Formule 1 - Max Verstappen, de l'impossible perte du titre au scénario du pire

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Cote d'alerte chez Red Bull. Max Verstappen a mis publiquement son équipe devant ses responsabilités en dressant le tableau de ce qui ne va pas, après son nouvel échec à Monza. C'est à dire à peu près tout. Parce que la RB20 ne cesse de régresser et le promet à l'échec.

Lutte pour le doublé et lutte interne : McLaren à la croisée des chemins

Video credit: Eurosport


Red Bull s'accommodait jusque-là de ses ronchonnements perfectionnistes à la radio mais les temps ont changé : Max Verstappen a dressé devant les medias l'inventaire alarmiste des insuffisances de son écurie à l'arrivée du Grand Prix d'Italie, conclu à la sixième place. "Tout le week-end a été mauvais, a-t-il lancé, avec le sens de la mesure qu'on lui connait ; non sans arguments. En ce moment, nous sommes mauvais partout donc on a besoin de beaucoup de changements. Cela semble irréaliste aujourd'hui de pouvoir gagner les deux championnats", a-t-il ajouté.
Ce ton catastrophique, il l'avait déjà utilisé lors du précédent week-end de course. Chez lui, à Zandvoort, il avait passé un week-end "globalement mauvais". Pas habitué à passer la ligne d'arrivée 22 secondes après le vainqueur Lando Norris (McLaren), son adversaire n°1 dans la course au titre. Cependant, il était resté sobre dans ses récriminations, évoquant "quelque chose qui ne va pas avec la voiture ces derniers temps."
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Max Verstappen in Monza

Crédit: Getty Images

Après un sixième dimanche consécutif de défaite - une première depuis 2020 - il a ainsi verbalisé l'inquiétante régression des ingénieurs de Milton Keynes : "Nous sommes passés d'une voiture dominante à une voiture impossible à conduire en six-huit mois. L'année dernière nous avions une super voiture, la plus dominatrice de l'histoire, et là en gros on l'a transformée en monstre. Donc il faut inverser la tendance. J'ai effectué de nombreux retours aux ingénieurs, je pense que j'ai fait tout ce que je pouvais. Malheureusement, je n'ai pas de diplôme en ingénierie ou en aérodynamique…"

Bricolage INCROYABLE à Monza

Dans le "Temple de la vitesse", il n'a pas pu compter sur le DRS de sa Red Bull, son point fort depuis 2022. Après sept victoires lors des neuf premières courses 2024, Pierre Waché, concepteur français de la RB20, s'était demandé pourquoi ses confrères n'avaient pas compris d'où l'aileron arrière tirait son rendement. McLaren a depuis manifestement percé le mystère, découvert comment l'appendice agissait avec le plancher. Et peut-être qu'une trop grande confiance chez Red Bull a fait le reste : à Monza, la RB20 arborait l'aileron arrière de Spa retaillé, alors que tout le monde avait un package spécial. Pourquoi ? Parce qu'en mai dernier, période où les aérodynamiciens se penchent sur le package de Grand Prix d'Italie, Max Verstappen dominait le peloton avec une telle marge que recycler un aileron de Spa en Lombardie paraissait jouable. Utile surtout pour se consacrer à d'autres projets de développements.
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Max Verstappen musste sich einmal mehr mit dem zweiten Platz zufrieden geben, während Lando Norris feiern durfte.

Crédit: Getty Images

Mais depuis cette époque, l'équipe autrichienne a introduit des pièces aux performances douteuses et la RB20 s'est retrouvée derrière la McLaren, la Ferrari et même la Mercedes. Avec huit points d'avance au championnat du monde des constructeurs sur McLaren et 62 points à défendre pour son pilote vedette sur Lando Norris, l'équipe de Christian Horner a tout à redouter des huit dernières manches au calendrier. Qui s'annoncent bien différentes de celles de 2023, soldées par un couac à Singapour suivi de sept succès.

Question d'équilibre

Sans solution rapide, Red Bull n'a aucune chance de rester devant au classement des marques car la tendance est nette depuis Silverstone (cinq courses) : Verstappen et Pérez ont inscrit 90 points contre 170 à Norris et Piastri. Et l'écurie n'a pas beaucoup plus de chance de maintenir Verstappen hors de portée de Norris.
Pour Helmut Marko, le conseiller special de RBR, l'urgence est de revenir à la dernière version de la RB20 lorsque son équilibre était encore "acceptable", avant que tout ne déraille. Histoire de redonner de la confiance à Verstappen dans le train arrière du "monstre" en entrée de virage, comme en convient le patron, Christian Horner. Parce que sinon, le triple champion du monde va passer des moments difficiles en Azerbaïdjan dans deux semaines. Sur le circuit deux-en-un de Bakou, les murs de la partie citadine sanctionneront toute dérobade du train arrière, et la longue ligne droite et ses vitesses folles type Monza réleveront les limites du DRS de la machine autrichienne.
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Helmut Marko und Jos Verstappen im Gespräch.

Crédit: Getty Images

Double peine à Austin, Sao Paulo et Losail ?

La suite pourrait être toute aussi pénible au rendez-vous suivant à Singapour, théâtre d'un naufrage technique des bleus marines l'an dernier. Et l'atmosphère chaude, qui lissait encore récemment les défauts de la RB20, ne sera plus d'aucun secours comme le soulignait Helmut Marko dimanche à Monza.
Enfermés dans les difficultés, Red Bull et Max Verstappen pourraient même voir le processus de déclassement s'accélérer lors de trois des six derniers rendez-vous au format "sprint", à Austin, Sao Paulo et Losail. Vainqueur à Shanghai, Miami et Spielberg, le Batave avait infligé une double peine à ses rivaux. C'est ce qui pourrait précipiter sa perte dans la dernière ligne droite du championnat.
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