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Red Bull : Chris Horner un peu dépassé par le conflit entre Sebastian Vettel et Mark Webber
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Publié 12/04/2013 à 16:45 GMT+2
Christian Horner, le directeur d’équipe de Red Bull, a affirmé vendredi que le clash entre Sebastian Vettel et Mark Webber en Malaisie ne l’avait pas affaibli. Mais les propos qu’il a tenus le laissent quand même penser.
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Christian Horner a tenté d’éteindre définitivement la polémique née du dernier grand prix, vendredi. En Malaisie, il avait vu Sebastian Vettel refuser d’obéir à son ordre et doubler son coéquipier Mark Webber pour gagner. Vendredi, à Shanghai, il a réaffirmé ses prérogatives de dirigeant, que d'aucuns estiment fragilisées depuis 2009 par l'axe formé par le pilote allemand et le conseiller sportif, Helmut Marko.
"Est-ce que mon autorité mise à mal ? Je ne pense pas. Lors de cette course, il n'a pas fait ce que je lui demandais. Etais-je heureux ? Non", a martelé l'Anglais, en conférence de presse FIA. "S'est-il excusé ? Oui. A-t-il appris la leçon ? Oui. Le refera-t-il à nouveau ? Il s'est expliqué hier, mais il y a un passé entre nos deux pilotes". On se souvient notamment de la coupable manœuvre de l'Aussie au Grand Prix de Turquie 2010. Mais la collaboration était déjà chaotique depuis la constitution du tandem, l’année précédente.
Un point de non-retour
"En Formule 1, il y aura toujours un conflit entre l'intérêt d'un pilote et celui du Championnat du monde Pilotes et du Championnat du monde Constructeurs, et je pense que contrairement à d'autres sports on n'a pas ces deux éléments ensemble à un moment", s’est encore défendu le directeur d’équipe de Red Bull. "Bien sûr, d'un point de vue du pilote, le Championnat du monde Pilotes prime sur tout. Sebastian a clarifié sa position jeudi, avec raisonnement."
Devant la presse, l'Allemand avait porté un jugement sans concession sur Mark Webber. "J'ai dit à mon équipe, juste après (le GP de Malaisie), que je m'excusais de m'être placé au-dessus de l'équipe, et que je ne l'avais pas fait exprès (…) Je n'ai jamais eu de soutien de sa part (…) Je pense qu'en plus d'une occasion dans le passé, quatre ou cinq occasions, il aurait pu aider l'équipe et ne l'a pas fait (...) Je respecte les consignes qu'elle me donne, mais Mark ne les mérite pas actuellement. Si c'était à refaire ? Je ferais probablement la même chose", avait lancé "Baby Schumi", dans l'espoir d'en finir sur le sujet. En fait, il n'a jamais digéré la neutralité de l'Australien dans le décisif Grand Prix du Brésil 2012, où, handicapé dès le départ, il s'était couronné tout seul.
Et de jurer n'avoir pas compris l'instruction codée "Multi 21" (ndlr : en vigueur depuis plusieurs années dans l'équipe) l'enjoignant de mettre le moteur en régime confort. Et par là de ne pas attaquer son coéquipier. Sa thèse – il a cru à une cartographie moteur – est pour beaucoup un mensonge de plus ; en professionnel reconnu, il n'ignore probablement aucune instruction ou commande de son tableau de bord.
Mark Webber en pole position pour 2014
"Comme nous l'avons toujours su, il n'y a jamais eu trop d'amour entre les deux, et c'est une situation qui a été manifeste probablement ces quatre ou cinq dernières années", a insisté Horner. "C'est quelque chose que nous avons géré durant cette période et qui nous a amené à marquer plus de 2000 points, remporter 35 grands prix, six championnats du monde. A l'intérieur de l'équipe, il n'y a donc rien de nouveau." Mais involontairement, Horner a en même temps presque dédouané son pilote-star en ajoutant : "Seb n'a pas obtenu tous ses succès durant sa carrière en étant soumis. Il a vu une opportunité, il avait économisé un train de pneus ('medium' alors que Webber finissait en ‘dur') et il voulait cette victoire plus que toute autre chose."
Le cas de figure n’a de toute façon plus aucun risque de se reproduire. Lors d’un entretien avec Dietrich Mateschitz, le P-DG de l’empire de la boisson énergisant, le Britannique a pu comprendre à quel point son patron était "très mécontent" de l’affaire et pris acte qu’il ne devrait plus distiller de consignes d’équipe. Vendredi, il a abondé dans le sens de l’Autrichien, qui a placé Mark Webber en tête de liste pour 2014, en répétant détenir "la meilleure paire de pilotes" actuelle.
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