Renault). A un tour... "Ce n'était assurément pas mon week-end" , a-t-il reconnu. Un record du tour dans la dernière boucle. Un peu dérisoire."Jacques, bouge-toi !"
Barrichello intouchable devant, la bagarre pour la 2e place s'est appuyée sur l'illusion des ravitaillements, et le chassé-croisé Button/Räikkönen, l'Anglais étant sur deux arrêts et le Finlandais sur trois. JB a eu le dernier mot mais ne décolérait pas à l'arrivée. "Perdre deux ou trois places au départ a été un quasi désastre pour nous. Quand nous serons capables de solutionner ça, nous rivaliserons avec Ferrari. En partant comme des missiles, nous serons en mesure de gagner.""Quand vous savez que vous êtes sur deux arrêts et les autres sur trois, c'est très dur mentalement", a ajouté JB. "Attaquer avec tant d'essence génère beaucoup de sousvirage et c'est presque impossible".
Le trio de tête a terminé en formation serrée, plus de 30 secondes avant la première Renault, de Fernando Alonso. Un nouveau camouflet pour le Losange, repoussé maintenant à 9 points de BAR, 2e meilleur constructeur de la F1. "L'analyse est très simple : nous n'avons pas été assez rapides", a concédé Flavio Briatore, directeur général du team.
"Nous ne comprenons pas exactement pourquoi, mais le circuit de Shanghai n'a pas convenu à la R24", a admis Pat Symonds, directeur exécutif de l'ingénierie. L'équipe avait annoncé le contraire avant de venir. Et puis, il ne faut pas se le cacher, la prestation de Jacques Villeneuve (11e) a été décevante. "Jacques, tu es une seconde moins rapide que Fernando ! Bouge-toi !" , l'a exhorté la radio, en pleine course. Le problème était double, dans les pneus et le premier secteur. "Une chose est certaine : maintenant, je me sens prêt pour Suzuka", a certifié le champion du monde 1997.
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