"Très prometteur" mais pas "au top" : où placer le nouveau moteur de Red Bull Powertrains en Formule 1 ?
Eurosport sur GoogleMax Verstappen pourra-t-il toujours jouer les premiers rôles en Formule 1 ? La question devrait bientôt être tranchée, alors que le nouveau moteur maison de Red Bull Powertains va être étrenné à Montmelo, fin janvier. Pierre Waché, le directeur technique, l’avait qualifié de "très prometteur", mais Laurent Mekies trouve "naïf" de croire que Red Bull sera "directement au top". Suspense.
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Video credit: Eurosport
C’est l’inconnue du début de saison 2026. Alors que Red Bull s’apprête à offrir au monde un avant-goût de la structure de sa nouvelle voiture, le suspense reste entier quant à ce qu’il se cachera bien au chaud, sous les artifices. Constructeur titré trois fois, de 2021 à 2023, Red Bull Racing fait face à l’un des principaux défis de son histoire : bâtir, seul (ou presque), pour la première fois, son propre moteur en Formule 1. "Je pense que Toto (Wolff) a raison de dire qu’il s’agit d’un Everest à gravir", lançait Laurent Mekies, le patron de l’écurie, en septembre. Quatre mois plus tard, l’heure de vérité approche : à Montmelo, à partir du 26 janvier, Red Bull pourra enfin apprécier son nouveau niveau de performance. Et si une bonne surprise n’est pas à exclure, la probabilité de voir le taureau ailé jouer les premiers rôles d’entrée semble bien faible.
"Il serait naïf de penser que nous allons directement arriver au top, avait avoué Laurent Mekies, en décembre. Nous savons que quelques mois très, très difficiles nous attendent. Beaucoup de nuits blanches, quelques maux de tête, mais cela fait aussi partie du privilège d’être associé à ce genre de défis." Dans les faits, le chantier ne date pas d’hier : Red Bull Powertrains œuvre dans l’ombre depuis son lancement en 2021, et son nouvel ouvrage ne sera plus caché bien longtemps.
"Nous l’avons dit plusieurs fois : le choix de produire notre propre moteur, avec le soutien de Ford, est la décision la plus folle que l’on puisse prendre, avait poursuivi Mekies. C’est probablement une décision que seul Red Bull peut se permettre de prendre." Le grand défi, bien sûr, est d’être "parti de zéro. Aujourd’hui, nous avons un bâtiment, des bancs d’essai, 600 personnes, et nous allons tenter de nous battre contre des acteurs qui font ça depuis 90 ans. Nous adorons ce défi, nous aimons cette idée." Pierre Waché, directeur technique de l’écurie, avait tenu des propos plus rassurants au mois d’octobre. Pour le site spécialisé RacingNews, le Français avait qualifié le nouveau moteur de "très, très prometteur", avec quelques réserves quant à l’aérodynamisme de la voiture.
Jusqu’ici, Red Bull Powertrains fournissait officiellement leurs moteurs aux quatre voitures du groupe en Formule 1, depuis le retrait de Honda, fin 2021. En réalité, après la signature d’un "accord d’assistance technique" pour "soutenir la création de Red Bull Powertrains" dès 2022, le motoriste japonais a largement contribué aux performances de Red Bull, ces quatre dernières années.
Ford en renfort, avec "l'intention de gagner"
Cette fois, c’est avec le soutien de Ford que Red Bull a relevé le défi de produire son propre moteur. "Nous suivons le plan, nous sommes là où nous devons être", assurait Mark Rushbrook, directeur de Ford Racing, à l’édition italienne de Motorsport.com début janvier. L’objectif, promet-il, est "d’aborder la compétition avec l’intention de gagner, mais nous savons que ce sera un énorme défi", avec la seule certitude que "2026 sera une année difficile pour tous les acteurs du paddock en raison de la nouvelle réglementation".
Interrogé dans le podcast de l’organisation du championnat "F1 explains", fin novembre, Rushbrook a précisé que Ford a étendu ses tâches au fil du développement du moteur 2026. "Nos portes sont ouvertes. Tout ce qui, dans notre entreprise, peut aider à ce que ce projet réussisse est disponible pour ce programme". Le dirigeant a aussi affirmé que Red Bull et Ford avaient déjà atteint leurs objectifs en termes de puissance et de fiabilité.
Plus que jamais, le traditionnel révélateur barcelonais promet d’être riche en enseignements. "Cette session de tests privés va être un moment-pivot pour nous et pour toutes les équipes, pour vraiment voir comment tout ce travail s’assemble", assurait Rushbrook. Pour l’heure, la seule indication ayant fuité sur le moteur Red Bull 2026 est liée au taux de compression du moteur à combustion interne qui, comme celui de Mercedes, est jugé trop élevé par la concurrence vis-à-vis du nouveau règlement. La FIA doit organiser une réunion avec les écuries pour trancher la question, le 22 janvier. Affaire à suivre.
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