Vettel matraque ses rivaux

Sebastian Vettel (Red Bull) a conquis la 3e pole position de la saison avec une marge de 0.7 sec sur Jenson Button (McLaren), samedi à Shanghai. Lewis Hamilton (McLaren) s'élancera de la 2e ligne en compagnie de Nico Rosberg (Mercedes). Webber (Red Bull) a échoué en Q1, Schumacher (Mercedes) en Q2.

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Sebastian Vettel a véritablement assommé les pilotes McLaren, samedi. En leurs fors intérieurs, ces derniers se pensaient capables de décrocher la pole position de la 3e manche du Mondial 2011, à Shanghai. Le champion du monde en titre a douché leurs espoirs. Alors que les derniers essais libres, en matinée, avait placé sa RB7 0.2 sec devant la meilleure MP4, l'Allemand a opéré une mise au point sans tarder en Q3, en collant 0.7 sec à Jenson Button. Il est revenu en fin de séance sans améliorer son chrono (1:33.706). Le champion du monde 2009 n'a pas non plus fait progresser son temps mais il s'en est fallu de 0.062 sec pour qu'il se fasse coiffer par son coéquipier et compatriote britannique Lewis Hamilton. En conférence de presse, les comparses de Woking, tout de rouge vêtus, ont accusé le coup. Button s'est déridé à un moment à l'invitation de Vettel, mais Hamilton a paru groggy.
"Nous y sommes parvenus à nouveau, mais j'ai essayé de me souvenir, avec l'équipe, qu'à chaque fois c'est dur", a relevé le N.1 mondial, auteur de sa 18e position de pointe en carrière, la 3e de l'année. "Ce ne fut pas aussi évident que prévu. En Q3, je ne me suis pas senti à l'aise à 100%. J'avais un peu fait une erreur dans mon tour en Q2. J'avais confiance dans le fait d'améliorer de façon substantielle en Q3. Mais nous avancions pas à pas, il s'agissait de repartir de zéro. Nous avons fait du bon boulot, mais ce qui compte c'est dimanche. Nous ambitionnons de marquer des points. La course sera longue. Nous sommes aussi contents que possible de la voiture, avec tout ce qu'il y a autour. Nous avons fait de bons runs longs vendredi. Il y a donc des raisons d'être optimistes. Mais il y a la menace de se sentir trop confiants. Je fais attention à ça."
Hamilton économe
"Dans la frénésie du moment, on pense toujours que tout est possible", a relaté Button. "Mais Sebastian [Vettel] et Red Bull ont fait une Q3 phénoménale. En Q2, ça paraissait possible. J'ai donc gardé deux trains de pneus ('tendre') en Q3 pour avoir du répondant... Mais quand j'ai vu son chrono, je me suis dis : 'OK, on va se battre pour la 2e place'. Mais c'est sympa car c'est ma meilleure place sur la grille de l'année. Mais considérant d'où nous étions partis vendredi, nous avons beaucoup amélioré la voiture et nous devons être contents de ce que nous avons fait aujourd'hui."
Battu de peu pour une nouvelle place en 1re ligne, qu'il avait obtenue à Melbourne et à Sepang, Hamilton a confié avoir tiré les enseignements de sa laborieuse 8e place en Malaisie. Il avait détruit un set de "tendre" en Q2 et avait du passer des "dur" dès son troisième relais. Là, il n'a utilisé qu'un jeu de "tendre" en Q3. "La dernière course a montré que c'était important d'avoir des pneus neufs", a souligné le natif de Stevenage. "Pour celle-ci, nous sommes dans une solide position : j'ai le train de 'tendre' avec lequel je suis ma suis qualifié, un set neuf de 'tendre', un set neuf de 'dur' et un set correct de 'tendre' (utilisé en Q2). J'ai voulu augmenter mes chances pour la course et c'est ce qui compte. Du point de vu des stratèges c'est assez simple, mais la course ne l'est jamais. Il faut considérer le départ, le nombre de pit stops et la gestion de l'usure des pneus. Ce sera encore compliqué dimanche et j'ai souhaité être dans une bonne posture."
Sur la grille, il aura à côtés de lui Nico Rosberg, auteur d'un petit exploit vu les difficultés de Mercedes en Australie et en Malaisie, et la nouvelle élimination de son coéquipier Michael Schumacher en Q2 (14e). L'Allemand de 25 ans, 3e en Chine en 2010, s'est permis le luxe de battre les Ferrari de Fernando Alonso et de Felipe Massa à l'issue d'une Q3 où figuraient Jaime Alguersuari (7e), Sebastian Vettel (9e), Paul di Resta (8e) et Vitaly Petrov (10e). Cet étonnant casting avait admis les Toro Rosso, la Force India et la Renault dans la précipitation d'une fin de Q2 hachée par les ennuis de transmission du Russe d'Enstone. La session avait repris pour 2 min 02 sec, avec dix voitures en piste. Michael Schumacher avait été la victime de la cohue. Mais plus tôt, Mark Webber (Red Bull) avait échoué dès la Q1 à se qualifier en "dur".
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