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Webber : "Besoin de finir"
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Publié 21/10/2010 à 16:55 GMT+2
N.1 mondial avec 14 points d'avance, Mark Webber (Red Bull) est obsédé par une chose : éviter les ennuis pour rester maître de son destin. Et dans le coeur de l'action, il espère que chacun de ses quatre rivaux fera preuve de discernement...
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Crédit: Eurosport
Vous venez de refaire la photo de 1986 des candidats au titre. Ils étaient quatre (avant le dernier GP). Là, vous êtes cinq (à trois GP de la fin). Quelles sont vos impressions sur le championnat ?
Mark Webber: C'était bien de faire cette photo avec tous les gars. Comme vous le dites, ça nous a ramenés en arrière en nous rappelant quelques uns de nos héros. La saison a été très intéressante jusque là, avec beaucoup de vainqueurs différents, et nous sommes tous maintenant en situation. Et ceci n'est pas arrivé par accident. Nous avons tous eu notre propre saison, et les trois courses qui restent vont chacun offrir les mêmes points que les trois premières ou que celles du milieu de saison. Rien n'a donc vraiment changé. Il va juste falloir faire de notre mieux ici dans cet endroit est apparemment sympa pour courir.
Que pensez-vous du circuit, du pays ?
M.W. : C'est la première fois que je viens en Corée. Ils ont bossé d'arrache-pied pour être prêts ; c'était un peu une course contre-la-montre. En fait, ça sera prêt, vraiment prêt dans quelques années si vous comprenez ce que je veux dire, au niveau de tout ce qui nous entoure, les installations, la ville. Nous sommes un peu à l'écart, mais ça va. J'espère que les gens aimeront ce sport dans le futur et qu'ils auront un bon aperçu de ce qu'est la Formule 1, car pour le moment c'est nouveau pour eux. Mais l'enthousiasme semble là et c'est le plus important.
Qu'avez-vous fait depuis le GP du Japon ?
M.W. : Nous sommes partis rapidement après, ce qui m'a apparemment posé quelques petits problèmes. Nous sommes rentrés en Australie aussi vite que possible et nous en avons bien profité. Tout s'est bien passé.
Vous avez fait beaucoup d'apparitions pour les sponsors, les medias ?
M.W. : Absolument rien.
On vous dit un peu inquiet quant au secteur 1...
M.W. : Effectivement, mais il y aura encore 300 kilomètres à faire après ça. Regardez, c'était le même truc à Spa. Nous nous savions assez vulnérables en haut du raiddilon d'Eau rouge. Bon, évidemment, nous n'étions pas en tête au début (ndlr : il était en pole mais il a raté son départ). Ici, nous essaierons donc d'être devant au départ.
La dernière équipe qui a essayé de gagner le championnat avec deux pilotes en lice est McLaren, en 2007. Et l'histoire ne s'est pas très bien terminée. Que craignez-vous à l'instant présent ?
M.W. : L'Espagnol (Alonso) aimerait probablement que ça nous arrive. Personne ne sait ce qu'il va se passer dans les trois prochaines courses, personne ! Nous pourrions en parler ici pendant des heures, en tournant le problème dans tous les sens. Nous allons donc, avec Seb, faire notre boulot. Si à un moment nous nous retrouvons à nouveau l'un contre l'autre en piste, nous ferons ce que nous faisons toujours pour essayer d'obtenir le meilleur résultat, quelque soit la situation. Que je me batte contre Fernando, JB, Lewis ou Seb, je garde à l'esprit que j'ai besoin de finir mes courses. Nous avons tous ça en tête, mais personne ne va donner sa place, et chacun soupèsera ses actes. C'est de cela qu'il est question : de course. Tout le reste n'est pas important.
Gagner une course vous rendrait maître de votre destin : deux podiums vous suffiraient alors pour être titré. Calculez-vous ce genre de choses ?
M.W. : C'est ridicule de commencer à faire des calculs car beaucoup de choses peuvent arriver. Si je gagne les deux prochaines, c’est terminé. Ici, c’est un nouveau lieu, une nouvelle course et je dois continuer de faire ce que je sais faire.
Avez-vous accompli ce que vous espériez cette saison ?
M.W. : Il faut avoir des objectifs mesurés mais en même temps il faut être optimiste et positif, sensé pour réaliser de grandes choses, ce que Fernando a le plus fait par le passé. Mais pour moi, la saison a été incroyable, un sommet de ma carrière avec plusieurs victoires spéciales et beaucoup de courses où je me suis éclaté. L'alchimie avec l'équipe a aussi compté, malgré quelques couacs ici et là, mais nous avons lutté contre des rivaux qui ont aussi appris d'eux mêmes. Notre équipe a de bons trucs et moi aussi en termes de perception du sport. C'est clairement ma meilleure saison jusque là.
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