Grand Prix du Qatar - Lewis Hamilton (Mercedes), un calvaire sans fin : "Je n'ai pas été très bon"
Mis à jour 02/12/2024 à 15:42 GMT+1
Lewis Hamilton a dû trouver le temps long, dimanche à Losail. Maladroit et malchanceux, le pilote Mercedes a terminé le Grand Prix du Qatar à la 12e place, sans afficher une grande conviction. Le Britannique a même demandé la permission à son écurie de se retirer à dix tours de l'arrivée, avant de se résoudre à finir la course. Pour lui comme pour Mercedes, l'heure de la séparation a sonné.
Lewis Hamilton (Mercedes) lors du Grand Prix du Qatar.
Crédit: Getty Images
Il est vraiment temps que la saison se termine pour Lewis Hamilton. Pénalisé à deux reprises et victime d'une crevaison, le pilote Mercedes a échoué sans grande motivation au douzième rang du Grand Prix du Qatar, ce dimanche. "Je n'ai pas été très bon, mais ce sont des choses qui arrivent, a reconnu l'intéressé au micro de Sky Sports. Il ne faut pas me juger sur le nombre de fois où je tombe. Je me relèverai demain et j'essaierai encore une fois."
Sur le circuit de Losail, le septuple champion du monde est tombé bien bas, une semaine après avoir goûté au podium à Las Vegas, où sa remontée de la dixième à la deuxième place avait été unanimement saluée. Son cauchemar qatari long de 57 tours s'est matérialisé avant même l'extinction des feux. Coupable d'avoir bougé sur le sixième emplacement de la grille, Hamilton s'est puni lui-même en perdant trois positions, puis il a été sanctionné par la direction de course.
Cinq secondes auxquelles s'est ensuite greffée une pénalité de "drive through" pour un excès de vitesse dans la voie des stands en fin d'épreuve. Entre-temps, au 35e tour, le natif de Stevenange avait vu son pneu avant-gauche se dégonfler. La faute à un passage sur les débris du rétroviseur d'Alexander Albon, dont la présence au beau milieu de la ligne droite a fait l'objet d'une réaction tardive des commissaires.
Il a voulu jeter l'éponge
Jusque-là, les radios d'Hamilton étaient autant d'appels à l'aide. Cette erreur dans la voie des stands était l'incident de trop. Ras-le-bol. C'est finalement un pilote désabusé qui demanda à l'écurie étoilée d'abandonner à dix boucles de l'arrivée. Face à cette requête inhabituelle de la part du champion, son ingénieur Peter "Bono" Bonnington a d'abord rejeté la demande, avant d'ouvrir la porte, refermée aussitôt par son protégé. "Je n'abandonne pas, même si cela n'a produit aucune différence", a-t-il dit à Canal+, avant d’assumer sa "faute" auprès de Sky Sports et de présenter ses excuses à Mercedes.
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Hamilton, passionné par son métier, n'a jamais eu autant envie d'être en vacances. On le savait démotivé à l'approche de la fin de sa collaboration avec Mercedes. Lassé par cette W15 qu'il n'apprécie guère, qu'il ne comprend pas et qu'il ne parvient pas à dompter, en dépit des deux succès décrochés à Silverstone et Spa-Francorchamps cette année. Certainement a-t-il aussi déjà la tête à Ferrari, lui qui rejoindra l'écurie de Maranello au 1er janvier.
Perte de motivation ou perte de mojo ?
Mais le mal est peut-être plus profond. Vendredi, à l'issue de sa septième place en qualification sprint, il avait inquiété en lâchant, pince-sans-rire : "Qui sait ? Je ne suis certainement plus rapide." La question avait alors agité le paddock : Hamilton aurait-il perdu son pouvoir magique, lui, le recordman du nombre de victoires (105) et de pole positions (104) ?
Depuis, Toto Wolff et Frédéric Vasseur, les patrons de Mercedes et de Ferrari, ont volé à sa rescousse et réfuté l'hypothèse. Reste que le Britannique a bel et bien été surclassé en 2024 dans l'exercice du tour rapide par son voisin de garage George Russell (23 à 6), qui le domine également au classement des pilotes (5e et 6e à 272 et 235 points).
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Verstappen aussi grand que Vettel et Prost ?
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"Je ne peux pas expliquer pourquoi je suis une demi-seconde plus lent que mon coéquipier, cela ne m'est jamais arrivé dans ma carrière, avait-il avoué au micro de Sky Sports, samedi, après la qualification de la course principale. Tout ce que je peux dire, c'est que la voiture me convenait, que j'ai tout donné, mais qu'elle est juste lente. Je dirais que c'est la monoplace la plus irrégulière de l'année. Rien de tout ce que nous avons fait n'y a remédié."
Et Hamilton alors de rassurer : "Je sais que je suis encore rapide, mais je me bats contre des facteurs qui sont hors de mon contrôle. J'ai hâte d'être à la fin de la semaine prochaine, d'aller de l'avant." Et voir si, en Italie, l'herbe est plus verte qu'à Brackley ?
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