Saison F1 2026 | Le volet d'aileron inversé de la Ferrari : la trouvaille à 10 km/h qui agite le paddock
Mis à jour 19/02/2026 à 19:09 GMT+1
La Ferrari SF-26 a attiré les regards jeudi matin à Sakhir, où ont lieu des derniers essais de préparation au championnat du monde. La "rossa" a surpris en montant un volet supérieur d'aileron arrière qui s'ouvre en faisant un demi-tour sur lui-même. Pour quel gain ? 10 km/h. Ce qui épate autant qu'énerve la concurrence...
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On peut douter que le sponsor principal de la Scuderia Ferrari apprécie cette nouveauté. Mais le fait est qu'elle lui assure une publicité inattendue à Sakhir, sur le circuit du Grand Prix de Bahreïn, où les équipes procèdent à leur avant-dernier jour de tests de pré-saison. L'écurie italienne a en effet envoyé en piste pour cinq tours, jeudi matin, Lewis Hamilton au volant de la nouvelle SF-26 équipée d'un aileron arrière mobile, qui fait un demi-tour sur lui-même pour se figer en position ouverte en hauteur, à l'envers. Et donc afficher le logo de son partenaire informatique la tête en bas… Un inconvénient cosmétique, pour un gain enviable et jalousé.
Sur la vidéo embarquée, l'image a saisi le paddock ; les rivaux principalement qui, autant intrigués qu'inquiétés par cette astuce, se sont empressés de questionner la validité du système publiquement, et auprès de la Fédération internationale de l'Automobile. Selon une préoccupation visant à l'interdire : le dispositif poserait une vraie question de sécurité.
Remis dans les cartons l'après-midi
Plus sûrement, la concurrence, pas spécialement émue de voir lors des premiers essais, à Montmelo en janvier, le volet supérieur de l'aileron arrière de l'Alpine basculer à l'envers et se plaquer en position basse, a constaté que le Britannique a gagné 10 km/h dans la ligne droite. Par conséquent, un avantage chronométrique substantiel, sans pouvoir opposer rapidement une copie à ce fameux aileron.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'équipe dirigée par Frédéric Vasseur l'a testé juste avant de s'envoler pour le Grand Prix d'Australie, première épreuve de la saison, le 8 mars à Melbourne.
"Je pense que tout le monde innove, a commenté le patron français auprès de média, dont RacingNews365 a rapporté les propos. Parfois, c'est visible, parfois non. Je suis sûr que nos rivaux, et tout le monde sur la grille, fait la même chose. C'est vrai que nos deux dernières pièces testées en piste (des gaz d'échappement déviés) étaient visibles de l'extérieur. Mais ça ne fait pas une grosse différence par rapport aux autres."
Néanmoins, si l'expérimentation qui n'a pas eu de suite l'après-midi, on devrait la voir à terme en compétition. "Je ne sais pas si ça sera pour Melbourne ou pour la course suivante", a soufflé Fred Vasseur. Toujours est-il que certains ont salué cette idée, comme James Vowles qui a complimenté Maranello. "Félicitations à Ferrari, ils proposent de grandes innovations", s'est exclamé le directeur d'équipe de Williams.
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Des batteries soulagées
D'où viennent ces 10 km/h ? La question vaut d'être posée. Une traînée réduite, ce qui justifierait à elle seule son existence. À moins que le plus grand espace créé entre l'aileron primaire (fixe) et le volet supérieur (mobile) n'offre un meilleur rendement global. Mais le plus important pour Ferrari semble, à travers une moindre résistance à l'air dans la ligne droite, de moins solliciter les batteries de la SF-26, qui cette année se vident plus vite.
Mais la question de la stabilité aérodynamique du dispositif se pose assurément ; la vitesse - apparemment faible - à laquelle le volet s'ouvre (en ligne droite) et se referme aussi. Et la façon dont l'aileron arrière raccroche le flux d'air pour redonner son maximum de rendement.
Vendredi en dira plus sur la pertinence de cette solution, qui réclame des tests plus poussés pour validation. On imagine les techniciens de la Scuderia, et le directeur technique français Loïc Serra en tête, penchés sur les data pour trancher la question. Mais même absente vendredi à Sakhir ou à Melbourne, cette innovation fera parler.
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