"C'était mon jour"

Auteur de sa première pole position de la saison, samedi à Montmelo, Mark Webber (Red Bull) a estimé que l'écart avec son équipier Sebastian Vettel s'était réduit. "Je me suis aussi beaucoup amélioré", a-t-il déclaré.

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Vous avez signé votre première pole de la saison et la première depuis le Grand Prix de Belgique 2010. Comment avez-vous fait ?
Mark Webber : C'était une bonne séance. Je pense que c'était assez clair qu'on disposait d'une petite marge. La pole allait être pour Seb (Vettel) ou pour moi. On savait qu'on avait la possibilité de sa battre pour la position de pointe. Quand nous nous sommes approchés du moment crucial de la qualification, il a juste fallu signer un bon tour en Q3 et c'est ce qui s'est passé. Quand j'ai passé la ligne d'arrivée, j'ai prié pour que mon numéro apparaisse au dessus du numéro un. C'était un beau tour. Nous nous sommes bien battus avec Seb et samedi, c'était mon jour.
Qu'est-ce qui a changé pour que vous parveniez à ce genre de résultat ?
M. W. : Je comprends de mieux en mieux les pneus. Ils sont bien sûr neufs pour tout le monde et c'est à chacun de dépasser le problème. Aussi, je n'étais pas particulièrement lent à Sepang (GP de Malaisie) et Shanghai (Chine), mais je n'y avais pas connu le week-end le plus simple, techniquement parlant, ou des problèmes de stratégie, ou en arrivant sur la grille, je n'avais plus de KERS... toutes ces choses se sont accumulées. Seb faisait également du bon boulot. En Turquie, mon week-end était propre, mais ce n'était pas aussi proche qu'ici. Evidemment, Seb n'a pas eu la meilleure journée samedi, mais je me suis aussi beaucoup amélioré. J'espère que je vais commencer à être plus compétitif. Mais la marge est faible. Il ne faut pas beaucoup de temps avant que tu te retrouves de retour aux affaires.
Et que pensez-vous des nouveaux pneus Pirelli ?
M.W. : C'est un peu un jeu dangereux. Si les Red Bull et les McLaren veulent mettre des pneus tendres en Q1 (beaucoup plus rapides, ndlr), nous renvoyons peut-être deux ou trois écuries à la maison (Hispania et Virgin n'auraient alors pas réalisé 107% du meilleur temps de Q1, ce qui les aurait empêché de disputer la course dimanche, ndlr), ce qui n'est peut-être pas idéal pour certaines personnes. Il faut garder un oeil là-dessus. Nous devons aussi rester attentifs à ne pas trop nous rapprocher d'autres catégories sur notre rythme de course. Nous devons rester le sommet du sport automobile, nous devons être en mesure de pousser les voitures à leurs limites pendant un GP et signer de très bons temps, l'homme contre la machine. Tant que nous pourrons faire cela, ce sera bien. Mais je ne pense pas que nos temps sur longs relais vendredi étaient particulièrement impressionnants pour une F1. Les GP3 tournaient en 1 min 38, alors que j'étais en 1 min 30. Huit secondes, quand les budgets sont légèrement différents... Pirelli travaille dur, mais nous devons être sûrs que la dégradation reste raisonnable, tout comme le rythme des voitures, et ne pas aller trop loin dans la dimension show-biz de la chose.
L'an dernier, vous aviez déjà signé la pole avant de vous imposer le lendemain. Vous aimeriez à coup sûr répéter cette performance ?
M. W. : Absolument. J'ai envie de gagner. Je vais me relaxer, bien dormir et revenir en essayant de faire le meilleur travail possible. On devrait assister à une belle course. Il y a de nombreux changements par rapport aux années précédentes au niveau des pneus et de l'aileron arrière mais au final, j'ai beaucoup d'expérience. J'ai hâte d'essayer d'accrocher la victoire.
A la fin de la Q3, vous avez attendu dans votre voiture. Est-ce que réfléchissiez à l'idée de repartir pour un tour ou attendiez-vous de voir ce que faisait Sebastian (Vettel) ?
M.W. : Du côté de Seb, ils étaient en train de réfléchir à faire un nouveau tour. Nous attendions donc de voir. Finalement, ils ont décidé qu'aucune voiture ne repartirait car nous étions largement devant. En fait, Lewis est un pilote phénoménal mais il était clair qu'il ne parviendrait pas à nous dépasser. Nous étions confiants sur notre capacité à conserver la première ligne. Nous avons donc décidé de ne pas repartir. C'est pourquoi nous avons attendu dans la voiture durant une minute.
Est-ce que vous êtes d'accord avec Lewis Hamilton quand il dit que la victoire se jouera entre les Red Bull ?
M.W. : Je l'espère. Si tout se passe bien, nous devrions être en mesure de nous imposer. Mais on ne sait jamais. L'an passé, il y a eu la Turquie (où les deux Red Bull s'étaient touchés avant d'abandonner, ndlr). Il y a également eu quelques courses où Lewis n'était peut-être pas fort en qualification mais en course, je n'arrivais pas à m'en débarrasser. J'espère que ça ne sera pas le cas dimanche.
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