Lewis Hamilton (Mercedes) s'impose à Monza, Sebastian Vettel (Ferrari) 4e

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GRAND PRIX D'ITALIE - Lewis Hamilton a triomphé dimanche à Monza, où il a poussé Sebastian Vettel (Ferrari) à la faute dans le premier tour. Le Britannique dispose désormais de 30 points d'avance sur l'Allemand, quatrième. Doublé à huit tours de la fin, Kimi Räikkönen (Ferrari) a fini deuxième et Valtteri Bottas (Mercedes) troisième, suite à la rétrogradation de Max Verstappen (Red Bull).

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Le Grand Prix d'Italie n'était que la 14e des 21 manches du championnat du monde 2018 et l'avenir dira si elle a été décisive pour le titre Pilotes. Mais on peut le supposer. Fort d'un 68e succès, Lewis Hamilton s'est assuré dimanche de repartir du "Temple de la vitesse" du nord de Milan avec 30 points d'avance sur son seul rival pour le titre, Sebastian Vettel, que tout le peuple rouge attendait en vainqueur.
Parti troisième, le Britannique de Mercedes est devenu seulement le deuxième vainqueur à Monza depuis 2003 non qualifié en première ligne. Pour parvenir à ses fins, il a porté une attaque lumineuse sur l'Allemand au freinage du quatrième virage, dès le premier tour. Entré dans la deuxième chicane à côté de la "rossa" mais sur la trajectoire idéale et avec plus de vitesse, il a obligé son concurrent à tenir une position qui ne l'était pas.

Bottas a fait le boulot ingrat

Dans un accès de sous-virage, la SF71H n°5 a cassé son aileron contre le ponton de la Flèche d'argent n°44 et est partie en tête-à-queue. Reparti dernier, Vettel a ensuite connu une course pénible du point de vue pneumatique. Obligé d'observer un deuxième arrêt, il a fini quatrième au bénéfice d'une pénalité infligée à Max Verstappen (Red Bull), à l'origine troisième devant Valtteri Bottas (Mercedes) et finalement cinquième.
Mais une fois deuxième, Lewis Hamilton devait encore passer le leader Kimi Räikkönen (Ferrari), parti de la pole position. Et dans ce projet, il a bien été aidé par son coéquipier Valtteri Bottas, maintenu en piste par l'équipe Mercedes dans le seul but de ralentir son compatriote Finlandais. Le redoutable stratagème a fonctionné : du 30e au 34e des 53 tours de l'épreuve lombarde, Lewis Hamilton a comblé les quatre secondes qui le séparaient d'Iceman. Objectif atteint : il était à présent dans la zone DRS de la "rossa" n°7.
Bottas rentré au box, Räikkönen a géré au mieux ses gommes "tendre" très dégradées. Une mission impossible en vérité. Avec ses pneus mieux préservés, LH44 a attendu que son adversaire tombe comme un fruit mûr. La 45e rotation de 5,793 kilomètres a acté la passation de pouvoir au freinage du n°1, et une défaite qui laissera des traces chez les Rouges.
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