Formule 1 : "On est lents, c'est top !" : Esteban Ocon déjà frustré chez Haas, moins d'un an après son arrivée ?
Eurosport sur GoogleÉliminé dès la Q1, puis 15e en course, Esteban Ocon n’a pas caché sa frustration quant au rythme de sa Haas à Austin. Au micro de Canal+, le Français s’est fendu d’un acide "On est lents, c’est top !", samedi. Son directeur d’écurie, Ayao Komatsu, lui conseillait en septembre de "ne pas se focaliser uniquement sur ce qui n’a pas été parfait". Mauvaise passe ou désamour ?
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"Je sens que je m’intègre super bien avec tout le monde, et que l’équipe est motivée pour performer. Honnêtement, c’est fantastique de faire partie d’une telle équipe", confiait Esteban Ocon à F1TV, en avril, à propos de ses premiers pas au sein de l’écurie américaine Haas. Pas sûr que le Normand soit toujours aussi enchanté, six mois plus tard.
Interrogé par Canal+ au sortir des qualifications à Austin, ce week-end, Ocon n’a pas épilogué sur les raisons de sa 17e place sur la grille. "Ce coup-là, il n’y a pas eu de problème sur le timing donc on a fait tous les tours. On était juste lents, il n’y a pas d’autre mot. C’était catastrophique à rouler, voilà, c’est tout", a-t-il déclaré, visiblement lassé – voire agacé.
Une exigence en question
Le pilote français a pointé son manque de confiance en piste : "C’était impossible de rouler sans penser [au fait] de faire une erreur". Quinzième sur la ligne d’arrivée, dimanche, Esteban Ocon a bouclé un douzième week-end sans inscrire le moindre point cette année.
Comme Isack Hadjar et Alexander Albon, Ocon a fait les frais du manque de performance de la gomme dure, enfilée pour le départ du Grand Prix. "Un après-midi très difficile, c’est le moins que l’on puisse dire. Je pense que l’on s’est trompés de pneu au départ, j’ai eu beaucoup de mal. J’ai perdu les positions gagnées au premier virage, car je glissais et manquais d'adhérence", a-t-il résumé à F1TV après la course.
Il essaie toujours tout, Parfois un peu trop
Faut-il percevoir un début de lassitude dans les déclarations d’Ocon ? Son directeur d’écurie, Ayao Komatsu, a peut-être déjà fourni un élément de réponse. Interrogé fin septembre, à Baku, sur son pilote, il avait salué son apport pour l’écurie, mais aussi pointé son exigence jugée excessive. "Il essaie toujours, toujours tout. Parfois un peu trop, dans le sens où il faut trouver le juste équilibre, ne pas se focaliser uniquement sur ce qui n’a pas été parfait", avait-il déclaré.
À Monaco, où il avait terminé la course à la septième place, Esteban Ocon avait "abordé les points positifs pendant dix secondes, puis il s’était attardé sur les points négatifs pendant dix minutes", selon Komatsu, d’après des propos rapportés par AutoHebdo. "Il faut trouver ce bon équilibre, il doit motiver les autres", avait-il ajouté. Les résultats n'aident pas : Ocon a inscrit 23 de ses 28 points en première moitié de saison. Les temps sont durs.
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