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"Les écarts sont faibles"
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Publié 28/08/2010 à 23:47 GMT+2
Auteur samedi à Spa-Francorchamps de sa 5e pole position de la saison, l'Australien Mark Webber (Red Bull) a expliqué qu'elle n'avait pas été "si difficile que ça" à obtenir. Dimanche, il s'attend à une course serrée où le moindre détail peut faire la différence.
2010 GP de Belgique Red Bull Webber
Crédit: Red Bull - Gepa
Qu'est-ce que ça fait de réussir la pole position à Spa ?
Mark Webber : C'est toujours impossible de prévoir la météo ici, dans la forêt, mais ce week-end les conditions sont particulièrement changeantes. C'est un circuit spécial pour faire la pole, mais je n'avais pas plus de pression qu'ailleurs. Je savais ce que j'avais à faire et, globalement, ce n'était pas si difficile que ça. C'est toujours agréable de bien conduire, cela aurait pu être une journée très délicate mais ça s'est bien passé. On a travaillé très dur ce week-end, comme toujours depuis le début de l'année. Il y a des circuits qui sont des tests plus importants pour notre équipe et nos ingénieurs, comme ici et Monza.
Vous êtes en tête du championnat, vous signez la pole position, ça ne pouvait pas être mieux ?
M.W. : J'ai senti que l'équipe réalisait un bel effort ici. Cette saison, il y a eu quelques GP où l'auteur de la pole n'a pas gagné. Nous devons donc capitaliser dimanche et nous sommes prêts pour ça. Nous sommes rapides dans toutes les conditions. Il faut simplement prendre les jours les uns après les autres. Samedi, on a fait ce qu'il fallait et dimanche, nous ferons de notre mieux.
Comment s'est déroulée la Q3 ?
M.W. : Nous savions que le premier tour serait important car la pluie est imprévisible. Elle est unique à Spa. Mon premier tour chrono s'est bien déroulé, mais chez nous (Red Bull) on ne sait jamais si ça va suffire. J'ai attaqué à la limite et ça a tenu toute la session. C'est agréable d'être en pole à mi session en Q3 et d'attaquer un second run en sachant que la météo complique les choses, rend un peu plus difficile l'amélioration pour les autres. Certains dont Lewis [Hamilton] y sont quand même parvenus. Il a fait un bon second tour mais je pense que nous avions été suffisamment devant pour garder un reliquat. Le plus difficile, ce n'était pas de prévoir la météo mais de savoir quel temps il fallait faire pour être bien placé. Finalement, la plupart des pilotes sont à une place à laquelle ils pouvaient s'attendre.
Pensez-vous que McLaren est plus rapide que vous sous la pluie ?
M.W. : L'exemple du Grand Prix de Chine est intéressant. Si vous regardez les conditions durant le week-end de course, c'était assez humide. Je ne suis plus sûr mais je crois qu'ils étaient meilleurs que nous à Shanghai. Depuis, de nombreux paramètres ont changé tant au niveau de notre voiture que de la leur. Nous avons compris beaucoup de choses lors de cette course.
Comment allez-vous défendre votre position en haut de la colline (d'Eau Rouge), sachant que vos adversaires sont plus rapides que vous en ligne droite ?
M.W. : C'est impossible de répondre. Nous verrons comment se déroulera le départ. Nous ne savons pas quel sera le grip de chaque côté de la piste. Nous avons vu que la partie droite de la piste séchait un peu plus rapidement que la partie gauche. Si c'est toujours le cas dimanche, je devrais m'élancer sans problème. Si les deux trajectoires sont toutes les deux sèches ou humides, je m'attends à ce que Lewis (Hamilton) soit très proche. Nous ferons de notre mieux mais honnêtement, je ne pense pas que le Grand Prix se jouera dans le premier tour. Les écarts sont très faibles en ce moment en F1, alors le moindre détail peut faire la différence. Il y a encore sept Grands Prix à courir, beaucoup de courses à faire, donc on reparlera...
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2010 GP de Belgique Red Bull Webber
Crédit: Red Bull - Gepa
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