Grand Prix de Miami – Avec l'introduction de leur propre aileron "Macarena", Ferrari et Red Bull comptent bien revenir dans la danse pour le titre

Eurosport sur Google

Jour de rentrée, jour de nouveautés. Au milieu de la myriade d'innovations, celles qui ont scotché l'assistance sont les ailerons arrière "Macarena" développés par Ferrari et Red Bull. S'ils ne sont pas en tous points semblables, le résultat de l'unique séance d'essais libres du GP de Miami a livré une tendance positive. Au point de revenir dans la danse au championnat ?

Week-end sprint, pilote US de Cadillac sous pression : tout sur Miami

Video credit: Eurosport

Il est encore trop tôt. Une séance d'essais libres rallongée de 30 minutes - car la seule au programme de ce week-end rentrée à Miami - ne suffit pas à réellement quantifier l'apport de la nouvelle livrée de fournitures techniques des écuries. Évidemment, au milieu des pièces poncées, changées, ou siphonnées, les ailerons "Macarena" de Ferrari et Red Bull ont concentré tous les regards de l'assistance. Une bassine de fantasmes écume autour de cette innovation aérodynamique, entre gimmick et vrai outil à même de rebattre les cartes, à moyen terme, du championnat.
Très vite, les premiers tours ont dévoilé ce que tout le monde voulait épier. Au centre des onze équipes ayant apporté des nouveautés - seule Aston Martin s'est contentée de travailler sur la fiabilité, un des gros points noirs de son début de saison - Ferrari et les onze modifications sur sa SF-26 ont polarisé les regards. Émanation la plus visible, le nouvel aileron arrière baptisé "Macarena", testé en conditions réelles en Grand Prix, a capté toute l'attention.

Une séance pour tester et s'emballer

Dans les faits, le flap supérieur, utilisé pour l'aérodynamique active, s'ouvre et pivote pour se retourner presque entièrement en ligne droite, en miroir au concept "traditionnel" du DRS. En plus de la réduction de traînée dans l'air, le mouvement de bascule du volet rééquilibre la distribution de pression sur l'aileron, offrant des gains nets en vitesse de pointe. Voilà qui devrait, en substance, réduire l'écart avec les Mercedes. 
Surtout que les innovations autour du dispositif FTM - conçu afin d'exploiter le flux des gaz d'échappement et d'optimiser la récupération d'énergie - et des dérives latérales ont de quoi faire saliver les tifosi du côté de Maranello. La séance de rentrée, dominée par Charles Leclerc, ne va pas calmer les attentes et l'agitation autour de l'écurie au cheval cabré. Avec Lewis Hamilton quatrième, ce sont même les deux pilotes de la firme italiennes qui ont terminé devant les Mercedes sur la fiche des chronos, et assez confortablement (+0"769 et +0"790 pour Leclerc sur Antonelli et Russell).
"C'est compliqué de savoir parce que le gap entre Mercedes et nous est quand même très grand, a tempéré le pilote monégasque après la séance en zone mixte. Je ne sais pas si les améliorations qu'on va amener vont créer un tel bond en avant, qui suffira à combler l'écart avec eux. J'espère en tout cas qu'on se rapprochera."
En qualifications, cela s'est bien moins confirmé avec des Ferrari moins à la fête (Charles Leclerc quatrième et Lewis Hamilton septième), devancées par Kimi Antonelli. Au moins, George Russell a été mis dans l'échappement de Leclerc et sera juste devant Hamilton sur la grille.

Innovation extrême : la contre-attaque de Red Bull

En face, comme prévu, les Flèches d'argent n'ont pas bouleversé leur package gagnant, à plus d'un titre, et qui doit être amendé pour le Grand Prix du Canada dans trois semaines. Si l'écart semble se réduire, au moins un peu, l'arrivée des nouveaux ailerons y serait pour quelque chose. Une théorie que pourrait souscrire Max Verstappen. Le quadruple champion du monde a retrouvé une livrée plus légère et plus maniable. Surtout, comme chez Ferrari, un aileron "Macarena" est apparu à l'arrière.
Chez Red Bull, on l'affirme sans ambages - selon des indiscrétions relayées par Motorsport.com -, l'inspiration n'est pas venue de chez les Rouges. Sur la RB22, l'inclinaison au moment du pivotement est d'ailleurs moins marquée (160 degrés contre 270 chez Ferrari). Différence marquante et visible, l'écart entre les deux flaps au moment de l'ouverture est également bien plus grand chez l'écurie de Milton Keynes.
Rajoutez notamment des dérives retravaillées façon toboggan, un plancher modifié et vous retrouvez un Verstappen aux avant-postes (2e des essais) - en attendant la montée en puissance d'Isack Hadjar (9e). Une petite victoire pour l'équipe de Pierre Waché, mais il en faudra davantage pour réintroduire un semblant de suspense sur l'échiquier.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité