Grand Prix d'Autriche | Mercedes "nulle part", Wolff recadre Hamilton : "Pilote la voiture, s'il te plaît !"

Eurosport sur Google

Mercedes pensait passer un nouveau cap à Spielberg, après un week-end encourageant à Montréal. Au Grand Prix d'Autriche, les W14 étaient loin des Red Bull. Lewis Hamilton a échoué au 7e rang, à 39 secondes du vainqueur Max Verstappen, dont cinq secondes de pénalité pour hors-piste. Le Britannique s'est agacé de son impuissance, au point que son Toto Wolff ne le remette en place.

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix d'Autriche 2023

Crédit: Getty Images

C'était le Lewis des mauvais jours, quand il se sent passager de sa propre voiture et spectateur de la course des autres. Le septuple champion du monde avait prévenu : ça ne se passe pas souvent bien pour Mercedes à Spielberg, un circuit où il n'a fait la loi que deux fois dans sa longue carrière. Dimanche, la W14 était - mauvaise surprise - paresseuse dans les virages, et l'Anglais a eu du mal à le supporter dans ce Grand Prix d'Autriche où il fallait tutoyer les limites de piste sans les dépasser. Au 12e des 71 tours de la neuvième manche du Mondial, il s'est déjà signalé auprès de la direction de course pour trois infractions, puis bientôt un drapeau noir et blanc, ultime avertissement avant une sanction qui a fini par tomber.
"Lewis, nous avons un drapeau noir et blanc pour limite de piste au virage n°10", l'a averti son ingénieur de course, Peter Bonnington. "Je ne peux pas la garder sur la piste. La voiture ne tourne pas !", lui a rétorqué le pilote de la W14 n°44.

Wolff remplace Bonnington à la radio

Stress de la bagarre avec Lando Norris, qui dans son dos appelait sans arrêt McLaren pour dénoncer ses hors-piste compétitifs, inquiétude quant à la tenue des pneus, qu'ils a changés dès le 15e tour en profitant d'une voiture de sécurité virtuelle, énervement en voyant les largesses de Sergio Pérez… La pression a sans cesse monté dans le casque aux 7 étoiles jusqu'à la pénalité de 5 secondes, au 17e tour, dont il a été le premier à écoper, mais pas le dernier, loin de là.
Depuis longtemps en difficulté, il a fini par rendre la quatrième place chipée à Lando Norris au départ, sur un freinage raté au 28e passage. Signalé encore à la FIA, il est alors venu s'enquérir de la situation à la radio. "Est-ce que d'autres ont des pénalités ?", a-t-il interrogé, eu 39e tour. "Tout le monde va en prendre devant toi !", lui a répondu… Toto Wolff. Qui avait compris que "Bono" n'était plus vraiment en mesure de gérer une frustration qui commençait à le sortir de sa course. Lors de la 52e rotation, LH44 est revenu à la charge, pour se faire bien rabrouer. "On prend encore des pénalités !", a-t-il maugréé. "On sait que la voiture est mauvaise, pilote-la, s'il te plaît !", lui a alors ordonné son patron. Fin du débat…
picture

Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix d'Autriche 2023

Crédit: Getty Images

Sans défense non plus face à Fernando Alonso (Aston Martin), Lewis Hamilton (Mercedes) a donc fini septième, à 39 secondes du vainqueur, Max Verstappen (Red Bull), parce que le Néerlandais est rentré une troisième fois, pour battre le meilleur tour en course.
"La voiture était mauvaise, on n'avait pas de performance, moins bonne qu'on avait cru, a plaidé Toto Wolff sur Canal+. Avec les limites de piste, il faut qu'on discute de ce que l'on fait à l'avenir. La direction de course fait ce qu'elle peut, mais il faut faire attention avec des bordures qui détruisent la voiture pour qu'on n'aille pas où on veut. Ça ne sert à rien d'en parler encore, la voiture était nulle part. C'est une pénalité, tu es dans la voiture et tu ne sais pas si les autres en ont ou pas, tu demandes."
"Nulle part, c'est une exagération : dans les virage lents on est nulle part, mais le reste on est à peu près bien, a corrigé l'Autrichien. On pensait que dans cette course on ferait des différences dans les virages rapides, et cela n'a pas été le cas. On était généralement lent en ligne droite, il fallait faire quelque chose avec le set up mais on n'avait qu'une séance."
picture

Toto Wolff et Lewis Hamilton

Crédit: Getty Images

Justement, LH44 a révélé à l'arrivée que les réglages étaient à l'origine de son après-midi de chien. "Nous avons enlevé trop d'appui sur l'aileron avant, a-t-il expliqué, en réponse à une question de Racefans.net. Nous savions que nous avions un train arrière médiocre, nous avons donc ôté de l'appui en espérant garder l'équilibre de la voiture, afin de faire un long relais. Et nous l'avons massivement sous-estimé. J'étais presque complètement bloqué dans les deux derniers virages. Au virage 10, ça glissait et je ne pouvais rien y faire. Au fil des arrêts, nous avons ajouté de l'appui. La voiture a commencé à revenir lentement à elle pour moins bouger et rester sur la piste."
"Nous n'avons pas apporté de pièces nouvelles lors des courses récentes, il est possible que nous manquions aussi de développement mais l'écart avec Ferrari était aussi préoccupant aujourd'hui", a avoué Andrew Shovlin, le directeur de l'ingénierie Piste. De son ccôté, George Russell s'est classé 8e à 48 secondes, sans servir de pénalité. Mercedes n'est pas au bout de ses peines…
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité