Eurosport
"Piloter, c'est ma vie"
Par
Publié 03/08/2009 à 17:00 GMT+2
Felipe Massa a gardé un sentiment "étrange" de son grave accident en Hongrie. Il se souvient avoir suivi Barrichello, et "de rien après". "Je veux rentrer chez moi, constater que ma maison n'a pas changé", confie-t-il, souhaitant revenir au volant de sa F60. "C'est ce que je veux retrouver".
Eurosport
Crédit: Eurosport
Comment vous sentez-vous à présent (entretien réalisé lundi, à Budapest) ?
Felipe Massa : C'est quelque chose d'étrange, car beaucoup de choses ont changé, du samedi (du GP de Hongrie) jusqu'à maintenant. Pour moi, c'est difficile… Difficile d'expliquer ce qui s'est passé. Tout le monde sait, a vu ce qui s'est passé. Mais pour moi, c'est plus compliqué. Etrange... Mais maintenant, je suis dans une bonne situation, en mesure de me rétablir progressivement, pour revenir dans la voiture. Je ne sais pas combien de temps ça va prendre. J'espère que ça va arriver le plus rapidement possible.
De quoi vous souvenez-vous de l'accident?
F.M. : De rien. Je me souviens juste de l'instant où j'ai parlé à Rob (Smedley, son ingénieur de course). Il m'a demandé si je me souvenais de Rubens (Barrichello, dont la voiture a perdu le ressort qui l'a blessé). Je ne me souviens pas de ma Q2. Ce dont je me souviens, à la rigueur, est d'avoir suivi la voiture de Rubens. Après, rien...
Qui voudriez-vous remercier avant de quitter Budapest ?
F.M. : Tous les docteurs, qui ont fait du très très bon boulot. Et puis Gino (Rosato, médecin brésilien), qui a été le premier sur les lieux de l'accident. Il a fait un travail incroyablement bon. Et puis, tous les gens sur la piste, à l'hôpital, tous les gens qui ont prié pour moi. Ce fut vraiment important. Et Dieu. Je prie régulièrement. Si vous lui demandez une bonne issue pour vous ou quelqu'un d'autre, il fait toujours de bonnes choses.
Les messages ont afflué sur votre site, sur le site de Ferrari...
F.M. : J'ai reçu tellement de messages, du monde entier, de gens qui regardent la Formule 1 ou non. Les gens ont vu ce qui m'est arrivé dans ce tour et ont ensuite prié. Je leur dis "Merci", tout simplement. Quelque chose m'est arrivé, et ils l'ont fait pour moi. Je ferais la même chose pour eux. Je leur en suis très reconnaissant.
Michael Schumacher vous a rendu visite il y a deux jours, et pilotera un temps votre voiture. Auriez-vous un conseil pour lui ?
F.M. : Ah, Michael m'a donné tellement de bons conseils de pilotage ! Il sait déjà tout ce qu'il y a à faire. Il va faire du très bon boulot dans ma voiture. Je ne suis pas actuellement dans une bonne position pour lui conseiller quoi que ce soit. Peut-être que si je le voyais en bord de piste, je pourrais aller directement lui dire ceci ou cela, mais Michael sait ce qu'il faut faire.
A votre arrivée au Brésil, quel sera votre premier désir ?
F.M. : Je veux rentrer chez moi, constater que ma maison n'a pas changé, que les choses sont restées les mêmes. Je veux retrouver la forme, revenir dans la voiture, piloter. C'est ma vie. C'est ce que je veux retrouver dans ma vie.
A quel point le soutien de votre famille a-t-il compté ?
F.M. : Le samedi, mon frère était sur le circuit, ainsi que deux amis. Quand c'est arrivé, ma femme, ma s&oeligur, ma famille ont très vite pris un avion. Je dois remercier Ferrari pour son fantastique soutien, pour avoir tout fait au Brésil, partout, pour que mes proches se rendent à mon chevet.
Publicité
Publicité