Fou de rage. A l'arrivée du Grand Prix de Hongrie dimanche, Rubens Barrichello (Williams) s'est emporté contre Michael Schumacher (Mercedes), son ancien équipier du temps de la Scuderia Ferrari. La raison de sa vindicte : le pilote allemand l'a copieusement tassé contre le muret des stands pour défendre le point de la 10e place alors que les deux hommes étaient lancés à près de 300 km/h.
Plus rapide depuis quelques tours, Barrichello s'est logiquement porté à hauteur du septuple champion du monde au 66e tour. Mais au lieu de défendre proprement sa position, l'Allemand a bien failli envoyer son adversaire dans le mur. Pis, Barrichello a même été obligé de mettre une roue sur le bas-côté de la piste.
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"J'ai beaucoup d'expérience et, habituellement, avec un type cinglé comme ça je lève le pied. Mais pas aujourd'hui, absolument pas. Je pense que ça a été l'une des plus belles manœuvres pour ce qui me concerne, et l'une des plus épouvantables de sa part. S'arrêter pendant trois ans pour revenir faire quelque chose comme ça, on n'en a pas besoin", s'est emporté sur La Sexta le natif de Sao Paulo.
Dès la fin de la course, les commissaires se sont penchés sur l'incident impliquant les deux monoplaces. Ils ont finalement pénalisé l'Allemand pour avoir "gêné illégitimement la voiture 9 (celle de Barrichello, ndlr) au cours d'une manœuvre de dépassement". La sanction est tombée dans la foulée. Schumacher sera rétrogradé de dix positions sur la prochaine grille de départ du Grand Prix de Belgique. En guise de réponse, Schumacher s'est contenté de répondre sur la RAI : "C'est la F1. Je pense que je lui (Barrichello) ai laissé trop de place car il est passé."
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