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"Limites de piste ridicules", 47 infractions, catastrophe Pérez : "Nous ne le faisons pas exprès"
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Publié 30/06/2023 à 20:30 GMT+2
Max Verstappen et Sergio Pérez (Red Bull) ont été sanctionnés pour des dépassements de limites de piste lors de la qualification, vendredi à Spielberg. Mais si le Néerlandais s'est arrêté juste à temps pour assurer la pole position, le Mexicain a complètement craqué en payant ses approximations au prix fort. Une 15e place embarrassante sur la grille.
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Video credit: Eurosport
Max Verstappen et Sergio Pérez ont beau avoir confié leur incrédulité, ils savaient pourtant que la FIA les attendaient sur ce terrain - tout comme leurs 18 autres collègues - et que ce serait encore le thème du week-end. En 2022, Niels Wittich, nouveau directeur de course à la Fédération internationale de l'automobile, avait sifflé la fin de la partie de dupes en astreignant les pilotes à rester sur la piste à Spielberg, et qu'aucun passe-droit ne serait autorisé. Les annulations de temps en qualification avaient fusé, et les 42 infractions constatées le dimanche avaient débouché dans certains cas sur des pénalités en temps, à partir du quatrième passage avec les quatre roues à l'extérieur d'une ligne blanche.
Max Verstappen a grogné lorsqu'on lui a annoncé l'effacement de son temps en Q1, vendredi. "C'est une blague, honnêtement. Ces limites de piste sont ridicules", a-t-il réagi à la radio. Pris en défaut dans le virage n°10, il avait aussi vu son chrono annulé pour le tour suivant également, au motif que l'écart avait pu lui donner un surcroit de vitesse au début de sa nouvelle tentative. Il s'est encore fait prendre sur le fait en Q2, au même endroit, sans conséquence pour la suite.
47 infractions
Et puis, dans le money time, on a bien vu son changement de comportement : embarqué dans deux tours tendus en Q3, il s'est donné une véritable marge pour assurer sa 26e pole position, sa quatrième de suite. "C'était très difficile avec toutes ces limites de piste, a-t-il plaidé auprès de Jolyon Palmer, qui l'a interviewé à chaud pour Formula 1. Nous ne le faisons pas exprès, mais dans ces virages à haute vitesse, c'est dur de juger la ligne blanche. On a vu beaucoup de gens se faire prendre, y compris moi. C'était donc de la survie."
Effectivement, la FIA a détecté pas moins de 47 infractions transformées en annulations de temps, ou double annulations concernant le virage n°10, pour un gain sur la fin du tour et le début du suivant.
"Pérez pouvait faire les mêmes chronos que Max"
"J'ai demandé un peu de risques, mais Max a assuré le coup, a indiqué son patron Christian Horner à Viaplay, dont les propos ont été repris par GPBlog.com. Cela n'a pas fait beaucoup de différences, un 0"5 à la fin. Les lignes blanches sont très difficiles à voir pour les pilotes. Il y a eu beaucoup de fautes, mais Max a fait un excellent travail. Il l'a fait avec ses sensations, son propre jugement. Il a du être un peu plus conservateur mais cela a suffi pour signer la pole position."
Chez Red Bull, on s'est effectivement inquiété que le double champion du monde joue ainsi avec les codes, mais on a été franchement consterné par les erreurs chroniques de Sergio Pérez, dans l'autre RB19. Pris deux fois par la patrouille dans le virage n°9 et une fois dans le n°10, le Mexicain s'est tout simplement retrouvé sans chrono valide à la fin de la Q2. De quoi finir absent de la Q3 pour la quatrième fois consécutive. Un échec inquiétant au volant de la meilleure voiture du plateau et qui pose question pour son avenir même dans le baquet de la machine n°11.
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Sergio Pérez
Crédit: Getty Images
"Il pouvait faire les mêmes chronos que Max, mais à chaque tour il était au-delà de la ligne blanche, a pesté le directeur d'équipe de Milton Keynes. C'était extrêmement frustrant car on voyait qu'il avait la vitesse." En Q2, "Checo" a fait figure de candidat à la pole position et son échec reste une énigme pour le staff des bleu marine. "Nous allons nous asseoir avec lui pour l'écouter", a précisé Christian Horner.
"Nous devons trouver une solution, quelque chose doit être fait avec ces limites. En mettant du gravier et des bordures un peu plus hautes. Ça casse toute l'ambiance", a regretté Helmut Marko, le conseiller sportif de Red Bull Racing.
Samedi, les pilotes retourneront directement pour le "shootout", la séance de qualification de la course "sprint", avec une problématique inchangée. L'enjeu sera encore de se tenir loin des ennuis pour ne pas laisser un peu bêtement des points potentiels en route. "Nous savons que c'est un week-end différent avec ce format", a souligné Max Verstappen.
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