Grand Prix de Miami 2026 | Kimi Antonelli (Mercedes), ça devient très sérieux : "Il donne tort à beaucoup de gens"

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Kimi Antonelli a encore épaté son monde. À Miami, l'Italien a décroché une troisième victoire consécutive en résistant à la pression de Lando Norris et en surmontant quelques ennuis mécaniques. Le prodige de Mercedes a aussi significativement creusé l'écart sur son coéquipier, George Russell, qu'il a sérieusement éclipsé en Floride.

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À force, il va vraiment finir par être temps de s'enflammer. Alors que l'on a cessé de se rappeler qu'il devait encore apprendre, alors que l'on trouve des circonstances atténuantes à son coéquipier, Kimi Antonelli, lui, continue d'aller plus vite que ces petites musiques et, surtout, plus vite que tout le monde.
À Miami, le jeune Italien a brillamment décroché la troisième victoire de sa carrière, la troisième consécutive, ce qui constitue déjà un échantillon assez important pour remettre en cause le rapport de force que l'on imaginait, tous ou presque, à l'avantage de George Russell. Après quatre manches, vingt points séparent les deux pilotes Mercedes.
C'est à la fois peu, dans une saison à 22 Grands Prix, et beaucoup, dans une course au titre. Le gamin, parfaitement formé, continue de répéter que "ce n'est que le début", et que "le chemin est encore long", mais il démontre, semaine après semaine, et même après un mois de pause, que ses temps d'apprentissage, à lui, sont particulièrement courts.
À Miami, alors que Russell n'a cessé de rappeler que ce circuit n'était pas fait pour lui, Antonelli ne s'est pas gêné pour prendre la place. Épatant en qualification, un peu moins exposé au départ, mis sur orbite par un undercut très bien senti par Mercedes, le leader du Mondial a tout bien fait.

Même pas perturbé par les ennuis mécaniques

C'était tout sauf évident, sur une piste rendue piégeuse par les conditions climatiques et qui a d'ailleurs fait des victimes bien plus expérimentées que lui. Antonelli a gardé son calme, y compris lorsqu'il a rencontré des problèmes de boîte de vitesses. "J'ai eu deux ou trois tours où je ne pouvais pas rétrograder correctement, a-t-il détaillé en conférence de presse. Et après, j'ai eu quelques tours où je ne pouvais pas passer de la septième à la huitième vitesse. C'était un peu stressant."
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D'autant que l'Italien n'avait que peu de marge devant son premier poursuivant, Lando Norris. "Cela a évidemment ajouté de la pression parce que j'étais chassé et je savais que je ne pouvais pas me permettre la moindre erreur, et ces choses-là ne m'ont évidemment pas aidé", a-t-il souligné.
Et pourtant, le pilote de 19 ans n'a pas donné la moindre chance au champion du monde en titre. "Mener une course, résister à Norris, creuser l'écart... ça montre ses traits de caractère, s'est réjoui Toto Wolff, patron de Mercedes au micro de Sky Sports. Il a la vitesse et maintenant, il ajoute un peu plus d'expérience. Il va connaître beaucoup de succès à l'avenir."
Il fait un travail incroyable
Les statistiques laissent en tout cas entrevoir la même chose. Seuls Michael Schumacher et Ayrton Senna avaient converti leurs trois premières poles en victoires. Et seuls Mika Hakkinen et Damon Hill avaient décroché leurs trois premières victoires de manière consécutive.
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"Il fait du très bon boulot, chapeau à lui, s'est incliné Norris sur Sky Sports. À cet âge, et pour sa deuxième saison en F1, il fait un travail incroyable. C'est impressionnant de le voir performer sous pression, battre son coéquipier qui est là depuis longtemps. Il fait tout ce qu'il faut, et donne tort à beaucoup de gens donc je suis très heureux pour lui. Il est sympa mais il est aussi agaçant, parce que je veux le battre !"
Pour le moment, il est la tête qui dépasse. "J'espère qu'il pourra poursuivre sur cette pente ascendante, a confié Wolff. [...] Il a aussi un concurrent féroce, son coéquipier, qui n'était pas content du circuit ce week-end. Il est donc important de garder les deux pieds sur terre." Alors on patientera encore avant de s'enflammer.
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