GP des Etats-Unis - Ferrari, un doublé pour entamer la dernière ligne droite : "Nous visons toujours le titre"

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Revoilà la Scuderia Ferrari ! Dimanche soir, après une longue pause de quatre semaines, Charles Leclerc a remporté le Grand Prix des Etats-Unis devant son coéquipier Carlos Sainz. La démonstration de force de l'écurie transalpine à Austin a renforcé ses convictions de pouvoir disputer le titre Constructeurs à McLaren et Red Bull. Les trois écuries se tiennent en 48 points à cinq manches de la fin.

Logiciel inversé et sérénité retrouvée : comment Ferrari revient dans la danse

Video credit: Eurosport

Dix-huit ans après le dernier doublé de Ferrari en terre américaine, Charles Leclerc et Carlos Sainz ont dépoussiéré le palmarès de la Scuderia outre-Atlantique. Dimanche soir, le Monégasque a dominé de la tête et des épaules le Grand Prix des Etats-Unis devant son coéquipier espagnol.
Quatrième à l'envol, il a profité du crêpage de chignon entre Lando Norris (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull) au premier virage pour leur griller la politesse et prendre la poudre d'escampette. Au drapeau à damier, Leclerc, victorieux pour la huitième fois en carrière et la troisième fois en 2024 (Monaco et Monza), était escorté à distance raisonnable par son coéquipier espagnol. Une véritable domination alors que Ferrari n'apportait pas d'évolution sur le tracé texan.
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"Verstappen est ce qu'il a toujours été : cynique"

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Domination sans partage

"Ce premier virage, c'était exactement ce que je voulais faire, a assuré l'intéressé dans le parc fermé. Je savais que ce serait très tendu à ce moment de la course. J'ai pris un très bon départ et je me suis débrouillé pour ne pas me retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. J'ai pu tirer avantage de cet incident et ça a aidé notre premier relais. Notre rythme était énorme grâce aux ingénieurs qui ont travaillé comme des fous pour apporter des améliorations à Singapour et lors des dernières courses. Elles semblent porter leurs fruits."
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Charles Leclerc (Ferrari) sur le circuit d'Austin

Crédit: Getty Images

Samedi, on avait eu un premier aperçu de la vitalité de la SF-24 durant la course sprint. Sainz avait chipé la deuxième place de Norris dans le dernier tour et Leclerc avait raté le podium d'un rien. "Cela n'a pas été un week-end simple, j'ai un peu souffert avec la voiture au début, mais j'avais confiance dans le fait que les sensations seraient meilleures en course, assurait Leclerc. Après la course sprint, on pensait que les autres allaient s'améliorer. Aujourd'hui, l'inverse s'est produit. On n'aurait pas pu rêver mieux que faire ce doublé !"
La gestion des gommes, qui fait la force de Ferrari cette année, était sa principale faiblesse la saison dernière. C'est un fait, la SF-24 n'est pas gourmande en pneumatique. Mieux : elle permet à ses propriétaires d'étirer les relais sans craindre une dégradation rédhibitoire pour la victoire, comme l'expliquait Carlos Sainz. "Par le passé, on devait beaucoup défendre et on perdait des positions en course. Cette année, on peut attaquer et dépasser, ce qui est très appréciable. Ce paramètre a rendu notre course bien plus facile et agréable que l'an dernier", a dit celui qui a réussi un impressionnant undercut sur Verstappen et s'est contenté de gérer l'avantage, comme Leclerc, sur son second relais.

Le titre ? Vasseur tempère

Avec ce deuxième doublé en 2024 (Australie en mars dernier), la Scuderia Ferrari a entamé de la meilleure des manières l'enchaînement de trois courses qui la conduira au Mexique le week-end prochain puis au Brésil la semaine suivante. L'excellente opération comptable réalisée aux Etats-Unis (55 points glanés à Austin : 12 en sprint, 43 en course) l'a ramené à 40 longueurs de McLaren et à 8 unités de Red Bull chez les Constructeurs à cinq Grands Prix et deux courses sprint du terme. "On vise toujours le titre", a prévenu Leclerc, heureux de reprendre du terrain à ses concurrents.
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Charles Leclerc (Ferrari) dirige la meute lors du Grand Prix des Etats-Unis.

Crédit: Getty Images

Interrogé par Canal+, Frédéric Vasseur a tempéré l'ambition de ses pilotes. "Il y a encore beaucoup de points sur la table. Tout est donc possible, mais le plus important est de se concentrer sur chaque échéance à la fois, pas de tirer des plans sur la comète", a averti le patron des rouges, qui estime que des progrès peuvent être réalisés en qualification. "Je pense qu'on a fait un pas en avant, mais des courses très particulières nous attendent", a-t-il conclu.
Le Grand Prix du Mexique, organisé le week-end prochain sur un circuit niché à plus de 2 200 mètres d'altitude, imposera un nouveau défi à l'écurie de Maranello. Laquelle saura à cet instant si elle peut rêver d'un titre Constructeurs qui lui échappe depuis 2008. La perspective de dépoussiérer la salle des trophées de Ferrari devrait donner des idées à Leclerc et Sainz...
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Soupçon de triche chez Red Bull : "Il va peut-être falloir que McLaren devienne méchante"

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