Pourquoi Oscar Piastri est la clé de la lutte pour le titre entre Max Verstappen et Lando Norris

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A Austin, Texas, la saison de Formule 1 entre dans son "money-time". Hors d'œuvre de ce final brûlant, avec deux enchaînements de trois courses, le Grand Prix des Etats-Unis sera une nouvelle occasion de voir si, chez McLaren, on est capable de se ranger derrière Lando Norris. Max Verstappen espère bien qu'Oscar Piastri l'aidera en favorisant ses ambitions personnelles face à celles de l'équipe.

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En Formule 1 comme ailleurs, les années passent, les générations avec et les équilibres bougent. Il y a trois ans, au coeur de l'une des plus belles saisons de l'histoire, Max Verstappen était le gamin face à la légende Lewis Hamilton qui usait, parfois, de l'art de la communication pour déstabiliser son jeune adversaire. Red Bull, forte des quatre titres avec Sebastian Vettel, en avait vu d'autres mais le combat n'était pas seulement sur la piste. Le triple champion du monde a appris et dans sa lutte face à Lando Norris, il a choisi de cibler… Oscar Piastri. Tout sauf un hasard évidemment.
"Pour moi, ce n'est absolument pas un [deuxième pilote] et si j'étais lui, je ne l'accepterais jamais, a fait savoir Verstappen à la veille des premiers tours  de roue au Grand Prix des Etats-Unis. Pour moi, c'est facile de parler, bien sûr, parce que je suis en Formule 1 depuis 10 ans et que c'est la deuxième saison d'Oscar, donc c'est toujours plus difficile de s'affirmer. Mais c'est un grand pilote de F1 qui ne mérite pas de renoncer à des victoires et à des positions, et de jouer les seconds rôles parce qu'on le lui demande."

Verstappen a son destin en main

"Supermax" n'a jamais eu besoin de laisser les victoires aux autres puisque la Red Bull ne jouait pas le titre quand il est arrivé et qu'il a ensuite méthodiquement laminé tous ses coéquipiers. On peut évidemment croire que son tempérament l'aurait emmené vers ses ambitions personnelles mais là il n'est pas seulement guidé par l'envie d'aider son collègue australien. Quatrième du championnat du monde des pilotes à 94 points du leader néerlandais, Piastri n'est pas une menace. Pas directement en tout cas.
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Red Bull a fait ses calculs et à Singapour le petit point du meilleur tour glané par Daniel Ricciardo dans l'écurie-soeur (Racing Bulls), un baroud d'honneur avant son départ, a permis à Verstappen de s'assurer d'une quatrième couronne mondiale s'il achevait les six courses restantes du calendrier à la deuxième place, y compris si Lando Norris (McLaren) venait à toutes les remporter avec le point bonus. Mais dans la dernière ligne droite de la saison, la voiture la plus rapide est bien orange et voir McLaren enquiller un ou plusieurs doublés ne surprendra personne.

La dynamique est pour... Piastri

La question sera de savoir si Oscar Piastri jouera le rôle du parfait second ou pas. A vrai dire, si la saison devait mal se finir pour elle, on se demanderait comment McLaren a fait pour passer à côté du titre Pilotes avec la meilleure voiture du plateau. Mais là n'est encore la question et il convient de tout faire pour favoriser les desseins de Norris, le mieux placé au championnat avec 52 points de retard sur Verstappen et 42 d'avance sur son coéquipier. Tout faire et donc sacrifier Piastri.
Sur les six dernières courses, l'ancien de la maison Alpine, qui s'est raté en qualifs sprint vendredi, a marqué cinq points de plus que Norris (113 contre 108) et chacun voit bien que tôt ou tard son talent lui permettra de prendre le dessus sur ce dernier. Il a déjà montré des signes d'agacement face aux consignes d'équipe et celle-ci ne triomphera pas sans son concours. L'écurie de Woking joue sur des œufs dans cette dernière ligne droite, ce que Verstappen a bien compris. On ne sait pas s'il parviendra à jeter un grain de sable dans la machine McLaren mais il aurait tort de ne pas essayer. Toute autre chose qu'une écurie rivale qui regarde dans une seule et même direction lui permettra d'empocher son quatrième titre.
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L'équation est simple : avec la meilleure voiture, McLaren doit enchaîner les succès, si possible avec Lando Norris et si possible avec Oscar Piastri juste derrière. Le talentueux australien ne manque pas d'ego et il n'avait pas hésité à tout envoyer bazarder chez Alpine quand son horizon ne lui convenait plus. Il n'est pas tout à fait dans la même position chez McLaren mais son talent peut lui permettre de petits écarts. Lui aussi doit trouver l'équilibre. Il faut s'affirmer sans froisser totalement ses patrons ou Norris qui lui sera peut-être utile dans le futur. Est-il capable d'être docile ? Son coéquipier aurait la bonne idée de vite se rapprocher de Verstappen au championnat pour asseoir encore un peu plus sa position et ses prétentions sur la couronne mondiale.

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