Il sera là en 2027 : pourquoi Max Verstappen (Red Bull) a fait volte-face à propos de son avenir en attendant des changements sur les voitures
Eurosport sur GoogleCritique sans relâche des Formule 1 de 2026, Max Verstappen a opéré un demi-tour spectaculaire ces dernières semaines. Pas sur la nature des voitures, toujours loin d'être à son goût, mais sur son propre avenir. Lui qui menaçait de se mettre en retrait a annoncé, fin mai, qu'il poursuivrait finalement en F1 l'année prochaine. À condition que les voitures évoluent, comme promis par la FIA.
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Peut-être fallait-il qu'il tape ce grand coup sur la table, qu'il menace de se tirer, lui, le quadruple champion du monde, pour changer les choses. Dans sa guerre des kilowatts contre le règlement technique de 2026, Max Verstappen a remporté une bataille d'importance. Fini, en 2027, le 50/50 entre électrique et thermique dans le ventre des machines. Cet équilibre qu'il fustigeait depuis le début de la saison – "de la Formule E sous stéroïdes" – va évoluer, dès l'an prochain, aux dépens de la partie électrique des moteurs, a promis la FIA vendredi 8 mai. Pour le plus grand plaisir du Néerlandais qui, en réponse, a fait un pas vers son adversaire : "À moins d'un imprévu majeur", il sera bien là en 2027, a-t-il promis dans une interview au Telegraaf.
Pas de retraite anticipée, donc, ni d'année sabbatique pour Verstappen. "J'espère que chacun tiendra parole, a-t-il lancé au journal néerlandais le 23 mai, mais je peux confirmer que je resterai en Formule 1." Avant Montréal, il avait poursuivi, face aux médias : "Je ne fais pas attention à la performance de ma voiture. Ce qui m'intéresse, c'est le produit. Et si le produit s'améliore, alors le plaisir augmentera. Je suis content, et c'est ce que je veux poursuivre en Formule 1."
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Vers un 60-40 entre thermique et électrique en 2027
À maintes reprises, depuis le début de l'année, le pilote RedBull avait laissé entendre que son expérience au volant le dégoûtait petit à petit de son propre sport, plutôt que le manque de performance de sa RB22 (7e du championnat). Jusqu'à menacer sans détour de s'en aller. Après Suzuka, le 29 mars, il avait déclaré : "Quand vous y réfléchissez, est-ce que cela vaut le coup ? Est-ce que je ne préférerais pas passer plus de temps avec ma famille, voir davantage mes amis, plutôt que de pratiquer un sport qui ne me satisfait pas ?" Depuis que la FIA a promis de revoir sa copie, le ton a bien changé : "J'ai toujours voulu continuer, a-t-il rectifié au Canada, mais j'attendais du changement. Et ce changement qui arrive est très positif, donc c'est encourageant."
Après l'accident spectaculaire de Franco Colapinto au Japon, où le différentiel de vitesse en bout de ligne droite entre les voitures avait été mis en cause par de nombreux pilotes, la FIA ne pouvait que promettre d'ajuster son règlement. Lors d'une réunion de l'organisation à Paris, le 8 mai, des "mesures ont été trouvées, en principe pour 2027, qui verraient une augmentation nominale de la puissance du moteur à combustion de 50 kilowatts et une réduction nominale de la puissance du système de déploiement électrique de 50 kilowatts." Soit un joli rétropédalage, alors que les moteurs actuels tournent à 50% avec de l'énergie thermique, et à 50% avec de l'énergie électrique.
Suffisant pour inciter Verstappen à la volte-face. "La répartition entre le moteur thermique et le moteur électrique sera d'environ 60-40, un peu selon les circuits, retenait-il à De Telegraaf. Ce n'est pas encore parfait, mais c'est un pas dans la bonne direction. Et certainement une amélioration par rapport à la situation actuelle."
Les gens disent : "Oh, mais, regardez, le spectacle est génial, il y a eu des batailles entre les voitures", mais ça n'a rien à voir avec les voitures
À Montréal, le Néerlandais a vécu un joli duel en fin de course avec Lewis Hamilton, finalement remporté par le Britannique. Deuxième et troisième à l'arrivée, ils avaient tous deux apprécié la bataille, mais avec de belles réserves tout de même. "Je pense que ça reste quelque chose de bizarre, avait avancé Hamilton. Ça ne correspond pas à ce que devrait être le sport automobile. Le moteur devrait hurler à plein régime jusqu'au bout de la ligne droite et continuer de tirer encore et encore."
Verstappen, sorti de sa participation aux 24 heures du Nürburgring la semaine précédente, avait souhaité que la Formule 1 retrouve ce pilotage "pur" qu'il a vécu autre part. "En Formule 1, la plupart des pilotes figurent parmi les meilleurs du monde. (...) Donnez-nous n'importe quelle voiture, nous ferons toujours la course et offrirons un bon spectacle. Les gens disent : 'Oh mais, regardez, le spectacle est génial, il y a eu des batailles entre les voitures', mais ça n'a rien à voir avec la voiture." Au contraire de son demi-tour soudain.
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