Grand Prix de Monaco | Lando Norris l'emporte à Monaco devant Charles Leclerc, Isack Hadjar 6e et Esteban Ocon 7e

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Au bout d'une course rendue incertaine par l'obligation de faire deux arrêts, c'est le poleman, Lando Norris (McLaren) qui a tenu sa position pour remporter le Grand Prix de Monaco devant Charles Leclerc (Ferrari) et son coéquipier Oscar Piastri. Excellente course pour deux Français qui ont bénéficié d'une stratégie parfaite : Isack Hadjar (Racing Bulls) termine 6e, Esteban Ocon 7e (Haas).

Lando Norris au Grand Prix de Monaco

Crédit: Getty Images

Imperturbable Lando Norris. Alors que le Grand Prix de Monaco aurait pu être bouleversé par la règle des deux arrêts obligatoires, il n’en a rien été pour les hommes de devant. Le podium final est donc un statu quo du résultat des qualifications, avec un Norris en patron au volant de sa McLaren. Le Britannique s’impose en Principauté pour la première fois de sa carrière et signe son deuxième succès de la saison, juste devant Charles Leclerc (Ferrari) et son coéquipier Oscar Piastri.
Grâce à une stratégie bien menée par Racing Bulls, Isack Hadjar termine sixième. Belle course, aussi, d’Esteban Ocon (Haas), septième, alors que Pierre Gasly (Alpine) a été contraint à l’abandon après avoir touché Yuki Tsunoda (Red Bull). 
Quand Lando Norris a bloqué ses roues au premier virage, sous la pression d'un Charles Leclerc bien parti, on a cru qu’il avait perdu le bénéfice de sa pole position, comme trop souvent dans sa carrière. Il est finalement reparti en tête et ce fut, à l’arrivée, le seul moment chaud de sa course tranquille. Hélas, la règle des deux arrêts obligatoires n’a rien changé à la vie des pilotes aux avant-postes. Et il n’y a pas eu l’ombre d’une voiture de sécurité pour bouleverser les plans des uns et des autres, malgré la sortie de piste de Gabriel Bortoleto (Sauber) ou encore les abandons de Pierre Gasly (Alpine) et de Fernando Alonso (Aston Martin). 

Norris a piloté comme un patron

Au global, Norris, également auteur du meilleur tour en course, a parfaitement géré sa course, et ne s’est même fait aucune frayeur sur la piste serrée de Monaco, contrairement à Oscar Piastri, fébrile tout le week-end et pas loin de l'erreur fatale à deux reprises. Charles Leclerc y a cru dans les derniers tours en se rapprochant très près, quand Max Verstapen, alors premier, a retardé son deuxième passage aux stands. Mais, comme samedi, il en a manqué un peu au vainqueur de l’édition 2024. Lewis Hamilton, pénalisé après les qualifications, a signé une course assez anonyme et n’a jamais pu se mêler à la victoire. 
Ce réveil de Norris, qui avait remporté la course inaugurale en Australie avant de voir son coéquipier monter peu à peu en puissance, est d’autant plus bienvenu dans le sens où l’écart se resserre nettement au classement des pilotes. Piastri n’a plus que trois petits points d’avance sur Norris, à une semaine du GP d’Espagne. La troisième manche du "triple header" pourrait donc aboutir à un nouveau leader du championnat, sachant que Verstappen accuse 25 points de retard. 

Mercedes s’est fourvoyée

La règle de Monaco a surtout servi aux écuries opportunistes pour sécuriser leurs places dans le top 10. Racing Bulls, notamment, a demandé à Liam Lawson de ralentir le peloton pour permettre à Isack Hadjar d’effectuer rapidement ses deux arrêts et, ainsi, de signer le meilleur résultat de sa jeune carrière. Williams a fait pareil avec Alex Albon et Carlos Sainz. Le team Mercedes, de son côté, s’est fourvoyé. L’écurie allemande est passée totalement à côté de son sujet, en ne tentant aucun pari stratégique qui aurait pu permettre à George Russell et Kimi Antonelli de jouer les trouble-fêtes ou, au moins, d'assurer les points. Pire, ils ont montré un peu de nervosité. 

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