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Bonus-malus : Gloire d'Hamilton, fiasco de Ferrari et dérapage de Verstappen

Bonus-malus : Gloire d'Hamilton, fiasco de Ferrari et dérapage de Verstappen

Le 04/11/2019 à 03:41Mis à jour Le 04/11/2019 à 04:00

GRAND PRIX DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE - Lewis Hamilton (Mercedes) a tout essayé dimanche, mais sa deuxième place était synonyme de titre sixième mondial. En revanche, Ferrari a été méconnaissance, ce que Max Verstappen (Red Bull) n'a pas manqué de relever de façon polémique.

La note : 3/5

Un titre mondial en jeu, ça réhausse la note. Mais le scenario a tenu ses promesses. On a même vu une bagarre entre les pilotes Mercedes pour la victoire.

Le vainqueur : Valtteri Bottas (Mercedes)

Il a eu l'énorme mérite de se remettre d'un plan de course cassé par l'arrêt prématuré de Max Verstappen. Ça ne l'arrangeait pas de rentrer dès le 15e tour pour couvrir la menace de la Red Bull car cela a mis Lewis Hamilton dans le match. Calé contre son gré sur la stratégie à deux arrêts du Batave, il aurait pu être piégé par celle de son coéquipier, sur un stop.

Les stratégies du Grand Prix des Etats-Unis d'Amérique 2019

Après une tentative au 51e passage, il a conclu avant le freinage du n°12 au passage suivant. C'est beau d'être allé chercher la victoire sur la piste, et c'est rare. C'est seulement la troisième fois que cela se produit cette saison, après Verstappen sur Leclerc en Autriche, et Hamilton sur Verstappen en Hongrie.

Cette quatrième victoire de la saison rend le bilan 2019 du Finlandais des plus présentables. Elle est synonyme de place de vice-champion du monde.

Le champion : Lewis Hamilton (Mercedes)

Les pilotes s'autorisant à ne pas suivre les avis de leur équipe ne sont pas nombreux dans le paddock. C'est dû à la confiance qu'on lui accorde et au poids des victoires. Comme celle de la semaine passée, au Mexique.

#LH44 a couru crânement, en refusant par deux fois la proposition de rentrer. Une première pour réagir au pit stop de Verstappen, une seconde pour assurer la deuxième place. En route vers son sixième titre, il ne risquait pas grand-chose mais ce n'était pas son tempérament de tomber dans la facilité.

Cinq tours lui ont manqué et c'est finalement beaucoup. Son pari raté à au moins boosté la confiance de Bottas, d'ordinaire pas incisif dans les combats de dernières minutes.

Mais l'Histoire retiendra ce 6e sacre, le 19e pour le Royaume-Uni.

Le dérapage : Max Verstappen (Red Bull)

"Il n'a aucune idée de ce qu'il dit, a répondu le Monégasque. Nous savons ce que nous faisons et je ne sais pas pourquoi il l'ouvre. Il ne sait pas ce qui se passe dans l'équipe."

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix des Etats-Unis d'Amérique 2019

Le bonus : les félicitations de Sebastian Vettel (Ferrari)

Ce sont les attentions, les mots des adversaires qui donnent une véritable dimension aux plus grands accomplissements. En quadruple champion du monde, le pilote de la Scuderia a fait un geste spontané dans la cool room, qui honore le sport et ses valeurs. C'était sincère et l'Allemand n'a fait que relayer le respect exprimé au sein de la Scuderia par Charles Leclerc et le patron, Mattia Binotto. Bravo !

Le malus : Le bris de la suspension de la SF90 n°5

L'homologation d'une monoplace de Formule 1 passe par de nombreux crash-tests ou tests d'effort pour en prouver la solidité. Il est peut-être temps de se pencher sur la résistance d'éléments comme les suspensions. Il n'est pas normal que celle de la Ferrari a cassée au passage sur la "saucisse" du virage n°8 en début d'épreuve.

Le tweet admiratif

Nico Rosberg voit son ex-ami de trente ans devenir le plus grand de tous les temps.

La fin de série

Premier podium sans Ferrari depuis le 12 mai, en Espagne.

La déclaration : Lewis Hamilton (Mercedes)

" Niki me manque tant. Hier, il m'aurait dit qu'il me paie trop mais aujourd'hui, il me tirerait un coup de chapeau. Je n'aurais pas fait tout ça sans Niki. Il est avec nous en pensée."
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