Jules Caranta, nouvelle pépite de Red Bull : "Marko avait du mal à me croire"

La carrière de Jules Caranta a connu un sérieux coup d'accélérateur avec son recrutement au sein de la Red Bull Driver Academy. Par Helmut Marko lui-même. En deux jours de tests à Jerez, sur un circuit et une monoplace qu'il ne connaissait pas, le Tropézien de 16 ans a impressionné le découvreur de talents de l'écurie de Formule 1.

Jules Caranta lors du Red Bull Driver Search à Jerez, le 30 juillet 2024

Crédit: Red Bull


Vous terminez troisième du Championnat de France de F4 en tant que rookie. Vous attendiez-vous à jouer le titre jusqu'au dernier meeting ?
Jules Caranta : C'était ma toute première saison en monoplace, c'était surtout une année pour apprendre. J'ai quand même été assez surpris d'être tout de suite devant. J'ai eu l'opportunité de me battre pour le titre et je n'ai rien lâché jusqu'au bout. Je suis quand même assez content, fier même, parce que j'avais face à moi des pilotes plus expérimentés.
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Jules Caranta vainqueur en Championnat de France de F4 2024, à Magny-Cours

Crédit: Getty Images


Comment s'étaient passées vos années de karting ?
J.C. : A partir de 2018, j'ai commencé les courses à l'international. J'ai beaucoup appris à ce moment-là parce que ce sont des courses avec énormément de pilotes, plus de cent à chaque week-end, qui viennent de partout dans le monde. 2022 a été vraiment une super année pour moi : je gagne le titre à l'Euro Series X30. J'étais vraiment super content. J'ai alors pu faire des tests en Formule 4 avec R-Ace GP (ndlr : l'équipe avec laquelle Oscar Piastri a été titré en Eurocup en 2019). On était six et j'ai été le plus rapide. Thibaud de Merindol m'a proposé de faire le championnat UAE aux Émirats arabes unis début 2024.
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Jules Caranta lors du championnat de France de F4 2024, à Lédenon

Crédit: Getty Images

Comment est-ce que tout a commencé avec la filière Red Bull ?
J.C. : Red Bull regarde pas mal le championnat de France de F4. Ils m'ont contacté par les réseaux sociaux en me disant qu'ils avaient une opportunité pour moi. Puis quelqu'un m'a tout expliqué au téléphone. La sélection s'est déroulée le 31 juillet, à Jerez de la Frontera, un circuit où je n'étais jamais allé. J'y suis arrivé vers midi, j'ai moulé le baquet pour la Formule 4 et j'ai fait une séance. A la fin, ils m'ont dit que j'allais mouler le baquet pour tourner avec la GP3, le lendemain.
Là, tout s'est accéléré…
J.C. : C'était une belle surprise mais ce n'était pas facile parce qu'il faisait vraiment très chaud. Jerez est aussi un tracé très physique et j'ai tenu le coup. Je n'avais jamais conduit autre chose qu'une F4 mais je me suis adapté assez rapidement et c'est ce qui, je pense, leur a plu.
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Jules Caranta lors de la Red Bull Driver Search à Jerez, le 31 juillet 2024

Crédit: Red Bull

Helmut Marko, le patron de la filière, était présent ?
J.C. : Oui. Il allait en bord de piste, dans le garage... A la fin de la journée, il m'a appelé dans son bureau. Il peut être impressionnant comme ça mais quand on parle avec lui, on est tout de suite plus détendu. C'est quelqu'un de super, qui a même un petit peu d'humour.
C'est là qu'il vous a dit qu'il vous prenait ?
J.C. : Oui, tout de suite. Après, on a discuté 20-30 minutes. Il m'a demandé comment s'étaient passées mes années karting. On a parlé de l'année 2025. Il m'a dit qu'il était quand même un peu impressionné de la façon dont je gérais la voiture. Il n'arrivait pas à croire que c'était la première fois que je roulais dans une GP3 parce que j'étais vraiment très à l'aise, avec des temps au tour 6 dixièmes plus rapides que tous les autres.
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Helmut Marko (Red Bull) au Grand Prix de Singapour 2024

Crédit: Getty Images

Combien de pilotes a-t-il pris ?
J.C. : Ce devait apparemment être quatre, mais cela a été six finalement, sur onze au départ. Je pense qu'il n'y avait pas forcément un nombre. Helmut Marco a pris les pilotes qu'il voulait.
Marko pense à quel programme pour vous en 2025 ?
J.C. : Je crois que son idée, c'est l'Eurocup 3 (championnat rival de la FRECA) avec Campos.
Red Bull va prendre en charge la totalité de votre saison ?
J.C. : Non, mais ils apportent quand même une bonne partie. C'est sûr que nous, on doit toujours mettre quelque chose. Une académie, ça ne paiera jamais 100% du budget, mais ils nous aident quand même beaucoup.
Ils ont un centre de suivi des pilotes en Autriche. C'est là-bas qu'ils vont faire le point régulièrement avec vous ?
J.C. : Non, ce sera en Angleterre, à Milton Keynes. Ça va me permettre de découvrir leur usine F1, leur simulateur et comment ils travaillent.
 
 
 
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