F1 | GP Qatar | Avant Hamilton, Frédéric Vasseur au crash-test de la crise Sainz-Leclerc
Eurosport sur GoogleLa course d'après chez Ferrari. Après la grosse brouille entre Charles Leclerc et Carlo Sainz à Las Vegas, l'écurie italienne, toujours en lice pour remporter le championnat du monde des constructeurs, doit se reconcentrer sur la piste pour atteindre l'objectif. Qu'importe les querelles entre ses deux pilotes. C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé Frédéric Vasseur cette semaine.
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On oublie tout et on recommence ? Frédéric Vasseur aimerait bien. Charles Leclerc, lui, peut-être un moins. À l'aube du Grand Prix du Qatar, la tension est palpable dans le box Ferrari, où la dernière course à Las Vegas a laissé bien des traces. Bref rappel des faits : ressorti devant Carlo Sainz après son deuxième et dernier arrêt aux stands, Charles Leclerc avait reçu l'assurance de Bryan Bozzi, son ingénieur, que son coéquipier ne tenterait pas de le dépasser. Raté. Au 41e tour, l'Espagnol s'engouffre dans la brèche et passe le Monégasque. Qui explose.
"Essayez de lui dire en espagnol. J'ai fait mon boulot, mais être gentil, ça fait chier. Ce n'est même pas être gentil, c'est juste du respect. Je sais que je dois me taire, mais à un moment donné, c'est toujours la même chose", balance-t-il à la radio. Il tentera lui-même de calmer l'incendie devant les micros peu après. "Je ne veux pas entrer dans les détails des problèmes avec Carlos. Je sais que je dois compter sur moi-même", expliquera Leclerc, toujours amer mais calmé.
La priorité, c'est Ferrari
"J'imagine qu'il n'est pas content, mais moi aussi je ne suis pas content de la façon dont les choses ont été gérées à ce moment-là, expliquera Sainz en réponse à son coéquipier. Et oui, je pense que personne n'est heureux aujourd'hui dans l'équipe parce que nous attendions tous un peu plus. Je suis sur le podium, donc au moins je l'ai obtenu pour l'équipe, mais en même temps, je ne pense pas que nous aurions pu finir mieux que troisième et quatrième aujourd'hui (dimanche)". Entre les deux hommes, qui s'apprécient, des tensions similaires avaient déjà émergé en Espagne cette année. Au point de mettre en péril l'objectif de toute une équipe ?
Relégués à 24 points de McLaren au championnat du monde Constructeurs, les hommes de Maranello rêve de ramener un trophée qui manque depuis 2008. Une éternité. Pour ça, l'unité générale est nécessaire. Des équipes aux pilotes. Du muret à la piste. Dans ce sens, selon certaines sources italiennes, Frédéric Vasseur a convoqué ses deux pilotes après la nuit américaine.
Son message ? "Personne ne demande que vous soyez meilleurs amis. Vous avez encore deux week-ends et Ferrari attend, ou plutôt prétend, une collaboration loyale", aurait prévenu en substance le directeur d'équipe, selon le journaliste spécialisé Leo Turini. À deux courses de l'épilogue final de la saison 2024, la Scuderia ne peut se permettre de s'éparpiller. Encore moins pour des chamailleries entre pilotes. Il est toujours bon de rappeler la philosophie historique du Cheval cabré : Ferrari passe avant tout et avant tous. Vasseur s'en est souvenu.
En attendant hamilton...
"Il y a 59 points en jeu, mais ce n'est pas le moment de faire des calculs. Tout ce que nous pouvons faire, c'est de tout exécuter parfaitement pour que Charles et Carlos puissent tirer le maximum des performances de la SF-24", a-t-il indiqué, rappelant l'importance de la course sprint prévue ce week-end, l'ultime de l'année. Bien conscient des difficultés qui attendent son équipe sur cette typologie de circuit. "Outre le changement de température, les circuits eux-mêmes ne pourraient pas être plus différents, puisque nous passons d'un circuit avec des virages à angle droit et de longues lignes droites à un circuit avec de nombreux virages à grande vitesse, ce qui, sur le papier, ne joue pas en faveur de nos points forts", a présagé le Français. L'objectif est simple : limiter les dégâts et être encore en jeu pour le Mondial à Abou Dabi. Ce serait une première depuis 2012, quand Fernando Alonso bataillait alors avec Sebastian Vettel pour celui des pilotes.
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Puis, dans deux courses, le deuxième exercice de Vasseur chez Ferrari sera fini. Et l'heure sera au bilan. Avec un titre Constructeurs dans la poche, il serait bien évidemment différent. Viendra ensuite le temps d'accueillir un certain Lewis Hamilton. À ce propos, la presse italienne se montre curieuse sur la gestion qui sera adoptée par Vasseur. D'un côté Leclerc. De l'autre Hamilton. Deux égos à gérer. Deux numéros un à manager. Pas simple. Alors, forcément, sa réaction à la brouille Sainz-Leclerc a été surveillée de près. Le fait qu'il convoque ses pilotes sans attendre, ainsi que Bryan Bozzi et Riccardo Adami, les deux ingénieurs de course respectifs, a été appréciée.
"Il était en mission de paix, rapportait le site spécialisé AutoSprint. La gestion des pilotes est primordiale. À ce moment de la saison, il n'y a pas de place pour les batailles personnelles (...) L'an prochain, Vasseur aura toutes les lumières pointées sur lui, des tifosi aux médias, prêts à contester toutes les décisions qui favorisent soit Leclerc, soit Hamilton. Sans oublier les possibles incidents en piste. Le manager français devra mettre au clair les choses : la priorité se nomme Ferrari, et ce sera la même chose dans le futur. Cela suffira-t-il ? On le verra dans le temps..."
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