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Webber : "Euphorique"
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Publié 08/05/2010 à 19:34 GMT+2
Auteur de sa deuxième pole de la saison, samedi à Montmelo, l'Australien Mark Webber (Red Bull) s'est lâché, sur le conseil de son directeur, Christian Horner.
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Vous avez été le plus rapide en Q1, Q2 et Sebastian [Vettel] ne vous a pas battu quand ça compte, pour la pole…
Mark Webber : Effectivement, Sebastian [Vettel] ne m'a pas coupé l'herbe sous le pied cette fois. C'est d'ordinaire une bonne bataille entre nous car il est très fort en Q3. Là, il a sorti de bons tours mais j'ai ai fait deux qui m'ont permis d'être devant. C'était sympa d'attaquer un second tour en sachant que j'étais devant. Le crédit de cette pole revient à l'équipe. Des deux côtés du garage, les gars n'ont dormi que quelques heures ces trois ou quatre dernières nuits. Nous avons traduit en temps au tour les évolutions qu'ils avaient installées sur les voitures. Ce fut une séance sensationnelle pour Sebastian et moi. Christian (Horner, directeur de Red Bull racing) m'a dit avant la séance : "Tu n'auras probablement pas trop souvent l'occasion de piloter une voiture comme celle-là ici, alors profites-en". C'est ce que j'ai fait, et ce fut une séance exceptionnelle.
Vous êtes vraiment en bagarre avec Sebastian ce week-end. Vous avez été souvent devant. Que s'est-il passé ?
M.W. : J'étais un peu plus à l'aise à Shanghai et au bout du compte Seb a fait un super tour en Q3, cela avait été très serré pendant tout le week-end. Ici, les conditions changent vite. C'est un endroit que tous les teams connaissent extrêmement bien, il ne faut donc pas être trop confiant quant à ses connaissances. Dans le garage de la voiture N.6, tout le monde a bien fait les choses. Personnellement, ça me rend euphorique d'être en pole. Je suis dans une position sympa mais le GP va être long.Donnez-nous une idée du travail réalisé par votre équipe pour en arrive là ?
M.W. : Ils bossent très dur. Les gens doivent comprendre qu'une voiture de Formule 1 ne fonctionne pas comme une voiture de tourisme. C'est un assemblage plutôt sophistiqué de pièces, et les gars travaillent des heures et des heures pour opérer ne serait-ce qu'un petit changement. Ils ont commencé le jeudi pour les deux premières sessions de vendredi et les modifications leur ont pris beaucoup de temps. De nos jours, les voitures demandent beaucoup de temps aux mécaniciens sur les circuits. Mais on les paie cher pour ça, et c'est pour ça qu'ils bossent dur. Les gars à l'usine leur envoient des super pièces à mettre sur la voiture, chacun est donc à son maxi.
A quel point la course sera-t-elle cruciale pour le championnat ?
M.W. : Chaque course est importante mais prendre 25 points est un truc sympa par rapport aux points accordés aux autres sur le podium. Ce n'est pas un secret, les quatre premières courses n'ont pas été sensationnelles pour moi, surtout celles de Melbourne et de Shanghai, sur sol mouillé. En Malaisie, j'ai mené un solide Grand Prix. L'autre jour, j'ai quitté mon domicile en disant à mes chiens : "Je compte bien vous ramener une bon paquet de points." J'espère donc commencer dès dimanche. Après, on partira à Monaco, et dès jeudi nous serons en piste. Ça va aller très vite. On peut beaucoup gagner ou perdre dans les huit prochains jours.
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