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Sebastian Vettel (Red Bull) : "On n'aurait pas pu s'arrêter deux fois"
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Publié 17/03/2013 à 15:10 GMT+1
Sébastian Vettel (Red Bull) a sportivement reconnu la supériorité technique de Lotus, dimanche. Et admis que Ferrari avait parfaitement choisi son moment pour stopper une deuxième fois Fernando Alonso.
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Sébastian Vettel (Red Bull) n'entame jamais très bien ses Championnats du monde. En tout, l'Allemand est monté trois fois sur le podium de l'épreuve inaugurale. En 2011, où il a gagné en Australie, en 2012 où il a terminé deuxième, et donc cette année, où il a fini troisième. Il n'en est pas heureux, mais il s'en satisfait. "Quand on part en pole position, c'est pour gagner, mais je suis quand même content de ce podium, c'était le maximum qu'on pouvait espérer", a-t-il exposé à l'arrivée. A 19 reprises, il a converti une pole en victoire.
"Mes pneus ont commencé à s'user au bout de deux tours"
En tête de grille pour la 37e fois à Melbourne, il a donc échoué pour la 18e fois. A cause de la capacité imparfaite de sa RB9 à utiliser correctement les Pirelli. "On n'aurait pas pu s'arrêter deux fois, donc il faut qu'on travaille sur ce point d'ici la prochaine course", a-t-il constaté. "On avait un bon rythme en qualification et au départ, mais après c'était un peu moins bien. Mes pneus (des "super tendre") ont commencé à s'user, au bout de deux tours, et j'ai vu revenir les Ferrari (de Fernando Alonso et Felipe Massa) derrière moi, alors que je me suis arrêté un tour plus tôt que prévu à l'origine."
Il a stoppé au 8e tour, Massa au 9e et Alonso au 10e. Mais d'autres comme Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont tenu jusqu'aux 14e et 15e passages. Quant à Kimi Räikkönen (Lotus), sur deux stops, il n'avait pas encore éveillé les soupçons, ayant stoppé au 10e tour. En revanche, Adrian Sutil (Force India) avait déjà focalisé l'attention sur lui, qualifié 12e et avantageusement parti en "medium" en vertu de la liberté qu'il avait de choisir ses pneus au départ. Mais sa VJM06 ne valait pas une RB9. "Je n'étais pas inquiet par rapport à Sutil, car je savais qu'il y avait assez de tours à boucler dans cette course pour qu'on arrive à le dépasser, à un moment ou un autre", a raconté le triple champion du monde, en toute franchise. Son compatriote a pointé en tête du 15e au 20e tours et a observé son premier pit stop à la fin du 21e tour. Il a refait le coup du 39e au 42e tour.
"Je m'en suis rendu compte quand j'ai vu l'écran de télévision"
Sutil artificiellement en tête, Vettel était plus sûrement le leader de la course au 22e tour lorsqu'il est rentré au stand pour reprendre des "medium". C'est là qu'il s'est fait piéger par Alonso, arrêté une boucle plus tôt. Et Räikkönen, ce qu'il n'a pas de suite réalisé. Iceman a poussé jusqu'au bout du 34e tour. "Le trafic sur la piste a eu une grosse influence sur les pneus, pour moi comme pour beaucoup d'autres pilotes", a rapporté "Seb". "Nous avions un plan différent de Kimi, et proche de celui de Ferrari, ça explique notre résultat. Mais de toutes façons on n'aurait pas pu aller chercher Kimi, il était trop fort aujourd'hui. En fait, je n'ai rien compris au classement, car je n'avais pas vu Kimi qui était devant nous, et je m'en suis rendu compte quand j'ai vu l'écran de télévision."
"Nous avons été un peu trop agressifs avec les pneus et j'ai perdu les avant et les arrière, alors que d'autres ont fait un peu mieux. Il y a toujours des domaines où on peut progresser, mais le résultat est correct. Nous n'avons pas vu Kimi en piste, il était trop rapide et Fernando nous a sautés à un moment vulnérable. On ne peut pas tirer de conclusions après une seule course, d'autant que les conditions seront très différentes la semaine prochaine en Malaisie. La seule chose qu'on sait, c'est que là-bas il pleut tous les jours à 16h00".
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