Grand Prix de Hongrie | "Ce n'est pas seulement un coup d'éclat" : Isack Hadjar est l'homme de la situation pour accompagner Max Verstappen
Eurosport sur GoogleIsack Hadjar, voiture numéro 6, a décroché son sixième Top 6 de suite à Spa pour conforter un peu plus son statut chez Red Bull. Le Français, malchanceux en début de saison, a confirmé son rythme plus que satisfaisant à Spa, où il a remonté toute la grille de la 21e à la 6e place du Grand Prix. Plus qu'encourageant, avant d'aller à Budapest clôturer cette bonne première moitié de saison.
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Sur le papier, le duel a tout l'air d'une correction en règle. En qualifications, Max Verstappen a battu son coéquipier 11 fois sur 14 cette saison. Seul Alexander Albon fait pire face à Carlos Sainz chez Williams (12-2). Le quadruple champion du monde inflige en moyenne 0"293 à Isack Hadjar sur un tour rapide. Triste coutume du second baquet chez Red Bull. Et pourtant.
Le Français avance vers Budapest avec un blason redoré, juste avant la pause de mi-saison. Ses six Top 6 consécutifs sonnent costaud, à bord de cette maudite deuxième Red Bull que peu ont su apprivoiser par le passé. Notamment face à un Max Verstappen toujours aussi régulier, même frustré par la nature des voitures de 2026, et relégué à quelques jolies secondes des Mercedes et des Ferrari.
Il progresse un peu à chaque course en termes de rythme
C'est avec ce contexte hostile qu'Isack Hadjar doit composer depuis six mois. Avec sang-froid et exigence, à l'image d'un week-end modèle à Spa. En Belgique, le Français, destiné à partir au fond de la grille pour une accumulation de changements de son unité de puissance, a parfaitement exécuté ce que son équipe attendait de lui. Même assuré de partir de derrière, Hadjar s'est faufilé en Q3 pour y offrir l'aspiration à Max Verstappen, joyeux 2ᵉ sur la grille grâce à son aide. Avant de dérouler une course magistrale, le dimanche, de la 21e à la 6e place.
"C'est sa meilleure course avec nous, incontestablement", retenait son patron Laurent Mekies. Mieux, "ce n'est pas seulement un coup d'éclat : il progresse un peu à chaque course en termes de rythme. Il apporte de la performance à chaque fois qu'il pilote. Aujourd'hui, c'est un nouveau pas." La veille, son ogre de coéquipier avait pris soin de le remercier à plusieurs reprises pour son coup de main (ou d'air) en qualifications.
Je faisais les choses faciles vraiment mal, et les choses difficiles - être proche de Max (Verstappen) – vraiment bien
Isack Hadjar perçoit l'amélioration, et assure se sentir de mieux en mieux au fil des Grands Prix. "Je sentais (en début de saison, NDLR) que je faisais les choses faciles vraiment mal, et les choses difficiles - être proche de Max – vraiment bien, expliquait-il jeudi, en conférence de presse à Budapest. C'est bien plus facile quand la voiture est fiable et avec de la performance. J'adorerais connaître une course qui me permette de me battre pour un vrai podium, c'est mon prochain objectif."
Dans la foulée de son joli Grand Prix de Monaco (4e), Hadjar poursuit son exercice de maximisation, dans le sillage du tandem Mercedes-Ferrari, et souvent devant au moins une des McLaren qui les talonnent en course, lui et Max Verstappen. Jolie inversion des rôles, alors que les papayes dominaient largement leurs rivaux autrichiens en début de saison (94 à 30 pour McLaren après les quatre premiers Grand Prix, 195 à 151 pour McLaren après Spa).
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Hadjar exécute, Mekies salue
"Je suis content, le rythme était bon, comme à Silverstone (5e), retenait Hadjar au sortir de la course. À Silverstone, je n'avais pas pu le montrer, mais là, j'avais piste claire et je me suis bien amusé à dépasser. On a bien préparé la course depuis le début du week-end, on savait que le rythme sur un tour en qualifications serait moins important ici. J'ai fait mon boulot, c'est la meilleure course qu'on pouvait faire."
À ce stade de la saison passée, Liam Lawson avait déjà quitté Red Bull depuis trois mois. Yuki Tsunoda, qu'a remplacé Isack Hadjar cet hiver, avait pris la suite pour ne jamais parvenir à battre Max Verstappen en Grand Prix (22-0). Personne, ni même Hadjar, n'attendait de lui qu'il bouleverse la hiérarchie. Simplement qu'il performe, que son "rythme", dixit Mekies, tienne la route. Son directeur d’écurie l'a trouvé "fantastique", à Spa : "Il tenait la cadence des trois premiers, il a remonté le peloton et a réussi à contenir Lando derrière lui." Tout roule.
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