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Grand Prix d'Autriche | Ferrari | Charles Leclerc frôle la pole, Carlos Sainz peste contre des sanctions à retardement
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Publié 30/06/2023 à 21:42 GMT+2
C'était le meilleur résultat possible en dehors de la pole position : Charles Leclerc et Carlos Sainz ont installé leurs Ferrari sur les deuxième et troisième places de la grille de départ du Grand Prix d'Autriche, vendredi. Le Monégasque, battu de peu par Max Verstappen (Red Bull) reste satisfait, l'Espagnol a, lui, été désavantagé par le flou autour des sanctions des limites de piste.
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Video credit: Eurosport
Frédéric Vasseur avait jugé la SF23 en progrès au dernier Grand Prix du Canada, et les résultats de la qualification à Spielberg semblent lui donner raison. Avec la réserve qu'il convient : la monoplace de Maranello a souvent été plus compétitive sur le tour chrono que sur les longs relais dominicaux cette année. Néanmoins, l'aileron avant modifié et le nouveau fond plat greffés sur la machine italienne ont permis à Charles Leclerc de flirter avec la pole position du Grand Prix d'Autriche, en format "sprint" ce week-end. Le Monégasque est passé à 0"048 de la pole position de Max Verstappen, plus tellement dans un monde à part au volant de sa Red Bull, en dépit de ses efforts déployés.
Recalé sur la plus petite marge de la saison, le pilote de la Principauté a loué le travail fourni au Reparto Corse, et prouvé au passage que la confiance qu'il porte en l'équipe n'est pas feinte. Elle lui donne envie de s'engager pour un nouveau contrat à compter de 2025, même s'il en discute encore vaguement.
Objectif régularité samedi
"C'est finalement bon d'avoir une qualification sans histoire et d'être de retour en première ligne, a-t-il dit lors de l'interview à chaud. Le feeling est un peu meilleur depuis trois courses. Et puis, en Q1 et Q2, il s'agissait de tout mettre en place pour la Q3. Je suis parvenu à tout faire comme je voulais dans mon dernier tour en Q3. J'étais très près de Max mais cela n'a pas suffi. Nous ne pensions pas être si près des Red Bull, c'est donc un bon pas en avant et j'aimerais remercier tout le monde à l'usine. Ce n'est qu'une qualification mais le travail qu'ils ont fait lors des deux-trois dernières semaines pour sortir un package plus tôt que prévu a été vraiment, vraiment impressionnant. Et ça nous a aidés à réaliser une bonne performance aujourd'hui. Lors de la course 'sprint' (samedi), nous nous concentrerons sur la régularité et nous verrons dimanche si nous avons le même rythme qu'à Montréal. Mais bon, Red Bull est pour le moment plus rapide en course."
Troisième à 0"190 de Max Verstappen, Carlos Sainz a lui aussi vu l'apport des nouvelles pièces. "Dans l'ensemble, cela a été une journée positive pour moi et pour l'équipe, a résumé l'Espagnol. Nous commencerons en deuxième et troisième position dimanche. La voiture a été rapide toute la journée et je l'ai été dès le début, ce qui est toujours un signe positif."
Sainz grille un train de "tendre" pour rien
Et puis, si Charles Leclerc n'a vu aucun de ses chronos annulé pour dépassements des limites de piste, le Madrilène a confié avoir été déstabilisé par quatre infractions qui ont conduit à l'effacement de cinq temps. "Malgré ce bon résultat, je pense que nous devrions travailler avec la FIA pour trouver d'autres moyens de décider des limites de piste plus rapidement et plus efficacement, a-t-il proposé. J'ai fait un bon tour lors de ma première tentative en Q2 et je me préparais déjà pour la Q3 quand nous avons dû repartir car il y avait des doutes sur mon tour. Cela signifiait que je devais utiliser le train supplémentaire de pneus 'tendre' que nous avions économisé pour la qualification 'sprint' samedi et cela aurait pu être évité, car mon tour n'a pas été supprimé."
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Carlos Sainz
Crédit: Getty Images
Pas moins de 47 hors-piste ont été enregistrés par la FIA dans cette qualification, et beaucoup des fautifs ont effectivement vu leur séance bouleversée par des annulations. La FIA s'était montrée inflexible à ce sujet l'an dernier déjà, et seule désormais une modification des bords de piste semble pouvoir changer la donne. Chez Red Bull, Sergio Pérez s'est retrouvé sans chrono en fin de Q2 et Helmut Marko, conseiller sportif de l'équipe, a suggéré de remettre des bacs de graviers sur les points chauds - les virages n°9 et 10 - ou rehausser légèrement les bordures.
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