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GP de Monaco 2013 : victoire de Nico Rosberg (Mercdes), trente ans après son père

Rosberg, trente ans après
Par Eurosport

Le 26/05/2013 à 16:23Mis à jour Le 31/05/2013 à 20:49

Nico Rosberg (Mercedes) a inscrit dimanche son prénom au palmarès du GP de Monaco, trente ans après la victoire de son père, Keke, en principauté. A l'issue d'une course neutralisée, stoppée même provisoirement, l'Allemand a gagné devant Sebastian Vettel et Mark Webber (Red Bull).

Nico Rosberg roule sur les traces de son père. Trente ans après la victoire de Keke en principauté, sur une Williams, le pilote de Mercedes a enlevé le prestigieux Grand Prix de Monaco, sixième épreuve de la saison, dimanche. Parti de la pole position, l'as à la Flèche d'argent frappée du numéro 9 a mené de bout en bout, opérant un démarrage impeccable, et résistant ensuite à trois autres départs, provoqués par les accidents de Felipe Massa (Ferrari) au 30e tour et Pastor Maldonado (Williams) au 46e passage, et l'accrochage entre Romain Grosjean (Lotus) et Daniel Ricciardo (Toro Rosso).

L'Allemand de 27 ans, victorieux pour la deuxième fois en carrière après le Grand Prix de Chine 2012, a devancé après 78 tours son compatriote Sebastian Vettel (Red Bull) et l'Australien Mark Webber (Red Bull). Son coéquipier Lewis Hamilton, qualifié deuxième, l'a suivi à environ deux secondes et a perdu deux positions sur un manque de réactivité des stratèges lors de la neutralisation motivée par le crash de Massa.

Alonso à côté de son sujet

Longtemps cinquième, Kimi Räikkönen (Lotus) a rétrogradé en fin de course en raison d'une crevaison contractée lors d'un accrochage avec l'intenable Sergio Pérez (McLaren), qui essayait de le piéger au freinage de la chicane du port. Le Finlandais a fini dixième. Le Mexicain, très viril et pas toujours correct dans les roues de son coéquipier Jenson Button et Fernando Alonso (Ferrari), a continué avec une direction tordue et une aéro déficiente avant d'abandonner.

Dans un jour "sans", Fernando Alonso (Ferrari) n'a jamais été en mesure de combattre, et a même affiché d'étonnantes faiblesses. Ayant coupé la chicane pour résister à un assaut de Sergio Pérez (McLaren), l'Espagnol a dû donner sa cinquième place sur ordre de la FIA. Puis, occupé à se caler sur des chronos convenus avec son équipe, il s'est fait surprendre par Adrian Sutil (Force India) à l'épingle, et Jenson Button (McLaren) lors de la confusion créée par l'abandon de Sergio Pérez, au célèbre virage de la Rascasse. Sutil cinquième et Button sixième, il a perdu gros au championnat en se contentant de la septième position. Il a même terminé sous la menace du Français Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), méritant huitième.

Belle affaire au championnat pour Vettel

Les leaders rarement en position de s'attaquer, les accidents auront finalement animé cette course décousue. Le dernier ayant nécessité l'entrée en piste de la voiture de sécurité est intervenu au 62e tour au freinage de la chicane, où Romain Grosjean (Lotus) a bizarrement percuté Daniel Ricciardo (Toro Rosso). Le Français et l'Australien n'ont pu continuer.

Les deux autres Tricolores en lice ne sont pas allés bien loin : Charles Pic (Caterham) s'est retiré au 8e tour sur casse moteur et Jules Bianchi (Marussia) a quitté l'épreuve dans la 61e rotation sur une défaillance du système de freinage.

Au classement du Mondial Pilotes, Vettel fait le break : son avance sur son dauphin Räikkönen passe de 4 à 21 points, tandis qu'il repousse Alonso à 29 longueurs. Chez les Constructeurs, Red Bull respire un peu plus avec un total de 164 points contre 123 à Ferrari et 112 à Lotus. Mais avec ses 37 points princiers, Mercedes en compte à présent 109 et peut rêver aux Rouges et aux Noirs et or.

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