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Petrov charge Renault
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Publié 18/11/2011 à 14:51 GMT+1
Vitaly Petrov a peut-être compris qu'il n'aurait pas sa place chez Renault - qui deviendra Lotus - en 2012. En tous les cas, il a décidé de vider son sac.
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Vitaly Petrov a perdu son flegme. Arrivé en Formule 1 en 2010, le Russe se sent en ballottage - peut-être défavorable - en scrutant l'horizon 2012. Eric Boullier, son directeur, prépare le terrain depuis un moment en parlant de Romain Grosjean dans le baquet initialement réservé à Robert Kubica. Le natif de Vyborg se sait en concurrence avec Bruno Senna pour rester. Il apporterait 20 millions de dollars par an. Mais le Pauliste serait le vecteur évident de WWI Group, une société qui a créé dernièrement avec Genii Capital une joint venture d'envergure au Brésil.
De quoi rendre le garçon un peu nerveux et expliquer sa surprenante sortie, cette semaine. "Je ne peux rien dire de mal sur le team, c'est dans mon contrat. Mais des choses ont déjà transpiré dans les medias. Les gens disent que l'équipe a critiqué les pilotes. Mais excusez-moi et lisez mes interviews : je n'ai jamais critiqué l'équipe bien que nous ayons perdu de nombreuses fois. Combien de fois avons-nous manqué des pit stops ? Avec quelle stratégie ?", s'est interrogé le pilote Renault n°10, dans un entretien à la chaîne de télévision Russia 2, rapporté par le site autosport.com.
"Nous avons perdu des places sur environ dix courses", souligne le premier Russe vu sur un podium en F1, en Australie en ouverture de la saison. "Même sans une voiture rapide, nous aurions gagné des places. Avec simplement une bonne stratégie, nous aurions fini dans les points. Mais, dans les interviews, je n'ai pu en parler. Pas plus qu'aujourd'hui ; mais je ne peux me taire plus longtemps."
"En début d'année, sur les cinq-six premières courses, nous étions vraiment rapides", poursuit-il. "Nous ne pouvions nous battre contre Ferrari, Red Bull ou McLaren, mais nous étions proches de Ferrari et bien plus rapides que Mercedes. C'était très facile de passer de Q2 en Q3 en utilisant un seul train de pneus. Nous n'utilisions pas le potentiel à 100% pour aller en Q3. Mais quand les développements en soufflerie sont arrivés, les nouvelles pièces n'ont pas marché à cause des échappements frontaux. Nous avons travaillé sur l'aileron avant, l'aileron arrière, le diffuseur, le fond plat mais quoi que nous fassions était voué à l'échec. Depuis dix courses, nous n'avons rien eu (de nouveau). En fait, nous avons la même voiture qu'en début de saison."
Le constat est effectivement sans appel pour Petrov, entré en Q3 lors des cinq premiers Grands Prix. Il n'y est ensuite revenu que quatre fois (Allemagne, Belgique, Italie, Corée du Sud). Du côté de Renault, le bilan est encore plus douloureux : l'équipe a fait la course en tête pour la 4e place du championnat Constructeur - son objectif principal, affichant 61 points contre 58 à la firme à l'Etoile après huit Grands Prix. Enstone a ensuite marqué le pas à partir du Grand Prix de Grande Bretagne, inscrivant neuf points sur les neuf courses disputées depuis lors. Dans le même temps, MGP s'est envolé, jusqu'à compter 159 points avant la der au Brésil, où Petrov laissera son volant à Grosjean en Libres 1...
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