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Un dimanche à oublier pour Romain Grosjean (Lotus) et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso)
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Publié 12/05/2013 à 22:26 GMT+2
Deux abandons et de la frustration à revendre : Romain Grosjean (Lotus) et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) étaient dominés par un sentiment d'inachevé, dimanche à Montmelo, à l'issue de la cinquième manche du Championnat du monde de Formule 1.
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Parti sixième, dépassé dans le premier tour par Adrian Sutil (Force India), Felipe Massa (Ferrari) et Sergio Pérez (McLaren), Romain Grosjean (Lotus) a enregistré son premier résultat blanc - et son premier abandon - en 2013, en Catalogne. "Je n'ai pas pris un bon départ mais après j'étais dans le rythme et on sait qu'on est capables de mettre au point des bonnes stratégies de course, donc, il y avait le potentiel pour un bon résultat aujourd'hui", a-t-il expliqué.
"Le comportement de ma voiture était plutôt bon jusqu'à ce qu'on ait un problème de suspension arrière (ndlr : à l'arrivée sur le gros freinage du virage 10, au tour 8) qui m'a obligé à rentrer au stand et à abandonner, c'est vraiment dommage. C'est toujours décevant pour tout le monde d'abandonner, mais ce n'est la faute de personne, ça fait juste partie du sport automobile", a-t-il sobrement conclu. Avec 26 points, il reste numéro 7 mondial, loin de son coéquipier Kimi Räikkönen, qui en totalise 85, à seulement quatre longueurs du leader du Championnat. Surtout, il espère que l'origine de la défaillance sera trouvée d'ici le prochain rendez-vous, dans deux semaines à Monaco. "La raison reste encore à être déterminée", a dit Alan Permane, responsable des Opérations piste de Lotus. "Nous avons parcouru de nombreux kilomètres sans problème avec cette configuration de suspension et il est donc délicat de trouver ce qui s'est produit. Nous allons renvoyer les pièces à Enstone pour comprendre ce qui a dysfonctionné et éviter que cela se renouvelle".
Vergne : "Notre niveau de performance était bon en début de week-end"
Pour Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), il s'agit du deuxième abandon consécutif. Au Grand Prix de Bahreïn, il avait malencontreusement croisé la route de Giedo van der Garde (Caterham), et renoncé au tour 18. Le Francilien en a parcouru 52 jusqu'à entendre son ingénieur, Phil Charles lui indiquer dans les écouteurs : "Il y a beaucoup trop de dégâts à l'arrière. Nous devons abandonner." Il faut dire que la STR8 avait été percutée au tour 35 par Nico Hülkenberg, trop vite relâché de son pit par l'équipe Sauber puis victime quatre tours plus loin d'une délamination du pneu arrière droit.
"J'ai pris un bon départ, puis j'ai eu beaucoup de sous-virage et j'ai dû modifier les réglages de mes ailerons à chaque arrêt au stand, ce qui ne m'a pas vraiment aidé", a raconté "JEV". "La stratégie que nous avions adoptée était la bonne et même avec un plancher et un aileron abîmé j'étais capable de faire de bons temps au tour. Mais j'ai encore été malchanceux et j'espère que ça va bientôt s'arrêter: je rentrais au stand, Sauber a laissé repartir Hülkenberg sans faire assez attention et il m'est rentré dedans, après j'ai eu un problème avec un pneu, donc c'était vraiment un problème après l'autre aujourd'hui. J'espère passer un meilleur week-end à Monaco dans deux semaines. Je n'ai pas perdu espoir pour l'avenir, sachant que notre niveau de performance était bon en début de week-end et c'est juste dommage que cela ne nous ait pas permis de marquer plus de points aujourd'hui".
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