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Grand Prix de Hongrie - Bonus-malus : Verstappen et Hamilton reviennent de nulle part, Leclerc y retourne
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Publié 01/08/2022 à 00:03 GMT+2
GRAND PRIX DE HONGRIE - Deux retours d'enfer signés Max Verstappen (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes), un dépassement d'anthologie de Charles Leclerc (Ferrari), des hauts et des bas pour George Russell (Mercedes) et une bonne dose de mauvaise foi de la part de Mattia Binotto, le patron de Ferrari, pour justifier l'inexplicable : la dernière course avant la pause a été un coktail détonant.
Lewis Hamilton (Mercedes) et Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix d'Autriche 2022
Crédit: Getty Images
La note : 3/5
Quand on voit que les deux premiers - Max Verstappen (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes) - sont partis 10e et 7e, à la force du poignet et sans coup de pouce, on ne peut faire la fine bouche. Beaucoup de dépassements sur une piste difficile, des rebondissements et des choix stratégiques parfois dignes de la 4e dimension ont fini de cocher toutes les cases.
Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)
On a compris que tout était possible en le voyant se débarrasser rapidement des Alpine; l'attaque sans le trop plein d'agressivité. Son embrayage abîmé dès les premiers tours ne lui avait de toute façon guère laissé le choix. Quoique, à l'autre bout de la course, la piste glissante l'a rappelé à l'ordre dans un 360°, au 42e des 70 tours.
Sur le muret, Red Bull a aussi fait sa part du travail en abandonnant l'idée des "dur" pour le départ, et en lui réussissant plusieurs undercut, dont un sur Lewis Hamilton. "Qui l'aurait cru quand on s'est levé ce matin ?", s'est-il exclamé à la radio. Personne évidemment. Il n'avait jamais gagné en partant au-delà de la quatrième place, mais on sait maintenant qu'il est aussi capable de ce genre de choses.
Inutile de préciser que 80 points d'avance à ce stade de la saison, c'est l'autoroute du soleil.
L'autre revenant : Lewis Hamilton (Mercedes)
De P7 à P2, c'est l'autre performance du jour. Qui plus est, pas avec une Red Bull ou une Ferrari. Deux places gagnées au départ sur les Alpine et une résistance à Max Verstappen qui a poussé le Néerlandais à avancer son 1er pit stop : c'était du grand Lewis, sur son circuit fétiche. Il s'est ensuite embarqué dans un relais long mais peu gratifiant de 32 tours. Il a mis du temps à trouver de la performance et la pluie attendue n'est pas arrivée. Quand il a passé les "tendre", il était trop tard pour gagner.
"Il est revenu de nulle part et a été plus rapide que tout le monde, a relevé Toto Wolff, son patron. Je pense que nous avons perdu la course avec lui hier avec l'échec du DRS. Sinon, on aurait pu se battre pour la victoire."
Le mal payé : George Russell (Mercedes)
Impeccable - comme très souvent - au départ pour sa première pole, il est rentré pour contrer l'arrêt imminent de Carlos Sainz (Ferrari). Et au bout du compte, il n'a pu résister au retour de Charles Leclerc (Ferrari), au 31e tour. Mais c'est surtout une stratégie à contre-courant qui a gâché son dimanche : parti en "tendre", il s'est vite retrouvé moins bien loti que les "medium". Et en fin de course, il n'avait aucune chance en "medium" usés contre les "tendre" neufs de Carlos Sainz (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes). Voilà comment se transforme une P2 en P4.
L'embrouilleur : Mattia Binotto (Ferrari)
Ne parlons pas des choses qui fâchent, bien sûr, et continuons comme si de rien n'était. L'écran de fumée de Monaco et de Silverstone est de sortie, et tout le monde est prié de croire à la thèse de l'accident, à savoir une F1-75 qui ne fonctionnait avec aucun type de pneu.
Alors, pourquoi avoir fait la preuve par l'absurde en montant les "dur" qui étaient une catastrophe sur l'Alpine depuis quelques tours ? Et pourquoi sur cette piste incapable de faire monter les gommes en température, les "dur" encore plus que les "medium" ou "tendre" ? On n'a rien compris sinon qu'encore une fois, avec la Scuderia, le pire est toujours possible.
Le dépassement : Charles Leclerc (Ferrari) sur George Russell (Mercedes)
Son freinage "Ave Maria" au bout de la ligne droite, au 31e tour, restera un grand moment de la saison. Eblouissant !
Le bonus : Pierre Gasly (AlphaTauri)
Dans le registre des remontées marquantes, on peut ajouter le nom du Français à ceux de Lewis Hamilton et Max Verstappen, Parti de la voie des stands, le Rouennais a terminé 12e. "Je dois dire que je suis content de cette journée, a-t-il dit. Nous avons apporté quelques modifications aux réglages de la voiture, ce qui nous a permis de montrer un peu plus de rythme et d'effectuer quelques bons dépassements. La chose la plus importante est maintenant d'utiliser les trois semaines à venir pour extraire plus de notre package. Avec ces nouvelles voitures difficiles, nous avons besoin de temps pour comprendre comment en tirer le meilleur".
Le malus : La sortie de fans du circuit
Les responsables de la sécurité du Hungaroring ont semble-t-il fait preuve de légèreté dans les procédures d'évacuation du circuit, dimanche. De nombreux spectateurs se sont dangereusement agglutinés devant des portes de sortie trop petites.
Le chiffre : 28
Pour la première fois de la saison, c'est une Mercedes qu'on a vu le plus de tours en tête. 28, contre 20 à Red Bull et 22 à Ferrari.
La question de Lewis Hamilton (Mercedes)
"Ils étaient en "dur" ?", a interrogé l'Anglais, dans la cool room, en voyant Charles Leclerc en replay. "Oui !", lui ont répondu Max Verstappen et George Russell en rigolant.
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