"Pas de truc stupide"

Sebastian Vettel (Red Bull) pourrait se couronner dès dimanche, à Singapour. Il est partagé entre l'obligation d'un bon résultat, sans trop en faire au plus fort de la bagarre…

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Vous étiez 2e sur la grille et à l'arrivée ici en 2010. Est-ce une bonne ou une mauvaise course pour vous ? La plupart ont jusque là été bonnes pour Red Bull…Sebastian Vettel : Une très bonne course, je pense ; c'est l'une des meilleures de la saison. Nous connaissons déjà le circuit, c'est l'un des plus éprouvants pour les pilotes. Rester concentré y est extrêmement important.
Vous serez sûrement attentif à McLaren et Ferrari, qui ont chacun gagné deux fois. Tout comme Fernando Alonso...
S.V. : Exactement. Ça va être un long week-end, une course de près de deux heures soit la plus longue de la saison. Ferrari y a été très compétitive l'an passé. Je pense que nous étions à parité mais je n'ai pu passer en piste. J'espère que ça tournera différemment cette année. Mais difficile de faire une prédiction. Je pense que nous nous battrons avec McLaren et avec Ferrari, mais Mercedes peut aussi avoir une bonne chance ici. C'est un circuit où la voiture est importante, mais le pilote peut aussi faire une grosse différence.
Apportez-vous ici une série de nouvelles pièces ?
S.V. : Je ne dirais pas une vague de pièces, mais oui nous avons des nouveautés. C'est un circuit différent de Monza. Le package reçoit des évolutions dans la lignée des circuits urbains.
Vous pourriez être champion dimanche…S.V. : Comme vous dites, "pourrait". Pour l'instant, nous n'avons rien gagné. Nous sommes dans une bonne position mais il reste du chemin à faire. Nous avons une course et notre boulot normal à accomplir. D'ici le drapeau à damier, le chemin va être long. Plein de gens parlent mais un certain nombre de choses doivent se passer. Ça me rappelle Abou Dabi l'an dernier. Toutes les deux ou trois minutes, des gens arrivaient avec un nouveau cas de figure. Parmi combien, je ne sais pas, peut-être 1.467 options, il y en a une de bonne ? Ce n'est pas l'objectif du week-end. Le but est d'optimiser notre performance et de voir ensuite si nous sommes surpris ou non.
Vous n'être donc pas pressé.S.V. : Notre but, en début de saison, était de défendre notre titre. Il n'y a pas de raison d'en changer. Peu importe quand, il s'agit simplement pour nous que ça arrive.A Monza, vous êtes resté bloqué derrière Fernando. Le DRS va-t-il aider à dépasser ici ?S.V. : Il faut voir. Nous avons vu cette année que ça dépend de la longueur de la zone DRS et de son positionnement sur le circuit, et selon le circuit dans quelle ligne droite il est placé, etc... Ça fait une grosse différence.
Prendrez-vous ce week-end les mêmes risqués qu'ailleurs ?S.V. : Ça dépend de la course dans laquelle on est. En fait, tout dépend des chances entrevues : s'il y a un écart et une chance de passer la voiture devant, on y va. Si on pense que c'est trop risqué, on n'y va pas. ce serait une erreur de piloter ici avec le frein à main et juste se dire "Bon, je dois finir, je dois finir". De l'autre côté, ce serait une erreur de se dire "Maintenant, je dois prendre un risque. J'essaierai de faire la meilleure course sans tenter un truc stupide.
Il y a eu une petite plaisanterie entre vous et Fernando à Monza sur le fait qu'il vous avait mis dans l'herbe…S.V. : Il ne s'attendait pas à me voir aller à gauche, donc prendre l'intérieur pour la deuxième chicane. Au début de l'action, il ne m'a donc pas vu. Mais quand il m'a vu, il n'a pas battu en retraite, il s'est mis à droite et m'a juste laissé assez de place. C'est "limite" mais je savais que si je voulais passer, je devais essayer quelque chose. En fait, le tour précédent avait été plus chaud, quand j'étais à droite, à l'extérieur pour la deuxième chicane. Il a un peu bougé au freinage vers la droite et il ne me restait plus tellement de place. Nous en avons parlé après la course et c'est OK. Généralement, courir contre quelqu'un comme Fernando, des gens d'expérience, que l'on respecte, fait qu'on peut attaquer à la limite, roue dans roue car on sait qu'il va voir ce qui se passe et qu'il va donner suffisamment d'espace, juste ce qu'il faut mais pas plus.
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