GP des Pays-Bas - "Je veux juste manger un burger et rentrer chez moi" : l'abandon de Lando Norris (McLaren), un coup dur pour ses ambitions de titre

Eurosport sur Google

Alors que McLaren se dirigeait tranquillement vers un cinquième doublé 1-2 consécutif, la voiture de Lando Norris a lâché à 7 tours de la fin du Grand Prix des Pays-Bas, ce dimanche, précipitant l'abandon du Britannique. Ce dernier a regardé son équipier et rival Oscar Piastri s'imposer pour la 7e fois de la saison et prendre le large au Championnat, et ce alors qu'il reste 9 courses à disputer.

"Les records de Ferrari sont dans le viseur de McLaren"

Video credit: Eurosport

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. A la sortie d'un Grand Prix des Pays-Bas rocambolesque marqué par le premier podium d'Isack Hadjar, McLaren doit maintenant se livrer à un numéro d'équilibriste. Dans le clan d'Oscar Piastri, l'heure est aux célébrations : l'Australien s'est imposé pour la septième fois de la saison, ce dimanche, convertissant sa pole position en victoire sans jamais céder sa place de leader en 72 tours. Une prestation digne d'un futur champion du monde... que le pilote n°81 est en passe de devenir.
Il n'est pas certain que Lando Norris, l'autre prétendant à la couronne, se joigne à la fête et goûte aux effluves pétillantes de champagne. Il faut dire que l'ambiance est plutôt morose dans le garage voisin. Vaillant dauphin de l'Australien après avoir pris la mesure du chouchou local Max Verstappen, le Britannique a été contraint d'abandonner à sept tours de l'arrivée à Zandvoort. La faute à une spectaculaire défaillance mécanique sur sa McLaren, de la fumée s'échappant de son cockpit.

Moteur en carafe

Moteur en carafe, le natif de Bristol s'est extrait de la voiture et a observé la fin de la course en spectateur, comme Charles Leclerc et Lewis Hamilton avant lui. "Aujourd'hui, nous avons vécu les deux facettes du sport automobile, a réagi Andrea Stella, le directeur de l'écurie orange. D'un côté, il y a la joie et la satisfaction d'une nouvelle victoire pour McLaren, une victoire méritée pour Oscar au bout d'un week-end très solide et propre. Et de l'autre côté, il y a la déception et la douleur de notre abandon. Lando était en mesure de tenter de remporter la course. Un doublé 1-2 se profilait pour nous..."
picture

Lando Norris au Grand Prix des Pays-Bas.

Crédit: Getty Images

Assis sur une butte, encore casqué, la tête rentrée dans ses épaules, Norris est apparu complètement dévasté alors que la voiture de sécurité s'échinait à regrouper toutes les monoplaces pour la troisième fois de l'après-midi. Ce n'est que bien après les célébrations du podium que le malheureux s'est présenté à la presse. "Je ne sais pas quel était exactement le problème : le moteur s'est éteint et c'était terminé. Je suis déçu, mais je ne pouvais rien faire. Ce n'était tout simplement pas mon week-end", a-t-il dit dans des propos rapportés par Autosport et F1TV. Relancé par Sky Sports, il a répondu succintement : "Je veux juste manger un burger et rentrer chez moi."

Il n'a plus rien à perdre

Le coup est rude pour Norris, plombé dans la course au titre par son deuxième abandon de l'année, et ce alors qu'il restait sur trois victoires en quatre courses avant la pause estivale. Le momentum psychologique était en sa faveur, et ses premiers tours de piste à Zandvoort au retour des vacances laissait présager un nouveau week-end de domination. Samedi, la pole concédée à Piastri à cause "d'une bourrasque de vent" avait déjà été dure à avaler ; 24 heures plus tard, le voilà désormais devancé de 34 points par l'Australien à 9 Grands Prix de la fin. "C'est dur, c'est frustrant. Bien sûr que ça fait mal quand on pense au championnat. On parle de très gros points perdus en route... Mais je ne peux rien contrôler là-dessus, donc je prends sur moi et je passe à autre chose", a enchaîné le Britannique. Avant de conclure : "La seule chose que je puisse faire, c'est d'essayer de gagner chaque course. Ça va être difficile, mais je vais tout donner."
picture

Les dessous du projet Red Bull Ford Powertrains pour 2026

Video credit: Eurosport

Si ce succès en terre néerlandaise ne lui garantit pas de devenir champion du monde en fin de saison, il ne fait aucun doute que Piastri a fait un premier pas vers le titre. Imperturtable au volant de sa MCL39, le métronome australien affiche deux succès de plus que son équipier en 2025, n'a terminé qu'une seule fois au-delà de la quatrième place en 15 courses (en Australie, lors de la manche inaugurale) et n'a connu que trois abandons en trois saisons, tous en 2023. La tâche qui attend Norris s'annonce donc herculéenne. Mark Webber, l'agent de Piastri, toujours soucieux de le préserver de l'agitation et de la pression populaire, a rappelé que la route "était encore longue" avant de voir son protégé sacré : "Il faut encore courir au Brésil où il pleut régulièrement, sur les circuits urbains de Singapour et Bakou où tout peut arriver..." Certes, mais ce que l'ancien vice-champion du monde ne dit pas, c'est que son client, contrairement à son équipier, pourra se permettre quelques petits calculs jusqu'à Abu Dhabi. Norris, lui, devra sortir le grand jeu chaque week-end et gagner à tout prix.

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité