AFP

Red Bull seul freiné ?

Red Bull seul freiné ?
Par AFP

Le 23/06/2011 à 12:55Mis à jour Le 24/06/2011 à 07:50

La FIA a aboli la cartographie spécial qualification à compter de ce week-end. Red Bull s'insurge, McLaren juge que les RB7 tourneront désormais une demi-seconde moins vite par tour le samedi après-midi.

Après avoir vaincu cette saison la concurrence même dans les circonstances les moins favorables, l'Allemand Sebastian Vettel et Red Bull doivent dépasser un changement de règlement voué à les handicaper afin de remporter le Grand Prix d'Europe dimanche. Constatant que "certains paramètres moteurs et de contrôle sont changés régulièrement après les qualifications", la Fédération internationale de l'automobile (FIA) a annoncé lundi aux écuries qu'elle interdisait toute modification des régimes des propulseurs avant la course. La mesure, qui tient plus du rappel de la règle que d'une révolution technique, entrera en vigueur à Valence. Elle sera appliquée tout le reste de l'année, les contrevenants étant appelés par la FIA à prendre "leurs responsabilité".

Bluff

La Fédération internationale, si elle avait cherché à limiter l'avantage des Vettel et de son équipe afin de relancer le championnat, n'aurait en effet pas pu mieux faire. Car ce sont bien ses poles qui permettent à Vettel de prendre le large au départ et d'engranger les victoires (cinq en 7 courses, plus deux 2e places). Valence, circuit urbain rapide, à mi-chemin entre Monaco - où l'Allemand s'est imposé grâce à un magistral coup de poker et un soupçon de chance - et Montréal - où il s'est incliné face à Jenson Button (McLaren) sur une erreur de pilotage - devrait servir de révélateur. Le champion en titre et leader du classement, avec 61 longueurs d'avance sur le Britannique, s'y est certes imposé l'an passé. Mais sa Red Bull ne devrait pas lui procurer un avantage énorme sur ses adversaires. De là à relancer leur appétit ... "Gagner à Montréal m'a donné une motivation supplémentaire. (...) Nous avons montré que nous pouvons concurrencer Sebastian et le battre. Nous savons que nous pouvons lutter pour le championnat", confirme Button.

"C'est encourageant, car je sais que si j'utilise (ma voiture) au mieux, je devrais être capable de finir à l'avant. Comme d'habitude, ce sera mon but", poursuit son coéquipier britannique Lewis Hamilton. Même Fernando Alonso (Ferrari), malgré sa catastrophique course canadienne et ses 92 points de retard au championnat, paraît confiant. "J'ai déjà gagné deux fois le GP d'Europe, quand il se tenait au Nürburgring, observe l'Espagnol. Or en Italie, on dit : jamais deux sans trois." Aux leaders de calmer ce beau monde. "Nous ne serions pas Red Bull si nous n'avions pas des idées pour diminuer l'effet de l'interdiction", affirme, provocateur, Marko. Au GP valencian de démontrer s'il s'agissait de bluff, ou non.