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Bonus-malus : Lewis Hamilton et Mercedes ont vu rouge à Silverstone

Bonus-malus : Hamilton et Mercedes ont vu rouge à Silverstone

Le 09/07/2018 à 09:10Mis à jour Le 09/07/2018 à 11:49

GRAND PRIX DE GRANDE-BRETAGNE - L'accrochage entre Kimi Räikkönen (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes) a largement influencé l'issue de la course, dimanche. Avec une polémique à la clé.

La note : 4/5

Du rififi au départ, de la bagarre, deux Mercedes et deux Ferrari en formation serrée dans les huit derniers tours et un dépassement pour la victoire : ce Grand Prix de Grande-Bretagne a réuni beaucoup d'ingrédients que chaque fan de Formule 1 attend.

Le vainqueur : Sebastian Vettel (Ferrari)

Il a misé sur un second arrêt en partant du principe qu'avec des gommes fraîches, il pourrait dépasser le leader Valtteri Bottas. Il a validé son plan par une belle manœuvre. Il gagne sur le circuit fétiche de Lewis Hamilton, avec des gommes sensées désavantager sa Ferrari et il prend sept points à son rival. Difficile de faire mieux. Ah, si : il égale les 51 succès d'Alain Prost. Belle marque de parcours.

Le perdant : Lewis Hamilton (Mercedes)

Impeccable en qualification, Lewis Hamilton a mesuré à quel point un départ raté peut faire dégénérer une course. Au mauvais moment au mauvais endroit au virage n°3 mais chanceux de pouvoir tenir sa stratégie à un arrêt avec deux neutralisations. Il cède quand même 7 points à Vettel.

Le battu : Valtteri Bottas (Mercedes)

Valtteri Bottas avait manqué la 1re ligne samedi par sa faute, dans les deux derniers virages. Il s'est fait surprendre comme un débutant par Sebastian Vettel au 47e tour. Il joue sa carte perso mais n'arrive pas à conclure. Sa bataille perdue contre l'Allemand de Ferrari coûte quatre points à Lewis Hamilton et Mercedes. Et dans tout ça, Mercedes le préfère à Daniel Ricciardo (Red Bull)...

Le polémiste : Toto Wolff (Mercedes)

En pro de la com, le directeur d'équipe de Mercedes a envoyé un contre-feu médiatique qui a poussé les principaux protagonistes de Ferrari à réagir à un propos même pas personnel mais rapporté de son directeur technique, James Allison, jamais en retard d'une petite pique à l'endroit de son ancien team. L'Autrichien a réussi son coup : le paddock a parlé de ça plutôt que du second week-end raté de suite des Gris. Tout bénef à l'approche du Grand Prix à domicile de la firme à l'Etoile.

La question : Kimi Räikkönen (Ferrari) l'a-t-il fait exprès ?

Evidemment non. Dans la lignée de ce qu'il a fait au Grand Prix d'Autriche, le champion du monde 2007 a été agressif pendant trois jours à Silverstone et son freinage raté sur Lewis Hamilton (Mercedes) ne relève ni du complot, ni du pétage de plomb ni de l'incompétence s'il est nécessaire d'aller jusque-là. Il a juste commis une faute, normalement punie. Il en a accepté l'augure et ça ne doit pas aller plus loin.

Le dépassement : Max Verstappen (Red Bull) sur Kimi Räikkönen (Ferrari)

Le mano a mano du tour 38 a été un grand moment de cette course. Revenir sur Iceman pour faire l'extérieur, c'était du grand art.

Le bonus : La bagarre pour le Top 5

Haas (51 pts) ne fait plus figure de 5e force évidente du peloton. L'écurie US regarde beaucoup Renault (4e avec 70 pts) mais McLaren et Force India ne sont plus qu'à trois longueurs.

Le malus : Lewis Hamilton (Mercedes)

Le Britannique nous rabâche qu'il faut voir le positif de chaque situation et ne pas parler en mal de son prochain. Pourquoi en a-t-il ajouté une couche en conférence de presse sur les dossiers de Ferrari après l'avoir fait sur le podium ?

La stat : 200

Le nombre d'arrivées dans les points de Fernando Alonso (McLaren) en Formule 1.

La déclaration : Maurizio Arrivabene (Ferrari)

" S'il (James Allison, de Mercedes) a réellement dit ça, il devrait avoir honte. Il a travaillé pour Ferrari pendant de nombreuses années. Il faut savoir faire preuve d'élégance dans la vie. Nous sommes en Angleterre, ils veulent nous montrer comment être des gentlemen alors que lui-même ne sait pas comment en être un !"
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