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GP de Singapour 2013 : Bonus malus, Vettel sans concurrence, Räikkönen courageux
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Publié 22/09/2013 à 22:23 GMT+2
Sebastian Vettel (Red Bull) n'a rien fait pour rendre le Grand Prix de Singapour passionnant. D'autres choses nous ont déçus : la pénalité à Mark Webber pour auto-stop, la poisse de Sébastien Grosjean, les sifflets au vainqueur, mais il y a Kimi Räikkönen… Voici nos bonus-malus.
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Crédit: Eurosport
L'instant où tout a basculé
Jusqu'à ce fameux 25e tour, le Grand Prix de Singapour était en compétition pour le titre de course la moins excitante de la décennie ; donc à peu près du siècle. Heureusement, Daniel Ricciardo a eu l'idée originale de garer sa Toro Rosso contre un mur de pneus. C'est incroyable, mais tout le monde l'attendait. La force de l'habitude, sûrement. Certains, qui avaient stoppé tôt comme Kimi Räikkönen (Lotus), ont pu booster leur plan de course en s'arrêtant à cet instant providentiel. Pour d'autres, c'est tombé un peu mal, comme Nico Rosberg (Mercedes), deuxième, qui a eu la mauvaise idée de s'arrêter plus tard et a fini quatrième. Ou Jenson Button (McLaren), qui a tenté d'enquiller 37 tours, pour terminer à l'agonie.
Le regret
La réprimande infligée à Fernando Alonso (Ferrari) et à Mark Webber (Red Bull), qui pour ce dernier s'est transformée en pénalité de dix places sur la grille coréenne. On comprend que ce genre d'acrobatie bonne pour les pilotes de F1 comporte plus d'incertitudes dans des catégories de juniors fougueux, mais sa conséquence ressemble à de l'acharnement pour l'Australien franchement pas vernis.
L'attaquant
Räikkönen, sans hésitation. Le Finlandais qui n'a peur de rien n'a surtout pas redouté de mettre son dos à l'épreuve des méchantes bosses singapouriennes, au risque de raviver son hernie discale. N'écoutant que sa bravoure, il a taillé dans le peloton et s'est offert le scalp du gentleman Jenson Button (McLaren). Son dépassement à l'extérieur en route vers le podium fut la petite sensation nocturne.
Bonus
Vettel, au risque de se répéter. L'Allemand va faire un ennuyeux mais beau champion du monde. A Spa, Rocquelin lui avait déjà lâché la bride. Le chrono avait pris une seconde. Quand le Dijonais a lâché son pur-sang au restart, Rosberg (Mercedes) s'est retrouvé à deux secondes. Epoustoufflant.
Malus
Romain Grosjean (Lotus) n'a marqué que 57 points en 13 événements en 2013 soit en moyenne 4,38 par meeting. Une bonne huitième place à chaque fois, donc… L'an dernier, il en comptait 76 points au même stade de la saison. Avec cette défaillance moteur, il encaisse un troisième abandon dû à la mécanique (suspension à Montmelo, aileron à Silverstone) pour un seul responsable (Monaco).
La perf passée inaperçue
Gutiérrez, même si ça ne fait pas sauter au plafond. Il faut féliciter l'abonné mexicain à la Q1 pour sa Q3 inédite et sa première du samedi face à Hülkenberg. Il faut aussi le créditer de ne pas avoir gâché le départ par une incartade dont les débutants émotifs sont plus souvent responsables. Une douzième place honorable, à treize secondes de son équipier référence. Sur un circuit pas facile, ça valait le coup d'être mentionné.
Le vilain
Hülkenberg, mais on l'avoue : on a vu plus méchant. On l'a surtout entendu véhément à la radio après avoir dû rendre à Pérez (McLaren) sa position gagnée en hors-piste. Une mauvaise habitude chez les pilotes de critiquer des décisions de toute façon sans appel.
La stat
Sebastian Vettel (Red Bull) est le premier pilote vainqueur trois fois de suite sur le même circuit en ville depuis Ayrton Senna (McLaren) à Monaco, de 1989 à 1993 inclus.
La déclaration
Vettel, à propos des nouveaux sifflets pendant le podium : "Il y avait encore beaucoup de gars en rouge ici, ils sont en tournée mondiale, dans un bus, et ils sont très passionnés par leur équipe (Ferrari) qui a écrit l'histoire de la F1 pendant de longues années. Heureusement pour moi, dans les tribunes, il y a de plus en plus de gars en bleu. Et plus on me siffle, plus je fais du bon travail".
Le tour par tour
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