Formule 1 | Red Bull arrive au plafond de ses ressources de développement
Publié 31/07/2026 à 11:16 GMT+2
L'effort consenti par Red Bull lors de la première moitié de saison pour revenir sur Mercedes a un prix. Celui de ne pouvoir continuer plus longtemps à modifier sa RB22 afin de lui injecter de la performance. Et c'est son patron, Laurent Mekies, qui le dit.
Mekies, un an à Milton Keynes : "Red Bull, c'est un peu la French connexion"
Video credit: Eurosport
Le bilan à mi-saison dressé par Laurent Mekies, juste après le Grand Prix de Hongrie, prend aujourd'hui tout son sens. "Depuis l'Autriche, on s'est battu pour le podium à chaque course, avait rappelé le directeur d'équipe de Milton Keynes, à Canal+. Quelles que soient les pistes, il nous manque deux-trois dixièmes pour la victoire. On a déjà récupéré une seconde sur les autres équipes dans la première partie de saison, on ne pourra pas faire la même chose dans la deuxième partie."
"Faire la même chose", c'est apporter les rafales de pièces nouvelles et modifications en tout genre qui ont transformé la RB22 en monoplace éligible pour la victoire après une entame de championnat apocalyptique. Sixième de la manche d'ouverture de la saison en Australie, à 54 secondes du vainqueur, Max Verstappen a ainsi progressé jusqu'à la deuxième place, dimanche dernier en Hongrie, à 15 secondes.
Un record de 36 mises à jour
"Je ne sais pas ce que feront les autres équipes, mais une chose est certaine : à un moment donné, nous devrons décider comment répartir nos ressources entre cette saison et la suivante, a précisé le manager français, à motorsport.com. Je m'attends à ce que cette décision intervienne plus tôt que l'année dernière, en particulier compte tenu des réglementations actuelles."
Le tableau des évolutions aérodynamiques déclarées lors de chaque week-end de course à la Fédération internationale de l'automobile, fait effectivement apparaître un record de 36 mises à jour pour la Red Bull, principalement à Miami et à Spielberg (7 évolutions à chaque fois), au rythme d'une évolution au minimum par meeting, excepté Shanghai.
En tout, l'équipe du directeur technique Pierre Waché a retouché pas moins de sept fois des parties essentielles comme l'aileron arrière, cinq fois le plancher, trois fois les pontons (dont une refonte majeure) et quatre fois le capot moteur. Avec un bémol : elle a remis une ancienne version de l'aileron arrière à Spa suite aux sorties de piste de Max Verstappen à Spielberg et à Silverstone.
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"Une voiture dangereuse est une ligne rouge pour un pilote : Verstappen en a ras le bol"
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Mercedes a le champ libre
Parallèlement, la facture des travaux a augmenté avec la cure d'amaigrissement de la RB22 (née 9 à 10 kg au-dessus du poids minimal autorisé) et les accidents (Melbourne et Spielberg pour Verstappen, Monaco et Miami pour Hadjar). Mais si RBR va être obligé de figer sa monoplace plus tôt que les années passés, Ferrari et McLaren vont sans doute devoir en faire de même après avoir introduit 35 modifications, selon un principe simple consistant à installer tôt dans la saison des pièces pour en bénéficier le plus possible.
À l'inverse de Mercedes, contraint de se focaliser d'abord sur ses problèmes de fiabilité. Ce qui lui laisse aujourd'hui la voie libre pour reprendre de l'avance, avec seulement 23 mises à jour aéro déclarées. Le plus faible total derrière Alpine (21).
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