La saison a pris fin depuis un moment et les essais hivernaux n'ont pas encore commencé. Pour vous, c'est la meilleure période de l'année...
Jarno Trulli : Oui. Jusqu'à présent, j'ai été relax. Je me suis amusé chez moi, avec mon bébé (Enzo), et je suis juste parti quatre jours au Japon, récemment. J'ai encore quelques petits événements promotionnels à honorer mais c'est une période tranquille. On s'est arrêté il y a un mois. Ça fait du bien.
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Comment jugez-vous votre première saison avec Toyota ?
Jarno Trulli : Extrêmement bonne. Jamais je n'aurais pu m'attendre à ça. Toyota n'avait auparavant pas beaucoup montré de performances. La voiture a mieux marché cette saison. J'ai apporté le premier podium de Toyota en Formule 1 en Malaisie, puis un autre dans la foulée à Bahreïn, juste derrière le futur champion du monde, Fernando Alonso. J'ai ensuite offert à Toyota sa première pole position, aux Etats-Unis, et on a terminé 4e au championnat Constructeurs. Une belle saison.
Votre travail chez Toyota a commencé il y a un peu plus d'un an, après votre départ précipité de Renault. Vous ne souhaitiez pa s débuter de suite, mais cela été bénéfique de s'y mettre tôt...
J.T. : Je ne voulais pas monter dans une voiture que je ne connaissais pas. J'ai attendu de faire quelques essais. Après trois jours, j'en savais déjà plus. J'ai débuté au Japon et immédiatement signé la pole position (provisoire). J'ai montré à tout le monde que Jarno Trulli n'avait pas trop changé !
Quel est pour vous la meilleure équipe du championnat 2005 ?
J.T. : Toyota ! L'équipe a été désignée en Angleterre comme celle ayant le plus progressé par rapport à 2004. Renault a gagné les deux championnats. Je suis content pour eux, et pour mon ancien coéquipier, Fernando [Alonso].
Vous avez décroché une pole position, trois podiums, mais vous êtes passé à côté de jolis résultats, par malchance...
J.T. : Oui. Il y a eu plusieurs déceptions. La plus importante est celle vécue au Grand Prix d'Europe, au Nürburgring, où je pouvais gagner. Malheureusement, la voiture n'est pas partie sur la grille. Puis, j'ai pris un drive through lorsque j'étais 3e.
La F1 était installée dans un train-train. L'arrivée de Red Bull a cassé les codes de la communication.
J.T. : Red Bull est une belle nouveauté, très différente des autres équipes. En fait, Red Bull n'a rien à voir avec la Formule 1 et ils sont venus pour faire plutôt du marketing. Mais au bout du compte, ils ont fait de très belles courses. Ils y ont gagné.
Le quintuple champion 500cc / MotoGP Valentino Rossi pourrait aussi apporter du sang neuf...
J.T. : Je pense qu'il s'amuse bien avec Ferrari. Il a la chance d'avoir une bonne image et celle de pouvoir conduire une Ferrari en essais privés. Après, je ne sais pas s'il veut conduire en grand prix. C'est son choix, mais il est le bienvenu.
Vous avez parfois été battu en début de saison par BAR, une équipe qui trichait. La triche est-elle ce que l'on peut trouver de pire en Formule 1 ?
J.T. : (Sourire) La triche est quelque chose de normal en Formule 1, car tout le monde essaie d'amener sa voiture, ses connaissances, la technologie, à ses limites. On peut l'appeler "triche" ou autre chose, mais de toute façon, ça fait partie de la Formule 1.
Quel genre de papa serez-vous pour Enzo ?
J.T. : Je serais très content s'il ne fait pas de Formule 1 car c'est très difficile de se battre avec l'ombre du père. Au temps du karting, ma famille m'a toujours soutenu et ne m'a jamais obligé à faire quelque chose que je ne voulais pas faire. Je ferai la même chose avec lui.
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