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Wolff : "Un double pit stop était un risque, nous avions tout à perdre"

Wolff : "Un double pit stop était un risque, nous avions tout à perdre"

Le 14/04/2019 à 14:32Mis à jour Le 14/04/2019 à 15:46

GRAND PRIX DE CHINE - Lewis Hamilton et Valtteri Bottas ont fait la course en tête, dimanche, mais Mercedes a pris le risque de tout perdre sur un double-arrêt au stand. Heureusement "bien chorégraphié", s'est félicité Toto Wolff (Mercedes).

Depuis Williams en 1992, aucune écurie n'avait débuté un championnat par trois doublés, et cette statistique suffit à situer la performance de Mercedes. Dimanche, les W10 sont parties de la 1re ligne et ont roulé en tête jusqu'au bout. Entre le départ et le drapeau à damier du 56 tour, seul l'ordre a changé. Lewis Hamilton est parvenu à s'élancer parfaitement, ce qu'il n'avait pas réalisé à Melbourne et à Sakhir, où il avait perdu une position. Là, il a vite dépassé Valtteri Bottas. Sa course vers une 75e victoire a été plutôt sereine et le Finlandais n'a jamais été inquiété derrière lui. Tout juste a-t-il du ferrailler avec Charles Leclerc (Ferrari) au 39e des 56 tours.

"Cela n'a pas été le week-end le plus limpide, mais c'est un résultat fantastique pour l'équipe, a déclaré Lewis Hamilton, en référence à ses problèmes de régalges jusqu'à la Q2, samedi. En venant ici, nous ne savions pas où nous situer par rapport à Ferrari car ils (Vettel et Leclerc) avaient été rapides à Bahreïn. Signer un doublé est vraiment spécial pour le 1000e Grand Prix."

"Une déception" pour Bottas

"Le départ est là où j'ai fait la différence, le reste est de l'histoire, a poursuivi le désormais n°1 mondial, en lieu et place de Bottas. La stratégie a vraiment été la clé depuis trois courses et il faut continuer ainsi. On peut voir que ça reste serré entre nous tous et je n'ai aucune idée de la tournure des prochaines courses."

"Personnellement c'est une déception car j'étais en pole position et j'ai perdu la course au départ, a avoué Valtteri Bottas. Il y a une ligne blanche juste à l'extérieur de l'emplacement de départ et j'ai eu du patinage quand j'en suis sorti. C'est là que j'ai perdu une place au profit de Lewis (Hamilton). Tout n'est que détail dans le sport, et malheureusement ce détail a décidé le reste de la course. Côté positif, nous étions rapides ici, bien plus qu'à Bahreïn."

Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix de Chine 2019

La traînée de la W10 en question

Avant ce 3e week-end de course de la saison, Toto Wolff, le directeur d'équipe de Mercedes, avait estimé que la W10 souffrirait face à la puissance du moteur Ferrari à Shanghai et à Bakou, prochaine étape azerbaïdjanaise du Mondial. Le premier obstacle franchi, la confiance n'est pas pour autant excessive en vue du Grand Prix d'Azerbaïdjan du 28 avril. "Cette piste de Shanghai est absolument unique par son trace et Bakou proposera des challenges différents", a prévenu Bottas.

"Sur la base de nos simulations sur long run, nous ne pensions pas que ça serait évident et notre avantage sur Ferrari est un peu une surprise, a commenté Toto Wolff. Ils restent très rapides en ligne droite ; je ne suis pas certain que cela tienne juste à la puissance. Notre voiture a peut-être plus de traînée que la leur. Appeler les deux voitures pour un double pit stop était un risque car nous avions tout à perdre. Mais nous pensions que nous perdrions des positions en stoppant l'une puis l'autre. Notre stratégie a parfaitement fonctionné ; c'était un pit stop bien chorégraphié. Lewis avait la palette d'embrayage sous contrôle, il a fait un super départ et de là il a contrôlé la course. Bakou sera une autre histoire : dans la très longue ligne droite, nous aurons besoin de puissance et d'un niveau de traînée adéquat."

Si la course a paru facile pour Mercedes, Andrew Shovlin a expliqué qu'une incertitude avait longtemps pesé. "Nous savions que ça serait tendu entre deux et un arrêt et nous espérions creuser un écart pour couvrir les stratégies adverses plutôt qu'être forcé à un plan défensif", a exposé l'ingénieur en chef. Finalement, Red Bull a provoqué une réaction en chaine en faisant rentrer Max Verstappen au 36e tour, incitant Vettel puis les Flèches d'argent à passer au stand.

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