Grand Prix de Monaco | "J'ai trouvé mon Bono italien" : Hamilton enfin connecté à Ferrari
Mis à jour 06/06/2026 à 10:30 GMT+2
Lewis Hamilton a brillé trois jours durant au Canada et sa deuxième place ne peut seulement être vue comme l'amour qu'il a toujours eu pour ce circuit. À Montréal, le Britannique a trouvé la bonne formule avec ses deux ingénieurs de course, l'intérimaire Carlo Santi qui devait laisser sa place à Cédric Michel-Grosjean. Deux techniciens qui vont continuer de collaborer.
"Hamilton a retrouvé le plaisir de piloter, il est parti pour s'amuser pendant 4-5 ans"
Video credit: Eurosport
Voici le test ultime pour Lewis Hamilton. Celui qu'il attendait, Ferrari et tous ses fans avec lui. Deux semaines après avoir produit son meilleur meeting en rouge, à Montréal - "Ah que j'aime cette piste !" - depuis son arrivée chez les Rouges en 2025, le Britannique va faire face ce week-end à sa kryptonite, Monaco ; là où il a gagné trois fois en 18 participations, et beaucoup souffert. Chez McLaren comme Mercedes, et même Ferrari l'an dernier.
Au Canada, il a réalisé un week-end plein : cinquième en qualification et deuxième au drapeau à damier, il a surperformé là où son coéquipier Charles Leclerc s'est un peu perdu. Passons sur le hors-sujet stratégique de McLaren, qui a écarté dès le départ Lando Norris et Oscar Piastri de sa concurrence. Le Britannique a été à la hauteur de son CV de septuple champion du monde pour des raisons précises, assez nouvelles, qui suscitent aujourd'hui l'optimisme dans son camp.
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Être en confiance aide énormément
"C'est le fruit d'un travail acharné… Je n'arrive même pas à exprimer à quel point j'ai dû puiser dans mes ressources pour en arriver là, et tout le travail de fond accompli pour permettre une telle performance, a-t-il expliqué à Formula 1. Je suis vraiment reconnaissant envers l'équipe qui continue de me soutenir et de m'encourager week-end après week-end, et c'est un vrai plaisir de les voir si heureux, car ils le méritent amplement vu tout le travail qu'ils fournissent."
"Je pense que c'est le premier week-end complet que Lewis fait, du premier tour des essais libres jusqu'au dernier tour de la course, avait apprécié son patron, Frédéric Vasseur, pour Canal+. Il a fait un week-end plein, où il était en confiance. Dans des conditions extrêmes comme ça, où tout le monde galère un peu à mettre de l'énergie dans les pneus parce qu'il fait très froid, être en confiance aide énormément et permet de faire la différence."
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Lewis Hamilton (Ferrari) au Grand Prix de Monaco 2026
Crédit: Getty Images
Monaco, un an après le clash
Une confiance générée par une autre chose. "J'ai opté pour une configuration différente ce week-end, après avoir analysé les données et travaillé en étroite collaboration avec mon ingénieur. Il est vraiment génial et j'adore travailler avec lui", avait révélé le pilote. L'ingénieur de course en question est Carlo Santi, affecté à sa voiture cet hiver. Une promotion tardive qu'il ressent comme un vrai soulagement aujourd'hui, après un an de communications laborieuses avec Ricardo Adami, placardisé depuis. Une difficulté que le clash monégasque avait précisément illustrée, l'an passé. "Tu ne réponds pas à la question. Ça n'a pas d'importance je pense", avait coupé l'Anglais en course, à propos d'informations secondaires dans lesquelles l'Italien se perdait trop souvent. Le tour d'honneur avait accentué le malaise quand il lui avait demandé : "Tu m'en veux ?", ouvrant un silence gêné du côté du garage.
Lewis Hamilton a donc retrouvé la qualité de dialogue que chaque pilote recherche avec son technicien référent ; celle qu'il avait connue avec Peter Bonnington alias "Bono" chez Mercedes. Il l'a même dit : "J'ai trouvé mon Bono italien."
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Monaco en F1 jusqu'en 2035 : les dessous d'une prolongation
Video credit: Eurosport
Premier podium monégasque depuis 2019 ?
Mais paradoxalement, cette entente a fait surgir un autre problème, car Carlo Santi était censé être un intérimaire dans l'organisation de Maranello, le temps que le Français Cédric Michel-Grosjean, ingénieur Performance d'Oscar Piastri chez McLaren en 2025, ne soit opérationnel. Au Québec, Lewis Hamilton avait plaidé pour un statu quo. "Honnêtement, pour moi, mon équipe d'ingénieurs correspond juste à ce dont j'ai besoin, et nous avons vraiment configuré la voiture pour que je me sente moi-même", avait-il indiqué après la qualification. J'espère vraiment que ça va continuer. Je ne veux pas changer mon équipe. Nous avons juste besoin que ça fonctionne et faire ce qui marche pour moi." Un travail de préparation qu'il a au passage axé sur ses sensations de pilote, et débarrassé de sessions au simulateur qui l'induisaient en erreur.
Le dimanche, Lewis Hamilton a loué la contribution de Cédric Michel-Grosjean, finalement devenu l'adjoint de Carlo Santi : "Mon numéro 2 a fait un travail fantastique ce weekend, il m'a vraiment aidé à tirer plus de performance de la voiture, en me mettant dans une situation bien plus confortable. J'ai pu attaquer dans chaque virage." Un détail primordial à Monaco, qui lui donnera peut-être enfin la confiance qu'il a si peu éprouvé sur ce circuit atypique.
Lewis Hamilton, très à l'aise lors des premiers roulages vendredi, a donc toutes les cartes en main pour monter sur son premier podium princier depuis sa dernière victoire, en 2019. Surtout au volant d'une Ferrari présente huit fois sur l'estrade lors les dix dernières éditions.
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