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GP de Grande-Bretagne - Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) : "Ils doivent attendre un grave accident"
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Publié 30/06/2013 à 16:28 GMT+2
Victime d'une nouvelle explosion pneumatique, dimanche à Silverstone, Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) n'a pas mâché ses mots à l'encontre de Pirelli.
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Jean-Eric Vergne a été victime d'un K.-O. technique qui a conditionné son abandon, dimanche à Silverstone. Au 15e des 52 tours du Grand Prix de Grande-Bretagne, le Français a subi l'explosion du pneu arrière gauche de sa Toro Rosso, alors que, juste derrière lui, Kimi Räikkönen débordait Romain Grosjean (Lotus). Le fond plat de sa STR8 endommagé depuis les essais, il a renoncé au 36e passage.
Au-delà de la déception, "JEV" a dit sa colère d'avoir rencontré un problème si dangereux pour la seconde fois cette saison. Au Grand Prix d'Espagne, le 12 mai dernier, il avait délaminé le pneu arrière gauche dans la grande ligne droite de Montmelo, au 38e tour, à environ 300km/h.
"Rien n'a été fait"
"J'ai eu de la chance que ça m'arrive dans un virage large où il y a beaucoup de dégagement, et pas dans un virage où on passe à plus de 250km/h ; et là ça aurait pu être catastrophique", a déclaré sur Canal+ le Francilien, qui fut l'un des quatre à rencontrer ce problème. Auparavant, Lewis Hamilton (Mercedes), alors en tête, avait ainsi perdu toute chance de victoire. Après lui, Felipe Massa (Ferrari) et Sergio Pérez (McLaren) ont connu le même sort.
"Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, ça commence à devenir dangereux", a insisté le pilote de l'écurie italienne. "On nous avait dit qu'ils (Pirelli) changeraient les pneus et rien n'a été fait. Ils doivent attendre qu'il y ait un grave accident. Ça commence à bien faire."
Sur cette question de l'explosion des pneus soulevée pour la première fois cette année au Grand Prix de Bahreïn, Pirelli n'a pas su apporter les réponses techniques visant à sécuriser une bonne fois pour toutes ses enveloppes. La firme milanaise aurait ainsi pu en changer l'architecture sans trop modifier la propriété des mélanges. La Fédération internationale de l'automobile, présidée par le Français Jean Todt, n'a peut-être pas non plus su brandir l'argument impérieux de la sécurité pour pousser le manufacturier unique de la F1 à le faire. Elle a décidé de le faire et a convoqué Pirelli et les équipes mercredi pour solutionner ce problème absolument prioritaire.
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