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Ferrari faible en design
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Publié 14/05/2012 à 15:48 GMT+2
Fernando Alonso a regretté dimanche que Ferrari ait raté le dessin de base de la F2012 mais l'a félicité pour l'exploiter "probablement au-delà des limites".
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Il ne s'agit pas d'une hallucination collective. Fernando Alonso figure bien au niveau du leader Sebastian Vettel au Championnat du monde Pilotes. Juste devancé par l'Allemand à la qualité des places acquises. Qui l'aurait cru après cinq courses ? Ce week-end à Montmelo, l'Espagnol a encore justifié son recrutement à prix d'or en étant capable de saisir sa seconde opportunité de briller depuis le début de la saison. Incroyable troisième chrono en qualif, requalifié deuxième suite à l'exclusion de Lewis Hamilton (McLaren), et en tête au premier tournant pour avoir choisi de se faufiler à droite, comme en 2011.
Son talent lui a permis de patronner sa course à domicile, jusqu'au deuxième de ses trois pit stops, qui a remis - par une série d'événements - la Williams de Pastor Maldonado sur le devant de la scène. Celle-ci avait été plus rapide de 0"017 samedi, mais elle faisait probablement un usage plus économe de ses gommes. "Cette deuxième place est comme une victoire", a lancé l'Ibère, dimanche. "Après avoir fini à presque une minute à Sakhir, nous avons pris un tour à l'une des Red Bull (Webber, 11e) et nous nous sommes battus jusqu'à la toute fin pour la victoire. Par-dessus tout, nous avons repris beaucoup de points aux pilotes Red Bull et McLaren."
"J'ai soudain perdu du grip à l'arrière"
Et de pester quand même sur ce qui a fait la décision. "La fin du deuxième relais à été le moment-clé: Maldonaldo est peut-être rentré au stand un peu plus tôt (ndlr : au 24e tour soit deux tours avant) alors que nous restions en piste, mais nous avons perdu du temps derrière un retardataire (ndlr : Charles Pic) pendant tout un tour, en partie parce qu'il n'y avait pas de drapeaux dans la dernière section de la ligne droite des stands. Et puis, à sept tours de l'arrivée, j'ai soudain perdu du grip à l'arrière : j'ai demandé à l'équipe si quelque chose était cassé car la maniabilité de l'auto avait changé d'un coup, sans raison apparente. Cependant, la Williams était très rapide dans les derniers tours, et tout à la fin, nous avons été chanceux de garder la deuxième place étant donné que Kimi revenait. Ce championnat est très dur à interpréter avec tous ces différents vainqueurs et la performance des top teams qui font du yo-yo course après course."
Pat Fry, le directeur technique de la Scuderia, a dit "ignorer" les raisons de la chute brutale d'adhérence des pneus "dur" de la F2012 N.5, qui avait trois tours de moins que ceux de Maldonado.
"Nous étions venus en Espagne avec le double objectif de faire des progrès en termes de performance et pour Fernando de rester au contact des leaders au championnat Pilotes : nous avons atteint ces deux buts", s'est félicité Stefano Domenicali, le directeur de Maranello. "Encore une fois, il a fait une course extraordinaire, en se battant pour la victoire dès le premier tour. Il y a eu des incidents malheureux, en prenant un tour à Pic par exemple, mais nous devons admettre que, dans les derniers tours du dernier relais, il n'y avait pas la place d'attaquer Maldonado."
"Ça doit être un boost"
Mais Alonso ne serait pas Alonso sans l'un de ses coups de gueule mobilisateurs, mâtiné d'un compliment. "Nous ne faisons vraiment pas le meilleur travail lorsque nous nous attaquons au dessin d'une voiture mais nous pouvons être fiers d'en tirer le maximum, probablement au-delà des limites de la voiture", a-t-il lancé. C'est globalement le cas depuis 2009 et le virage du nouveau règlement. La Scuderia attaque la saison avec une voiture très moyenne voire complètement ratée, et relève la tête grâce à ses moyens techniques. "Après deux grands prix – la Chine et Bahreïn – où nous avons beaucoup souffert, revenir sur le podium est très positif et nous donne confiance en nous pour le reste du championnat. Nous devons continuer d'apporter des nouveautés sur la voiture, car c'est très serré et la plus petite chose peut faire la différence."
Stefano Domenicali a capté le message. "Nous allons dès lundi retourner cogiter sur le développement car nous ne sommes pas assez rapides pour nous battre régulièrement pour le podium, ce qui est l'unique option pour chasser le titre", a reconnu l'Italien. "Le championnat est incroyablement équilibré, nous avons eu cinq équipes différentes victorieuses en autant de Grands Prix. Malgré toutes les difficultés en début de saison, Fernando est en tête du championnat, à égalité avec le champion en titre : ça doit être un boost pour tous les gens qui travaille à l'usine et sur la piste".
Mais le manager n'a pas oublié que le second pilote ne répondait toujours pas à l'ultimatum hivernal lancé par son président, Luca di Montezemolo : "Nous attendons que Felipe [Massa] réagisse et revienne dans le coup après ce week-end malchanceux, à commencer par Monaco : nous avons absolument besoin de points pour nous battre aussi pour le titre Constructeurs."
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