"Ça reste historique"

Fort d'une 15e pole position saisonnière samedi, Sebastian Vettel (Red Bull) a donc détrôné Nigel Mansell, "maître" du genre depuis 1992. L'Allemand a mis plus de tentatives pour réussir cette performance mais il ne boude pas son plaisir. Et confie qu'il n'a "pas de sac à dixièmes."

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Crédit: Eurosport

Avec cette 15e pole position, vous venez d'établir un nouveau record en une saison...
Sebastian Vettel : Il y a eu des commentaires avant la qualification, avant même ce week-end, sur la perspective de ce record particulier, et je pense que le mieux était de ne pas y penser du tout. De surcroît, nous avons connu un rude début de week-end, hier : nous n'étions pas à 100% contents de l'équilibre de la voiture. Nous avons fait les bons choix la nuit dernière et j'ai abordé la qualification en étant plus content. J'ai apprécié ce moment, ce tour. J'étais déjà content de mon premier tour en Q3, mais je savais qu'il restait un peu de marge. J'ai tout mis dans ce dernier tour et couper la ligne fut quelque chose de très émotionnel car je savais que j'avais tout donné. J'en étais ravi mais j'ai ensuite du attendre un bon moment pour savoir si mon chrono était suffisant. Les noms apparaissaient un à un, puis mon ingénieur, 'Rocky' (ndlr : Guillaume Rocquelin) m'a indiqué Button P2, Mark [Webber] P2… J'avais donc la pole... Cette pole est très spéciale, différente des autres. C'est sûr que le maître du genre, Nigel Mansell, avait eu deux courses de moins (pour arriver à 14 poles) mais ça reste historique.
A présent que la dernière séance de qualification de l'année est passée, pouvez-vous nous livrer votre secret ?
S.V. : Eh bien, je ne sais pas. Il n'y a pas de secret, en fait. C'est marrant, mercredi soir, lors d'un repas très sympa, deux mécaniciens sont venus me demander "Où était ce sac dans lequel tu caches ces deux dixièmes en Q3 ? Te suffit-il d'aller les chercher ?". Ce n'est pas aussi simple de tout mettre dans un seul tour. Tous les circuits sont différents et parfois on n'est pas si heureux que ça, d'autres fois si. Dans l'ensemble, cette année, j'ai réussi à tout bien faire en Q3. Parfois, on en veut un peu plus mais j'ai en général été content de mes samedis ; et nous avons eu de bons dimanche. Il n'y a donc pas de secret. Quand on va en qualif, on s'éclate. Personnellement, j'aime le moment où je passe mon ultime train de pneus. On sent que c'est différent de la Q1 et la Q2. On est excité, nerveux parce qu'on sait que c'est LE tour. Tout ce qui précède est tellement génial et le tour en lui-même est un rush que ça m'éclate.
Pas mal de pilotes se fichent des statistiques, mais celui-ci est quand même spécial...
S.V. : Je ne m'en préoccupe pas quand j'attaque une course ou une qualif ou même la saison. On ne peut pas se fixer des objectifs comme ça. C'est une peu dur à croire, mais je pense qu'il sont fait pour durer éternellement et on ne commence pas une saison en se disant qu'on en sera proche à la fin. Comme j'ai dit, c'est. juste un truc qui arrive. A chaque fois qu'on se fixe un but pour atteindre ceci ou cela, certains records, certaines statistiques, ça tourne mal. On en a parlé depuis jeudi, mais ce n'était pas de mon fait.
Avez-vous pensé à votre attitude dans la voiture ? Etes-vous crispé ? Grincer vous des dents ou êtes-vous détendu ?
S.V. : C'est une bonne chose que vous ne puissiez voire notre visage ! Vous seriez parfois surpris. Mais non, je n'y pense pas. Même quand les choses tournent mal, on pense de suite au virage suivant. J'aime juste la montée en pression, ce qui précède.
Que pensez-vous de l'éventuel départ de Rubens Barrichello ?
S.V. : Ce serait vraiment dommage de perdre Rubens car il fait partie de ce monde. Il est là depuis si longtemps, et c'est dingue s'imaginer soi-même là aussi longtemps. Ce qui est super avec lui, c'est qu'il aime ce qu'il fait. Quand il se lève le matin pour aller en piste, il est heureux d'aller en piste. Certains personnes sont plus concernées par leur âge. Lui se sent encore jeune et frais. J'ai lu quelque part que Rubens a participé à plus de la moitié des GP qui se sont courus. C'est dire.
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