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Schumacher peut rebondir
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Publié 20/03/2011 à 16:45 GMT+1
Lorsqu'il a fait son retour à 41 ans en 2010, Michael Schumacher (Mercedes) a clairement fait état de sa volonté de remporter un 8e titre mondial. Après une saison décevante, plusieurs signes laissent penser que 2011 sera l'année de renouveau pour l'Allemand.
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Une fin de saison ascendante
Le retour de Michael Schumacher en 2010 avait soulevé un énorme élan de réactions. Il faut dire qu'un septuple champion du monde qui sort de sa retraite, ça ne court pas les rues ni les circuits. Pourtant, tout s'est très vite dégonflé. Et les critiques n'ont pas tardé à fuser sur sa méforme physique et mentale. Est-ce qu'à 41 ans, un pilote était capable de revenir au meilleur niveau et rivaliser avec des jeunes loups affutés qui ne demandaient qu'à le croquer ? La plus grand partie de la saison, la réponse a clairement été non. Nico Rosberg a pris le dessus en qualification (15-4) et en course (142 points contre 72) sur l'ensemble de la saison.
Mais au fur et à mesure que celle-ci touchait à sa fin, le "Baron Gris" s'est retroussé les manches et a fini par prendre le dessus sur son équipier. En course d'abord au Japon (6e) et en Corée (4e), puis en qualification au Brésil et à Abu Dhabi ensuite. Ces quatre Grands Prix ont laissé une impression positive dans le paddock. Un paddock qui attend une confirmation en ce début de saison.
Une monoplace sur la bonne voie
Habitué chez Ferrari à piloter des monoplaces conçues autour de lui, Michael Schumacher a débarqué dans l'inconnue dans la nouvelle équipe Mercedes, émanation de Brawn GP. L'équipe de Brackley n'avait pas mis autant de soin, ni d'argent, à développer la W01 qu'à pousser jusqu'au bout celui de la BGP001 pour décrocher deux titres mondiaux en 2009. Résultat : la monoplace mise entre les mains de Schumacher et Rosberg était en ton au dessous de la concurrence. Ajoutez-y une voiture à tendance sous-vireuse et Schumi s'est retrouvé incapable de faire quoi que ce soit en 2010. Malgré cela, toute l'équipe n'a cessé de soutenir son pilote.
Après une saison de ré-apprentissage, Schumacher a eu tout le loisir de faire passer ses messages et d'user de son influence pour obtenir une W02 à sa main. Ross Brawn a d'ailleurs façonné une monoplace pour son pilote fétiche avec un train avant collé au sol. Si les premiers essais n'ont pas été brillants sur le plan chronométrique, la dernière session à Montmelo a laissé entrevoir un pas en avant significatif. Une fois les quelques problèmes d'avant-saison réglés, le KERS sera aussi une arme redoutable pour Mercedes. Tout ça sera bien sûr observé de près lors des premiers tours de roues à Melbourne, véritable juge de paix des essais hivernaux.
Une attitude positive
S'il est toujours difficile de jauger un comportement sur le coup, il semble évident que Michael Schumacher n'avait pas mesuré l'ampleur de la tâche qui l'attendait en 2010. Souriant, décontracté, il étalait sa joie de faire son retour à qui voulait l'entendre. Mais après une première saison plus que mitigée, l'Allemand a changé. Le visage est plus grave, le personnage moins disponible avec les médias et le ton plus sec. On retrouve le "vrai" Schumacher, celui qui est concentré sur son objectif et qui est prêt à tout pour y parvenir.
Au point même de recommencer à faire peur à ses adversaires. "Michael Schumacher sera le plus dangereux, a lancé Fernando Alonso (Ferrari), début janvier. Même si en 2010, il a fait une mauvaise saison, il est sept fois champion du monde, il n'a pas oublié comment piloter, et il n'a rien à perdre". Le temps presse toutefois pour le natif de Hüth-Hermülheim. Dans sa deuxième année de contrat, qui en compte trois, l'Allemand doit accélérer la cadence s'il veut réussir son pari. Et réaliser alors l'un des plus grands défis de sa carrière, si ce n'est le plus grand ?
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