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Bonus-malus : Justice pour Verstappen, gloire pour Gasly, zéro pointé pour Ferrari

Bonus-malus : Justice pour Verstappen, gloire pour Gasly, zéro pointé pour Ferrari

Le 18/11/2019 à 02:20Mis à jour Le 18/11/2019 à 16:27

GRAND PRIX DU BRESIL - Max Verstappen (Red Bull) a fini le travail commencé en 2018, dimanche à Interlagos, Pierre Gasly (Toro Rosso) a fait preuve d'un cran incroyable pour finir deuxième et Ferrari a tout gâché...

La note : 5/5

Des stratégies qui partent dans tous les sens avec les trois types de pneus présents aux avant-postes, un vainqueur qui a dépassé et suivi une stratégie audacieuse, un acte de bravoure pour finir : l'édition 2019 du Grand Prix du Brésil a été l'une des courses les plus folles de la décennie.

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Prédateur hors pair, le Néerlandais a usé de l'opportunisme qu'on lui connaît pour passer deux fois Lewis Hamilton sur la piste. S'il était là pour bondir au 23e tour sur la Mercedes en manque de puissance à cause d'un problème de recharge de batterie, et il a proprement déposé le Britannique au restart du 60e passage.

Dans son tour d'honneur, il a crédité son équipe pour cette victoire. Son concours a été déterminant pour deux raisons : elle a sauté sur l'occasion pour le faire rentrer une troisième fois lors de l'intervention de la voiture de sécurité au 54e tour, et elle l'a parfaitement servi au stand. "A chaque fois, Lewis s'est arrêté un tour plus tôt que nous, donc il fallait que nos arrêts aux stands soient parfaitement maîtrisés", a-t-il dit.

Ce succès, qui n'est que justice après la victoire qui lui avait échappé en 2018, lui permet de retrouver la troisième place au championnat du monde.

Le héros : Pierre Gasly (Toro Rosso)

Au volant de sa "petite" Toro Rosso, le Français a réussi l'impossible en restant devant la Mercedes de Lewis Hamilton. 0"062 d'avance pour l'éternité... Un instant magique.

Le fautif : Lewis Hamilton (Mercedes)

Il a pris beaucoup de risques pour exister dans cette course après avoir subi en qualification. Il taxe Sebastian Vettel au départ pour mener la poursuite derrière Max Verstappen, sur lequel il réussit un undercut gâché par un problème de puissance.

Pas content de ses "tendre", rentré à nouveau plus tôt que Max Verstappen une deuxième fois, il reste derrière et n'a d'autre choix que suivre la stratégie opposée à son adversaire lorsque celui-ci s'arrête lors de la 1re voiture de sécurité (54e tour). Croqué par MV33 au restart, il n'a plus rien à perdre et rentre lorsque la safety car intervient encore (67e tour) après le crash des Ferrari. Tout cela était sensé, maîtrisé, mais pas la suite…

Son comportement n'est que précipitation lors des deux tours décisifs et son ambition (gagner ?) peut-être trop grande. Pierre Gasly et Alexander Albon sont des objectifs réalistes, Max Verstappen beaucoup moins même si les "tendre" de MV33 ont 12 tours de plus que lui à cet instant. Son assaut sur le Thaïlandais est à la limite du ridicule et valait facilement 5 secondes, 4 places de perdues et 2 points sur son permis F1…

Les perdant : Ferrari

Un désastre. La Scuderia ne sera pas parvenue à discipliner ses pilotes cette année, et on est franchement inquiet à ce sujet pour la saison prochaine.

Le malchanceux : Alexander Albon (Red Bull)

Le Thaïlandais a payé cash l'une des seules erreurs de Lewis Hamilton cette saison. Dur de voir s'échapper une deuxième place et un premier podium en Mondial.

Le bonus : Carlos Sainz (McLaren)

Il est devenu le quatrième Espagnol récompensé par un podium, après Alfonso de Portago, Fernando Alonso et Pedro de la Rosa. Sa troisième place valide le premier Top 3 de son écurie depuis le Grand Prix d'Australie 2014 (Kevin Magnussen 2e). Woking a dû attendre 118 courses pour fêter ça.

Le malus : Sebastian Vettel (Ferrari)

Ce n'est pas la première fois qu'il se sert d'un dépassement pour faire preuve d'autorité face à son coéquipier, et que ça se termine en catastrophe. Il n'avait pas besoin de ce petit coup de volant lorsqu'il a passé son coéquipier (comme sur Mark Webber en Turquie en 2010) pour retrouver la 4e place qu'il venait de perdre. Mais on le sait, l'Allemand marche à l'orgueil, et parfois c'est plus fort que lui.

Dans cette histoire, tout le monde est perdant et lui le premier car il n'est plus en lice pour finir troisième du championnat Pilotes. Fera-t-il le jeu de l'équipe à Abou Dabi pour qu'un pilote Ferrari termine au moins sur le podium du championnat ? Rien n'est moins sûr…

La stat : 46

Fin de série pour les Rouges, qui restaient sur 46 GP dans les points. Le dernier zéro pointé remontait à Singapour 2017, où les monoplaces de Maranello s'étaient rentrées dedans.

La déclaration : Romain Grosjean (Haas)

" J'essaie vraiment de ne pas dire de gros mots, mais vraiment, quelle année de m..."
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