AFP
Pierre Gasly (Alpine) prévient avant le coup d'envoi de la saison 2026 en Australie : "Personne ne sera prêt à Melbourne"
Par
Mis à jour 04/03/2026 à 13:08 GMT+1
Qui dit 2026 dit nouvelles réglementations en Formule 1. Alors que le coup d'envoi de la saison aura lieu ce week-end en Australie, Pierre Gasly prévient que "personne ne sera prêt à Melbourne". "Les essais nous ont fait comprendre qu'il y aura pas mal d'inconnues sur les premiers week-ends de course", a indiqué le pilote Alpine qui veut "se battre pour les points toutes les semaines".
Modes "recharge", "boost" et "dépassement"... La puissance électrique expliquée
Video credit: Eurosport
Pierre Gasly, estimez-vous, comme le disent certains pilotes, que les nouvelles monoplaces sont moins plaisantes à piloter ?
Pierre Gasly. : C'est encore très tôt pour juger. Il y a des points sur lesquels c'est peut-être un peu moins plaisant. On est des pilotes de F1, on veut aller le plus vite possible. Donc, quand on passe un virage à 250 km/h l'année dernière, et que cette année, on doit le passer à 220, ce n'est pas la même sensation. Ce n'est pas forcément moins bien, c'est juste un challenge différent. La conduite dans la voiture, c'est toujours extrêmement excitant. La seule chose qui est un peu plus difficile à accepter, c'est toute la partie électrique qui a un impact énorme sur la performance. Cela demande beaucoup plus de gestion qu'avant.
Comment se sont passés vos essais de pré-saison ?
P.G. : Dans l'ensemble, je pense qu'on a eu des tests assez productifs. On a plus ou moins couvert ce dont on avait besoin. Mais personne ne sera prêt à Melbourne ! Les essais nous ont aussi fait comprendre qu'il y aura pas mal d'inconnues sur les premiers week-ends de course, notamment sur la gestion de l'énergie, comment les moteurs vont réagir, les procédures de départ, les arrêts aux stands, ou quand les conditions seront différentes. On n'a pas eu de roulage sous la pluie par exemple, donc s'il pleut des trombes d'eau en Australie, ça va surprendre plus d'une personne.
Pensez-vous que la nouvelle réglementation va rebattre les cartes ?
P.G. : On verra la hiérarchie après trois ou quatre courses, mais c'est assez surprenant de voir les quatre écuries de pointe (McLaren, Mercedes, Red Bull et Ferrari) toujours devant, sachant que c'est celles qui ont le moins de temps en soufflerie. Il y a certaines questions à se poser... C'est surprenant qu'ils arrivent à faire mieux en ayant quasiment 50% de temps en moins. S'ils avaient le même temps que tout le monde, ça voudrait dire quoi, trois secondes d'avance ? C'est surprenant.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/03/image-49ebd25b-0504-4898-8939-e25efa88b269-85-2560-1440.jpeg)
On a classé les livrées (partie 1) : "On est passé du maladroit au banal"
Video credit: Eurosport
Pour l'instant, il y a l'air d'avoir deux championnats et l'écart est assez important entre les meilleurs et le reste du peloton
Où situez-vous Alpine dans cette hiérarchie, après votre dernière place en 2025 ?
P.G. : C'est mieux que l'an dernier, mais pour la hiérarchie exacte, il est trop tôt pour le savoir. Pour l'instant, il y a l'air d'avoir deux championnats et l'écart est assez important entre les meilleurs et le reste du peloton. On semble être plutôt dans le peloton, mais ça sera à confirmer lors des premiers week-ends.
Quel est votre objectif personnel et celui de l'équipe ?
P.G. : Pour l'équipe, l'objectif c'est de mener ce peloton. Et après, d'essayer de regarder devant, d'aller réduire l'écart avec les quatre écuries de tête. Cette année, le point de départ ne sera pas nécessairement le plus important. Par contre, le développement de la voiture va être capital. Je pense que la hiérarchie va beaucoup évoluer entre l'Australie et la fin de la première moitié de saison à Budapest en juillet. Pour moi, j'espère pouvoir me battre pour les points toutes les semaines, essayer d'atteindre la Q3 un maximum de fois.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/04/image-f624307d-d6aa-4bbc-a3b5-f6e7b2bbaed9-85-2560-1440.jpeg)
On a classé les livrées (partie 2) : de l'iconique et du "glossy"
Video credit: Eurosport
Vous venez d'avoir 30 ans, vous rapprochez-vous de la fin de votre carrière ?
P.G. : Demandez ce qu'il en pense à Fernando Alonso (44 ans) ! L'âge, pour moi, c'est plus une force de par l'expérience que j'ai acquise sur les huit saisons que j'ai faites. C'est juste que j'espère très clairement pouvoir me rapprocher de mes ambitions et de celles qu'on a avec l'équipe. Je me vois encore en F1 pendant de nombreuses années. Il n'y a rien qui me rend plus heureux que de me battre en piste avec les meilleurs pilotes au monde.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité